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2 Décembre 2009
L’analyse
Le conte de Perrault est une fable dramatique visant à nourrir la peur des étrangers et à apprendre à se méfier des apparences.
Dans une première partie, Perrault présente le Chaperon rouge, insouciant, qui ne se méfie pas du loup et lui divulgue sa destination. Dans une seconde partie, plus dramatique, on voit comment le loup réussit à confondre le Chaperon rouge et à le dévorer de même que la grand-mère. La dernière partie, où tout le monde est sauvé par des chasseurs permet de sauvegarder une fin heureuse à l'histoire et à bien imprimer son message au lecteur.
La critique
La force du conte de Perrault réside d'abord dans sa longévité. Malgré ses trois cent ans, ce conte est encore largement connu. Cela repose d'abord sur la qualité des personnages, Chaperon rouge, le loup et la Grand-mère, que l'imagerie a reproduit de toutes les manières. L'histoire est également simple, forte et bien structurée. Le conte se nourrie aussi de peurs bien connues, les loups, les étrangers et, bien sûr, la peur d'être dévoré.
Mais l'histoire n'a guère plus de résonance de nos jours. Il n'y a plus de loup, on ne va guère dans la forêt et les chasseurs ne courent plus les rues.
L'histoire est aussi trop moraliste, et fait des femmes essentiellement des victimes.
On n'oubliera pas non plus les invraisemblances innombrables comme un loup déguisé en vieille femme ou la fillette et sa grand-mère sortant indemnes de l'estomac du
loup.