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5 Janvier 2010
Au bord de la clairière où le soleil suspend
L'arpège cristallin, grand bâtisseur du rêve,
Dès qu'avril a sonné le retour du printemps
Au creux de la forêt la musique se lève.
Les harpes en délire ont le "choeur" enflammé
Quand sur les violons glisse un chant de cascade
Qui choit sur les tambours puis bondit, sublimé,
Près des cuivres dressés pour attendre l'aubade.
Elle arrive à grands coups de fifres et flonflons
Pour lancer sur les bois ses éclats de fanfares
Que l'écho reproduit au banc des orphéons,
Venus pour soutenir les accords des guitares.
Le souffle solennel d'élans majestueux
Fait vibrer les murs gris des sombres cathédrales,
Mais quand l'orgue magique est fleuve vertueux
La musique devient fragrances pastorales.