05/02/2016 15:46
25 Janvier 2016

Au-delà des apparences et en dépit des fréquentes
et lénifiantes déclarations d'intentions de leurs dirigeants,
de très nombreux pays, organisations ou entreprises
ont une face cachée dont la découverte peut être traumatisante,
voire dangereuse, pour qui sort un peu des sentiers battus.

Le contexte mondial c’est le monde qui n’est pas toujours ce qu’il parait !
Les "plans" économiques, politiques et sociaux d’aujourd’hui n‘ont plus rien à voir avec ceux que nous venons de vivre pendant plus de cinquante ans. Le monde a changé depuis les accords de Bretton Woods...

L'organisation internationale que nous avons héritée du passé (Banque mondiale, Fonds monétaire international et autres institutions) s'est en grande partie construite dans les années 1940.
Dans le domaine scientifique et technique, on considère qu'une technologie commence à avoir un effet significatif sur la productivité quand elle a atteint un taux de pénétration supérieur à 50%.
L'utilisation des ordinateurs américains n'a atteint ce taux qu'en 1999 et les autres économies se traînent loin derrière. Ceci met les technologies de l'information au même niveau que l'énergie électrique en 1920... Les principaux changements sont donc encore devant nous.
Le monde caché des affaires…ou le monde des affaires cachées ???

La corruption est devenue un sujet de préoccupation d'envergure mondiale. Ses conséquences politiques, économiques et sociales empêchent les gouvernements de fournir efficacement des services au public.
Dans ceux qui ont récemment accédé à la démocratie, les gouvernements s'inquiètent de l'impact négatif de la corruption sur la légitimité des réformes politiques et économiques et de la menace qu'elle constitue pour la démocratie.

Alors que les frontières sont plus faciles à franchir et que s'intensifient les transferts de services et de marchandises ainsi que les déplacements des personnes, donnant lieu à l'internationalisation d'activités illégales telles que le trafic de drogues et d'armes légères, la dimension internationale de la corruption a pris de l'ampleur.
Le crime organisé a des revenus qui atteignent des montants pharamineux
Ses principales sources de revenus sont les suivantes :

Dans sa plus large définition, la contrebande/smuggling concerne un certain nombre d'items variés :



Comme le disait Talleyrand :
« Ce mystère nous échappe, feignons d'en être les organisateurs ».
Plusieurs politiciens semblent l'avoir entendu...

Attention ! Nous pouvons être impliqués malgré nous dans de mauvaises actions !
Un jeune cadre commençant aujourd'hui sa carrière – surtout si elle est internationale – pourra difficilement éviter de travailler, volontairement ou non, consciemment ou non, avec ou dans une entreprise qui entre dans l'un des nombreux cas de figure que nous énumérons dans la liste non exhaustive ci-après :

Toutes ces choses ne sont pas immédiatement visibles pour un jeune cadre qui, à son embauche, se concentre surtout sur l'atteinte des objectifs individuels qui lui ont été fixés et se trouve ainsi souvent très largement occupé pour ne pas se préoccuper du contexte d'action de son entreprise.
Mais avec le temps, chacun peut prendre un peu de recul et commencer à observer autour de soi. Ceci renforce la probabilité d'occurrence d'une prise de conscience ou même de vivre une situation critique, et ce d'une façon complètement indépendante du niveau hiérarchique.
Que faut-il en conclure ?
Les entreprises qui sont censées respecter tant la loi du pays hôte que celle de leur propre pays, laquelle inclut parfois maintenant la Convention de l'OCDE contre la corruption des fonctionnaires, ont parfois des sous-traitants locaux ou de pays tiers avec lesquels elles peuvent négocier très discrètement des accords de représentation commerciale largement rémunérés et incluant implicitement le reversement de commissions occultes afin de pouvoir continuer à faire des affaires.

Cette façon de tourner la loi offre des avantages et des inconvénients. Elle peut permettre de gagner des contrats...
Mais elle est toujours très coûteuse, trop coûteuse et parfois même coûteuse longtemps du fait du droit de suite que certains sous-traitants tenteront ensuite d'exercer contre l'entreprise.
Contentons-nous pour aujourd'hui d'une position de principe très forte :

Il ne faut jamais s'engager sur une route qui nous mènera trop souvent là où nous ne souhaitions pas aller. Comme le dit fort bien un proverbe arabe : « Une fois que le chameau a rentré sa tête dans la tente, tout le reste va suivre très vite ».
Mais on parle trop des conséquences économiques de la corruption et pas assez des effets corrupteurs de l'économie.
À trop considérer combien certains agissements de personnes corrompues coûtent à l'économie d'un pays, on occulte combien une économie trop libérale fondée sur un système d'inégalités sociales coûte à l'ensemble de la population qui le subit.
Mieux vaut se tromper en agissant
que de refuser d’agir.
La stagnation est pire que la mort,
elle est aussi corruption !

