Tendre noirceur de l'âme
Qui m'envahit soudain,
Qui vient troubler mes nuits
Jusque tôt le matin.
Douce déprime du jour qui me noie dans mon moi,
Pourquoi me torturer pour un futile pourquoi ?
Je sais, je ne sais pas,
Je sais que je n'sais pas.
Ma tête est en furie et mon coeur en charbon.
Je voudrais que quelqu'un me prenne dans ses bras,
Et qu'à cet instant-là rien n'ait plus d'importance.
Mais ce n'est pas le cas.
Et je reste tout seul dans mon coeur gros comme ça.
Le rideau se ferme sur ces dernières années,
a peine ouvert, déjà refermé…
Le voile de l’automne, sur la vie, passé
m’entraîne vers ces temps que je pensais oubliés
Point de rêve, point de larme,
le temps n’attend pas
Imagerie crée dans son antre,
Rêver la vie plutôt que de la passer
Esclave de ces temps qui ne dépendent que de nous,
le souffle chaud du bout de mon chemin souffle dans mon cou
Image inatteignable que l’on touche sans la percevoir
ce sentiment fugace que l’on ne peut voir
Regarder par les longs carreaux droits
et voir nos souvenirs étiolés se remémorer
les époques belles, bien que surmenées
Se souvenir et regretter ou bien vivre et tenter d’oublier
Le temps croit, d’une échelle inconnue,
moi je crois que c’est peine perdue
Je tends a disparaître, comme mon texte s’évade,
J’aurais au moins essayé d’exister, sans perdre mon âme.