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ANDREBIO

05/02/2016 15:46

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Détester les riches, c'est si facile et chic !

 

(En partie avec « The Australian Financial Review »

 

 

La France a beau être l'un des pays les plus beaux et les plus riches du monde, les Français se plaisent à pratiquer un snobisme inversé à propos de l'argent. La haine du lucre figure au cœur de cette campagne présidentielle française. A quelques jours seulement du premier tour, le « débat » est tellement éloigné des réalités économiques pressantes du pays que les commentateurs font appel à l'analyse freudienne pour expliquer l'apparition d'une nouvelle classe de citoyens, des « losers » qui céderaient à « la haine de soi ». 
COTE_2012-02-04-3629.jpgQuand les candidats ne détournent pas l'attention des électeurs avec des polémiques idiotes sur la viande halal, ils suivent Jean-Luc Mélenchon, qui, à la Bastille, réclame la tête des riches et appelle à récupérer leur « sale » argent. « La France des révolutions est de retour ! » peut ainsi s'exclamer le leader du Front de gauche, tout en sachant fort bien que lui-même, ancien cadre du Parti socialiste et ancien sénateur aux prétentions intellectuelles, propriétaire d'un appartement à Paris et d'une maison de campagne, est l'incarnation de l'élite républicaine française. Seul Daniel Cohn-Bendit, héros du soulèvement étudiant de 1968, parle vrai lorsqu'il souligne : « La vie, ce n'est pas aussi simple qu'un discours de Mélenchon. » 

hollande-securite1.jpgVieux préjugés catholiques 


A l'heure où l'humeur économique et électorale s'aigrit, le fait d'avoir de l'argent est considéré comme suspect. A juste raison ? La manie de Mélenchon serait presque amusante si elle ne « contaminait » pas le débat politique. Alors que tous les prétendants à l'Elysée s'empressent de faire porter le chapeau des malheurs de la France aux banques et à la finance internationale, aucun candidat majeur n'a de plan crédible pour réduire la dette et doper l'emploi. Malgré son programme proposé et étudié, François Hollande n'est pas Franklin Roosevelt ni John Keynes. Mais il donne de l’espoir. Son programme consiste à faire repasser l'âge de la retraite à 60 ans, à créer 60 000 emplois d'enseignants et à tenir une conférence de presse tous les six mois. Le président Sarkozy, lourdement plus responsable sur le plan budgétaire, ne fait guère mieux. Quand il a suggéré que la France imite l'Allemagne, à l'économie robuste, il a plongé dans les sondages. Il a alors désespérément tenté de rivaliser avec Hollande en demandant à son épouse, Carla Bruni, une femme super riche, de poser pour un magazine télé sans maquillage, simplement vêtue d'un pull douillet !!! 

Faire semblant de ne pas se soucier de l'argent quand on en a des tonnes est manifestement un passe-temps national. L'antimatérialisme et la passion de la culture qui prévalent en France sont séduisants, mais quand Hollande met en avant sa « haine de l'argent », il « flatte » les vieux préjugés catholiques sur les « nouveaux riches ». Car tant qu'à parler de privilèges, force est de remarquer qu'Hollande se trouve au sommet de l'élite politique et culturelle qui détient le pouvoir en France. L'espoir socialiste est diplômé de l'ENA, l'une des plus illustres grandes écoles de France, qui forme les mandarins de la politique et de l'administration.

Hollande a commencé sa vie professionnelle comme fonctionnaire de haut rang. Ce qui lui garantit l'emploi à vie dont rêvent la plupart des jeunes Français. 

sarkozy-marche-seul.jpg

L'opprobre de la réussite 


Ce qui est scandaleux, c'est que les candidats à la présidentielle et la structure de pouvoir qui les porte en sont venus à former la nouvelle aristocratie de la vieille Europe. Ils profitent d'un système fossilisé de privilèges et de clientélisme qui bénéficie aux enfants de l'élite parisienne, qui tous ont fréquenté les mêmes écoles, celles des familles aisées. Pendant ce temps, les Français ordinaires, et en particulier les enfants immigrés des banlieues, sont exclus. L'espoir de réussite individuelle devient presque impossible. Le scandale des grands appartements à faibles loyers, attribués aux responsables politiques et à leurs collaborateurs dans le centre de Paris, souligne la corruption du système. 

Aujourd’hui et sans parti pris dans l’analyse des mesures statistiques versus sondages, Sarkozy sera le prochain Président de la République. Sa campane électorale fut quasi-parfaite.

 

 

 

 

 

 

COPYRIGHT-copie-1

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A
<br /> Autant de sujets pour lesquels, faute d’une vision claire de l’adhésion des français(e)s à la<br /> règle républicaine qui exige le respect de l’équilibre entre les droits et les devoirs =<br /> <br /> <br /> Si nous ne modifions pas le fonctionnement de notre démocratie et le mode de<br /> fonctionnement de l'administration nous nous préparons ainsi à vivre de nouveaux  désordres sociaux et économiques, qui une, fois de plus, nous ferons faire du surplace<br /> démocratique et consacrer le gâchis de nos potentiels. Quand un pauvre devient Riche d'autres pauvre arrivent.<br /> <br /> <br /> " Certains considèrent le Chef d’Entreprise comme un Loup qu’on devrait<br /> abattre, D’autres pensent que c’est une vache que l’on peut traire sans<br /> arrêt; Peu voient en lui le cheval qui tire le char. "Winston CHURCHILL<br /> »<br /> <br /> <br /> La France est un des plus grand restaurant du monde, le repas est un des meilleurs, mais le service laisse à désirer. <br /> <br /> <br /> La France est construite sur les principes de la Grèce antique, elle n’a pas rompu comme les<br /> pays dynamiques (USA, Australie, England…etc.) avec l’Hellénisme ; sous des conceptions des vieux Grecs, l’état d’esclave de la classe d’en bas est rétabli. Le vieux spectre de la division<br /> esclave homme libre réapparaît à l’horizon social.<br /> <br /> <br /> Avant les années « 70 » l’excellence donnait la notoriété, maintenant la notoriété donne<br /> l’excellence. Où allons-nous avec un tel concept ?<br /> <br /> <br /> Le politique ne sait plus défendre l’Homme, mais pense au profit personnel à court terme dont<br /> la cause est le fonctionnement de notre démocratie. Il n’y a plus de vision de<br /> l’avenir, le politique gère le passé au présent. La Nation est passée du monde de visionnaire au monde de gestionnaire.<br /> Voila un résumé de ma longue réflexion que mon expérience internationale m'autorise.<br />
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A
<br /> <br /> En effet, on voit bien que tu présentes ta LONGUE reflexion avec la LONGUE qualité de tes commentaires et de ton choix politique déjà pris depuis longtemps. Le plus difficile est d'observer, et JUGER avec circonspection sans parti pris. c'est la cas de la dire. Merci,<br /> André<br /> <br /> <br /> <br />