Les troubles anxiodépressifs qui chahutent fortement les neurones et le système nerveux sont désormais
définis par des critères diagnostics précis communiqués par un neuropsychiatre. Ce handicap dans la viequotidienne est très « sévère » et génére une souffrance quasi quotidienne.
Les troubles anxieux sont fréquemment associés à des morbidités qu’il faut bien avouer et reconnaître.
La tristesse
dépressive
Elle succède à un état de morosité, elle imprègne la perception du présent,
du passé et dufutur, elle engendre une incapacité à
éprouver du plaisir, elle est comparable à celle d'une personne venant de subir le deuil d'un être cher (et pour cause !) : le monde paraît vide, rien ne peut avoir assez d'intérêt pour
atténuer cette situation pénible, l'avenir n'est plus porteur d'espoir, ennui, monotonie mais aussi douleur morale caractérisent également ma tristesse, elle est souvent associée à des idées
suicidaires (tant l'avenir paraît sans espoir)
C’est une vraie douleur morale qui engendre une profonde
souffrance.
L’anxiété :
Il n'y a pas d'humeur dépressive sans anxiété et réciproquement. L'anxiété est une sensation de tension intérieure, de danger imminent. Elle peut être paralysante. Elle peut se cristalliser sur
une situation particulière ou un objet : peur nouvelle d'un contexte social avec incapacité à l'affronter. Préoccupations excessives sur son état de santé,... L'anxiété devient "angoisse"
lorsque des symptômes somatiques s'associent à ces peurs : oppression thoracique, palpitations, sueurs, tremblements, gorge serrée, difficulté à déglutir, ...
Derrière l'anxiété se cache dans une humeur dépressive...
Les troubles cognitifs : L'état dépressif s'accompagne toujours de troubles cognitifs. Ils sont fonctionnels et réversibles (c'est-à-dire qu'ils disparaissent lorsque l'état dépressif disparaît). Ils se
manifestent surtout lorsqu'un effort d'attention est nécessaire .A un premier degré, ces troubles cognitifs se manifestent sous forme : de difficultés à se concentrer ou de fatigabilité, gênant
par exemple la lecture. Le jugement et le raisonnement sont imprégnés par la tristesse, l'anxiété et le pessimisme.
Ces symptômes cognitifs peuvent aller jusqu'à une apparence d'état démentiel avec une faillite des fonctions intellectuelles.
Symptômes comportementaux :
Ralentissement psychomoteur :
Une première plainte dépressive peut être la fatigue, quasi permanente.
Paralysie de la pensée et de l’action :
Certains comportements sont caractéristiques d'une situation dépressive grave : clinophilie (incapacité à me lever), incurie, perte d'initiative, repli chez soi, inactivité, praxination
incroyable.
Idées suicidaires :
80 % des déprimés souffrent d'idées suicidaires. Cette statistique me « rassure ». L'entourage doit essayer d'en faciliter l'expression, ceci ne pouvant qu'aider un déprimé à se sentir
davantage compris.
Le risque suicidaire est d'autant plus élevé que la dépression est sévère, qu'il existe des antécédents familiaux ou personnels de tentative de suicide ou de suicide, qu'un plan suicidaire est
déjà établi, chez les hommes.
Le suicide peut être longuement mûri ou au contraire accompli de manière
impulsive.
Il paraît que plus les tentatives de suicide se répètent, plus le risque de mort par suicide devient important.
Troubles de mon comportement :
- Troubles du comportement alimentaire : on ne mange que très, très, très peu.
Les principaux signes somatiques de dépression sont :
- Perte de poids en rapport avec l'anorexie, la perte du goût, la sensation d'oppression dans la gorge.
- Troubles du sommeil : insomnie d'endormissement, réveils nocturnes avec cauchemars, insomnie de fin de nuit souvent associée à des idées suicidaires plus prégnantes. L'hypersomnie est une autre
forme de trouble du sommeil , on trouve refuge dans un sommeil qui donne sa valeur réparatrice d'où la sensation de fatigue dès le réveil.
- Troubles de la libido : baisse de l'appétit sexuel, impuissance ou frigidité.
Heureusement les anti-dépresseurs fortemt dosés aident à tenir le coup... .
La pire erreur n'est pas dans l'échec, mais dans l'incapacité de le dominer (François Mitterrand)