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ANDREBIO

05/02/2016 15:46

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Il faut estimer comme un bien le moindre mal.

imgage-de-tete-_lebienlemal.jpg

Pour l’homme « vital » qui ne cherche que la satisfaction du plaisir immédiat, les mots bien et mal ont une consonance gênante. 

 

Good-vs-Evil-ScalesIl aimerait pouvoir profiter de l’existence, sans qu’on lui dise que ceci ou cela est mal, en étant libéré des hésitations et des remises en causes morales. Mais est-il possible à un être humain de ne vivre sans se poser la question du bien et du mal ? N’est-ce pas se tromper soi-même que d’essayer de se maintenir dans l’inconscience ?

 

Or très souvent, l’inconscience nous rend complice d’actes qui sont destructeurs. Nous devons constamment faire des choix et prendre des décisions. Pour cela il faut délibérer.

 

L’homme « vital » est en nous, mais il est soumis à l’homme « mental » Il ne peut pas nier sa propre conscience et sa pensée.

 

Et cet homme qui pense a besoin de repères du bien et du mal, de principes sûrs de ce qui est bien ou de ce qui est mal. En d’autres termes, pour juger, il nous faut des critères.

 

Mais où les trouver ? Sur quels critères nous appuyer pour distinguer le bien et du mal ?


yin-yang.jpgPartons de la conscience commune et de la manière dont elle envisage la question du bien et du mal. La morale est présente dans la conscience commune dans les mœurs, les comportements mesurés par des normes morales, tels qu’on les considère à l’intérieur d’une culture donnée.

 

Les mœurs ne sont pas une morale. Ils supposent pourtant des règles de ce qui est « bien » ou de ce qui est « mal ».

 

coches-bien-et-le-mal_30-2704.jpgOn se fie d’abord à « ce qui se fait » et « ce qui ne se fait pas ». Il y a des comportements socialement admissibles et ils indiquent le « bien » et des comportements inadmissibles qui indiquent le "mal". Nous nous servons en cela du jugement commun, du jugement des autres pour décider du bien et du mal. Le souci du « qu'en dira dira-t ‘on » nous porte au conformisme et le conformisme nous ramène vers l’ordre établi. Elle allait vers les hommes du passé.

 

On consultait les anciens du village pour leur demander conseil. Il est en effet important que subsiste un lien, et même un courant de sagesse entre la génération ancienne et la génération nouvelle.

41267485chemin-lumiere-1-jpg-1619.jpgLa génération la plus âgée fait figure d’autorité en matière de morale et il est normal d’aller lui demander conseil. Parce que les hommes qui ont beaucoup vécu ont davantage d’expérience, ils peuvent éduquer les générations nouvelles.

 

Leur jugement possède une maturité que n’a pas celui de la génération nouvelle, qui est beaucoup plus à la merci de l’actuel.

 

Dans notre monde postmoderne, les traditions ont perdu leur autorité. Sous les feux de l’actualité, nous sommes étourdis, nous n’avons pas le recul ni le jugement nécessaire. Consulter la tradition pourrait nous aider, mais qui a vraiment foi dans la tradition ? Consulter la tradition, c’est se référer à des valeurs qui possèdent l’avantage de la durée, à des valeurs qui ne sont pas éphémères. Mais ce que nous privilégions, c’est l’actuel, donc le conformisme. Faire comme tout le monde, est-ce forcément bien faire ?

 

Le conformisme est-il lui-même moral ?

 

religions_earth.jpgChaque situation de la vie est unique et particulière. Des principes trop généraux ne nous aident pas suffisamment. Nous ne pouvons pas non plus simplement imiter des exemples pour nous acheter une bonne conscience. L’imitation n’est pas une vertu morale, ni une justification.

 

paix-autour-du-monde_1_-copie-1.jpgLes religions ont une autorité à l’égard de leurs fidèles, mais elles ne vont pas au-delà.

Elles reposent sur des codes différents. Nous ne pouvons tout de même pas attendre de les étudier toutes pour en faire une synthèse avant de délibérer d’un parti à prendre. La loi elle-même n’est qu’une aide bien vague.

   

Elle ne couvre pas toutes les situations de la vie. Il arrive aussi que la loi soit jugée comme immorale.

Dans ce cas, il est évident que l’on ne peut pas s’appuyer sur la loi pour en dénoncer le mal. Où est alors le critère qui jugera la loi ? De quel point de vue juger ?

 

Le Bien comme Utilité sociale
 

On peut toujours dire que c’est la société qui fournit la morale. La moralité est une obligation sociale. Examinons l'interprétation sociologique de la morale.

 

noir-et-blanc.jpgOn admet que c’est à la société de formuler dans ses règles ce qui lui est avantageux ou néfaste. Il est assez commun de regarder le bien comme ce qui est socialement et le mal, comme ce qui est socialement nuisible. Cela signifie que la morale se ramène à un ensemble de règles sociales, à ce que l’on nomme les mœurs. La morale est de ce point de vue un phénomène social, au même titre que les rites, les coutumes, le langage, la politesse etc. Les caractères du devoir sont sociaux : le devoir est collectif parce qu’il s’impose à tous les membres d’un même groupe d’individus et il est coercitif, puisqu’il impose des exigences assorties de sanctions.

 

Il existe un consensus pour admettre en théorie que ce qui est utile globalement à la société est le bien, ce qui n’est pas utile, ce qui se révèle néfaste pour tous est un mal. La morale sera alors affaire de calcul utilitaire pour le bien de tous.

 

colombe-mainDe plus, si la morale est d’essence sociale, le conformisme en est nécessairement la règle. Mais comment ne pas voir que justement c’est la remise en cause d’un conformisme de la médiocrité qui est justement une conduite authentiquement morale ?


