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12 Décembre 2009
Dans le monde du travail, on retrouve les femmes en plus grand nombre dans les secteurs où les salaires sont les moins élevés, comme les services domestiques, par exemple. Le salaire masculin, tous temps de travail confondus, est supérieur de 35 % à celui de leurs homologues féminins. Pas moins de 30 % des femmes salariées travaillent à temps partiel, contre 6 % des hommes.
Les postes d’encadrement restent encore le plus souvent réservés aux hommes, un sur quatre est occupé par une femme, même si l’on constate une évolution positive depuis une dizaine d’années.
Les femmes sont également plus touchées par le chômage.
Ces inégalités existent aussi pour un même travail, puisque par exemple un cadre supérieur homme touche, en moyenne, 4100€ contre 3100€ pour son homologue féminin.Comment interpréter cela ?
Certainement pas sans des informations complémentaires, car un chiffre, hors de son contexte, n’a pas la moindre valeur.
Les inégalités, nous le savons, ne se restreignent pas aux disparités entre les sexes, mais s’inscrivent dans une fresque tout aussi scandaleuse que gigantesque. Cela est d’autant plus grave lorsque le phénomène touche le domaine de la santé.
Parmi les explications figurent bien entendu la qualité de vie différente, les inégalités d’accès aux soins, et les accidents de travail.
Les différences socio-économiques entre ces deux régions sont incontestables, et certains évoquent également la relative pénurie de médecins dans le nord de la France par rapport au sud.
7 ans séparent la survie d’un homme à celle d’une femme.
En France, une femme vit en moyenne 84 ans, contre 77 pour son conjoint.
Les causes sont multiples, et en grande partie dues aux comportement à risques des hommes, mais pas seulement. Car dans la première année de vie déjà, de la première heure au premier anniversaire d’un enfant, le nombre de décès est considérablement plus élevé chez les garçons… Alors qu’à cet âge les risques devraient être les même, quel que soit le sexe. Les nouveaux-nés masculins souffrent plus de pathologies juvéniles, et le taux de mort subite du nourrisson est plus élevé chez eux.

2 fois supérieur.
200%, c’est un chiffre considérable. Très largement au dessus des inégalités de salaire, d’espérance de vie selon la catégorie socioprofessionnelle, ou encore la région. Considérable, mais dont
on ne dit rien. L’opinion publique se soulève lorsque l’on parle salaire, mais tout le monde se tait quand il s’agit de prévention et de santé. Que sont quelques centaines, voire milliers d’euros
devant la survie d’un être cher ?
7 années de vie, ça ne se rattrape pas facilement, d’autant plus que le point faible français est notre profonde inaptitude à faire de la prévention, ou à l‘appliquer efficacement :
Car un salaire, ça tombe à la fin du mois, alors que la prévention est un sacrifice de chaque jours pour un bénéfice éventuel dans plusieurs dizaines d’années… Difficile de se sentir concerné.
