05/02/2016 15:46
13 Avril 2016
Bof…
La vie qui égrène ses secondes, ses minutes, ses heures, ses jours et ses nuits, ses années et toutes ses mesures temporelles, cette vie est souvent une "escroquerie".
Ce n‘est pas tout à fait vrai. Ce n’est pas tout à fait faux…
Il n’y a pas de vérité. La vérité est un grand mensonge en fait. En tout cas, c’est ce que je pense. Le problème réside dans la qualité du dictionnaire et des mots choisis.
Chaque argument lexicalisé trouvera son discours opposé.
Et on ne peut pas satisfaire son propre cerveau avec des ondes. Ce week-end passé, à la queue leu-leu dans ma modeste voiture, mon attention concentrée sur la prudence imposée par la circulation des véhicules, mes yeux s’esquivent juste un instant de vitesse lente vers un regard sur un arbre somptueux aux couleurs merveilles et à l’allure décisive que le temps n’a pas prise sur son âge.
Et, emporté par le temps et les choses barbelées du tout-venant, « on » ne s’arrête pas sur le bord protégé de la voie, afin de se rendre compte combien cet arbre a une autorité bienveillante pour vous aider à jeter aux orties brûlantes et aux miasmes de ce monde pourri, aux fins de poser à vos pieds sa sagesse et son envergure paisible qui dépassent le concept du temps maussade qui vous pousse vers le nul.
Bof…
Vous n’en parlez que si peu avec votre dulcinée fort intelligente et sensible à ces émois, que cent mètres plus loin, vous faites silence en pensant à la leçon de l’arbre beau et maître de vie.
Certes, vous occupez le dialogue de paroles aimables ou non, peu importe, mais la beauté de la Nature était à portée de vie et de conscience, vous habite conceptuellement de son charme durant votre parcours.
Et vous vous sentez coupable d’avoir manqué cet appel fuyant que le hasard vous avait donné de prendre conscience des différences.
Ainsi va la vie…
Et pendant sa fuite et la conscientisation de son caractère éphémère, des enfants meurent dans des guerres increvables, du pouvoir de l’argent-roi, des sans logements, de la stigmatisation, du racisme, de l’intolérance, de la civilité fraternelle et le voisinage de la famine sur la planète, de générations en générations.
Sans paranoïa relevant de la médecine psychiatrique mais seulement avec une soif de bon sens supposé éclairé, on se morfond sur une merde de vie qui n’a de valeur que parce qu’elle crée de la descendance génétique procréative, avec la complicité d’un minuscule spermatozoïde !…
L’expérience est l’apprentissage de la sagesse, parait-il.
Bof…