Le conformisme peut-être immoral, quand il entre dans une compromission avec la corruption ambiante.

 

« Faire comme tout le monde », peut parfois impliquer être complice du mal. Nous n’avons aucune garantie, en restant en accord avec les mœurs de notre temps, de rester pour autant intègres. La grandeur morale va souvent de pair avec le conflit avec les règles établies.

 

 

Le bien et le mal ne sont pas deux mondes cloisonnés, étrangers l’un à l’autre… La frontière est parfois imperceptible entre eux.

 


 

 

COPYRIGHT-copie-1

  

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M
<br /> Bien compliqué cette question du Bien et du Mal ... !!! Il est exact que parfois la frontière est difficile et puis ce qui est bien pour un peut tres bien être mal pour un autre. Il est<br /> vrai que si on y rajoute la morale chrétienne alors là, ca vient compliquer les choses ... !!! Alors il faut suivre son instinct essayer de faire du bien autour de soi, c'est déjà pas<br /> mal ... Et il faut garder ses propres valeurs humanistes, humaines pour ne pas se perdre dans les  flammes de l'enfer ... :) lol   Et si on y tombait par mégarde ! ... :) il faut se dépêcher de remonter la pente, redresser la barre et reprendre le cours<br /> de sa vie en cherchant le bonheur autour de soi. Cordialement Maurice  <br />
Répondre
A
<br /> <br /> Cher Maurice,<br /> <br /> <br /> Vous citez : "l'Enfer" ?  Mais c'est un concept rhétorique de la croyance en un Dieu, n'est-ce pas ?<br /> <br /> <br /> On dit que l'instinct est l'intelligence du subconscient... Pour ma part je cherche encore et toujours où se trouve...mon subsconscient ! Mon instinct me<br /> guide, mais on peut aggraver telle ou telle émotion si on ne se rapporte qu'à cet élément ethéré !<br /> <br /> <br /> Bonne journée et merci de cette visite commentée. Cordialement,<br /> <br /> <br /> André<br /> <br /> <br /> <br />
E
<br /> Bonsoir ,<br /> <br /> <br /> Pour moi le Bien serait de faire ce qui est moral, ce qui est sain, ce qui est charitable, ce qui est "fraternel" <br /> et le Mal serait s'adonner à toute forme de déviance. On est guidé par des valeurs morales et parfois on s'en écarte à un moment de sa vie et on ne sait pas pouquoi, car en réalité ces<br /> valeurs on les a ancrées en nous profondément. Alors pourquoi certains dérapent ? ! Ne cherchez pas dans mes remarques une forme quelconque de "religiosité" oserais-je dire , je ne crois en RIEN<br /> ... Donc ce n'est pas la morale chrétienne qui me guide....Mais les valeurs d'aide de son prochain, de fraternité sont aussi l'apanage d'autres mouvements comme la franc-maçonnerie par exemple.<br /> Cordialement    <br />
Répondre
A
<br /> <br /> Bonjour Eloïse,<br /> <br /> <br /> Le Bien est toujours ancré à la morale. C'est postulat de<br /> base. Le Mal est défini à l'opposé rhétorique...<br /> <br /> <br /> Quand on est croyant aux préceptes religieux, la frontière est définie. Encore faut-il trouver ce que l'on nomme La Foi !<br /> <br /> <br /> Quand on n'est pas croyant, on vague, on s'invente des géographies personnelles, fraternelles, personnelles, éthiques, et on oublie les mots en y<br /> associant ses propres principes...jugés par soi-même...! Ce qui n'est pas très objectif !<br /> <br /> <br /> Alors à qui se fier ? Où est le "jugement" et la condamnation ???  <br /> <br /> <br /> C'est le grand trou tellement commenté par les philosophes anciens et contemporains. Cependant<br /> n'importe quel baromètre sondagier donnerait le résultat : la morale universelle se trouve au coeur de votre positionnement et de la terre entière.<br /> Statistiquement !<br /> <br /> <br /> Merci de cet éclairage lumineux.<br /> <br /> <br /> Bonne journée. André<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> <br />
J
<br /> Le BIEN ou le MAL , that is the question ? LA grande question en fait .<br /> <br /> <br /> Pour moi faire le bien c'est notamment penser aux autres, et ce  parfois avant même de penser à soi ...<br /> <br /> <br /> Le Mal serai peut-être dans cette optique être égoïste et rester dans sa coquille sans s'ouvrir aux souffrances ou aux angoisses de ceux que l'on<br /> aime<br /> <br /> <br /> Cordialement Jean-Michel <br />
Répondre
A
<br /> <br /> Cher Jean-Michel,<br /> <br /> <br /> C'est votre opinion et vos interrogations qui forment votre commentaire enrichissant. J<br /> <br /> <br /> e pense en effet pour ma part que la distinction et l'appréciation par quiconque de la "ligne jaune" entre le bien et le mal est un débat avec<br /> soi-même... Et ce débat est infini.<br /> <br /> <br /> Il est vrai que le don de soi est un avant-propos très honorable et validant mais, au fil des évènements, ce pic,<br /> ce rocher est "malléable" en fonction de la modification permanente qui nous interpelle dans ce monde contemporain et que les êtres humains modifient "à la marge" leur<br /> conduite.<br /> <br /> <br /> Le plus dur réside dans le pilotage de sa propre vie d'abord et d'apprécier à chaque instant son attitude.<br /> <br /> <br /> Merci et bonne jounée.<br /> <br /> <br /> André<br /> <br /> <br /> <br />