05/02/2016 15:46
9 Décembre 2014
On comprend mieux pourquoi, face à la peur, nous nous sentons incapable d’aller de l’avant et nous avons une difficulté souvent importante à reprendre le plein pouvoir sur nos pensées.
Confronté à la peur, le cerveau émotionnel a la faculté de se déconnecter du cortex préfrontal (siège de la pensée rationnelle). À cet instant, notre capacité à agir avec jugement et rationalité cède la place aux réactions plus instinctives (alors contrôlée par une autre partie du cerveau).
Que l’on se conforte dans l’inaction ou que l’on tente de remuer mers et mondes, ces réactions extrêmes ne sont que le résultat du trop plein d’émotions qui nous empêche de penser rationnellement.
Éloigner de ces deux cadrans, nous activons alors nos mécanismes de défense. La peur bloque l’accès à l’ensemble de nos capacités. Les dépasser devient une étape primordiale pour notre cheminement.
S’il n’est pas possible de dépasser l’ensemble de nos peurs, nous pouvons néanmoins réaliser celles qui font un obstacle réel à notre bien-être. La plupart de nos peurs nous ont été léguées par les évènements importants de notre histoire ainsi que par les croyances que nous avons assimilées au cours de notre éducation.
Le type d’interrelation que nous avions avec nos parents, nos frères, nos sœurs et un peu plus tard, avec nos amis à l’école, nous a confinés, sans toujours le savoir, à une vision très restreinte de nous même et du monde. Nos mécanismes de défense et de protection, malgré leur utilité indéniable ont contribué à nous éloigner de nos besoins et de notre capacité à y répondre efficacement.
Afin de réapprendre à vivre dans un monde d’authenticité, il devient impératif de retravailler ces blocages qui nous éloignent, à leur façon, de l’idéal que l’on porte en soi.
Selon certaines études en psychologie, il n’y aurait que deux peurs innées. La peur des hauteurs et celle des bruits violents et soudains. Tout autre peur constitue un mécanisme inconsciemment appris par différents procédés d’association. La peur d’être jugé et de ne pas être aimé est parmi celle les plus rependus dans notre société.
Certains œuvreront dans l’enseignement alors que d’autres vivront leur passion pour la peinture. Quelque soit la façon dont nous expérimentons l’amour, nous restreignons trop souvent cet élan en croyant à tort que notre environnement nous y empêchent.
Il est important de réaliser que la seule chose qui fait vraiment obstacle à goûter la vie dans toute sa splendeur, sont les pensées que nous entretenons sur les évènements à venir.
Ces scénarii négatifs sont avant tout orientés par notre manque de confiance dans la vie et par nos nombreuses peurs de ne pas pouvoir contrôler le monde qui nous entoure. Si la peur est un élément qui limite notre bien-être, nous pouvons la dépasser afin qu’elles deviennent source d’épanouissement.
Qu’elles nous empêchent de nous engager dans un travail ou dans une relation amoureuse, cette émotion bloque avant tout le potentiel d’amour que nous portons en nous.
Face la peur, nous nous créons des mécanismes de défense qui au lieu de nous donner une réelle protection, nous éloignent de la possibilité de répondre efficacement à nos besoins. De cette façon, nous nous confinons dans cette incapacité à vivre un état d’esprit positif où les évènements qui nous arrivent sont de réelles chances de grandir.
Cet état d’esprit (gérer par notre cerveau émotionnel) engendre beaucoup d’instabilité et il devient parfois très difficile de répondre efficacement à nos besoins.
Nous aurons alors tendance à perpétuer le mécanisme de défense en croyant fermement qu’en lui résident notre « guérison » et qu’il s’agit de la seule réponse valable.
À travers des événements plus difficiles, nous apprendrons à se refermer (pour nous protéger) sur nous même. Cette fermeture est avant tout un blocage de nos côtés intuitif et rationnels.
Dans le cœur de chacun se cachent de nombreuses craintes, et angoisse : peur de perdre ce que nous avons, peur de ne pas réussir, peur de ne pas être aimé, peur de la peur, peur d’aimer, peur de la souffrance, peur de ne pas être respecté, peur de mourir, peur de l’engagement, peur de mourir, peur de parler en public, peur des entrevues, peur de tomber malade.
En acceptant le caractère imprévisible de l’existence, nous nous décidons d’aller de l’avant et de dépasser les obstacles que nous avons érigés au fond de nous.
Ces derniers nous empêchent bien souvent d’avoir accès à notre plein potentiel et de s’accaparer cette vie dont nous rêvons.
Notre difficulté à lâcher prise sur les évènements extérieurs est entretenu depuis longtemps par notre croyance que pour être heureux, il faut tout contrôler.
C’est le fait de vouloir tout contrôler qui à donner à l’argent cette importance si grande.
Cette démarche d’abandon est souvent perçue comme un échec et la peur de ne pas être à la hauteur nous empêche de la faire plus rapidement.
Pourtant, lorsque nous apprenons à se laisser porter par les situations incontrôlables, sans en devenir des victimes, il n’est pas long de percevoir que chaque évènement est porteur de sens.