05/02/2016 15:46
29 Avril 2016
On ne se méfie pas, on se laisse vivre.
Parfois, un nuage l'assombrit, une appréhension furtive, parce que ce n'est pas tellement normal d'être heureux, on se disait : "Ça ne peut pas durer", on inventorie ses motifs de bonheur...
Ils étaient tous à leur place, on sourit de soi, de ces brèves même intenses inquiétudes qui deviennent aujourd’hui futiles et dont on oublie si vite leur objet.
Et puis un jour, dans la construction de sa vie, une pièce craque. 
Ce peut être pour mille raisons, un ennui sérieux de santé, un parent malade, un décès, une nuit "ronflée", un échec professionnel, ou encore ce qui signe souvent l'extinction du bonheur, la fin d'un amour que l'on croyait partagé mais qui n’est que découragé.
Alors, on découvre par défaut ce que l'on a perdu. Combien toutes ces "petites" contrariétés et l’adversité sont dérisoires, les "petits ennuis" négligeables, combien le bonheur est beau . . . mais seulement quand il a fui.
A t’on réfléchi combien cet horrible mot (bonheur) a fait couler de larmes ? Sans ce mot-là, on dormirait plus tranquille et on vivrait en pleine quiétude.
Voilà donc dans quel état d’esprit j’écrit ce texte (que je considère éminemment devoir beaucoup et plus encore plus à beaucoup de personnes; car ma mémoire, jamais, ne me trahira pas !).
Ecrire aura été pour moi une sorte de libération, d’explosion salutaire...
Remarquer la beauté et l’insolence des mots qui se taquinent à une lettre près (la folle du Roy) : caveau,…cadeau.
Toute expérience qu'elle soit pénible, amusante, difficile, plaisante, longue, courte, traumatisante, enthousiasmante, etc. ...ne pouvait qu’être qu'enrichissante.
Mais où est le mode d’emploi ?
En nous ?
Au travers du prisme des autres ?
Je ne sais plus. Je tourne en rond…
Et le désespoir et le "no futur" ne m’aident pas.