05/02/2016 15:46
12 Décembre 2015
Les hommes politiques l’ont bien compris, l’image a un impact non négligeable sur l’opinion publique et sur les indécis, et il faut savoir la maîtriser, l’utiliser à son avantage.
Les politiques essayent donc de jouer sur leurs prestations télévisuelles pour se démarquer de leurs concurrents.
Il s’agit de jouer et de se différencier sur la forme et non plus sur le fond.
On dit souvent qu’ils viennent exposer leur charisme, mais ce n’est pas le terme approprié. Le charisme défini le grand prestige d’une personnalité exceptionnelle et l’ascendant qu’elle exerce sur autrui.
Le charisme est une des légitimations du pouvoir, une notion simplement bonne à réussir un passage télé.
En prenant la définition première du charisme, cela supposerait qu’un élu dit charismatique est destiné à guider un peuple.
Il a existé des hommes réellement charismatiques, tel Staline, Mussolini et Hitler, Churchill, de Gaulle ou Che Guevara et d’autres, mais ce serait un abus de langage que de qualifier de "charismatique" Nicolas Sarkozy au même niveau que de Gaulle parce qu’il est toujours à l’aise à la Télé.
Il y a certains attributs physiques des hommes politiques sur lesquels rien ne change, tel le costume (très masculin) aux tons sombres : adopté à l’unanimité.
Certains se sont autorisés quelques fantaisies.
L’été on voit maintenant des chemisettes accompagnées d’un pull en laine autour du cou, véhiculant l’image d’un politique relax, en vacance, mais toujours présentable.
Les différences à l’image se situent aussi dans le comportement. Toute une panoplie de gestes et de mimiques sont utilisés.
La politique d’aujourd’hui est une politique spectacle ou les show men sont les plus courtisés.
Sortir vainqueur, c’est se montrer dominant, provocateur (limite agressif) et maître du débat.
Ces techniques sont en grande partie la cause du succès de Le Pen.
Il sait prendre le téléspectateur à partis, il sait arpenter la scène ou se lever afin de marquer son humeur, prendre une voix posée et une allure imposante.
Lui a choisi de se montrer agressif, d’utiliser un regard presque menaçant. Il a parfaitement compris les règles du jeu. Notamment contre Bernard Tapie sous un pas très suffisant le journaliste Paul Amar.
Heureusement les filles sont inférieures de Jean-Marie !!!
A contrario François Hollande reste définitivement transparent quand il tente de "marquer des blancs", de ponctuer ses discours et d’agiter ses poings serrés.
Ses yeux sont évasifs, il ne fixe jamais suffisamment longtemps son interlocuteur, contrairement à ses adversaires qui peuvent être de véritables orateurs, tel Nicolas Sarkozy ou J.M Le Pen qui eux, insistent sur le regard.
Sa voix est hésitante, saccadée alors qu’un homme comme DSK savait exposer ses idées rapidement, avec un discours fluide et clair.
Quand on comprend l’importance de ces qualités, on comprend ainsi pourquoi il se voyait moins souvent invité que "ces collègues".
On sait à quel point ce qu’on appelle le charisme !
Il se révèle primordiale pour être apprécié des masses, ce qui explique en grande partie la popularité qu’a acquis Hitler – hélas !!! - en si peu d’années, simplement en suivant des règles de comportements strictes que l’on retrouve dans son "Essai sur le charisme en politique".
A la vitesse où vont les choses, certains politiques feraient bien de lire ce genre de bouquins. Brrrr !
La télévision est devenue un objet de propagande incontournable, et à forcer les politiques à s’y adapter. Elle qui, à l’origine, aurait dû rendre son rôle de citoyen au téléspectateur n’a finalement réussit qu’à aggraver les choses.
Il en découle que la réflexion et l’intelligence des candidats ne sont plus les qualités requises pour être apprécié (et élu) …
Il s’agit maintenant de séduire par l’apparence, de faire valoir sa présence télévisuelle.
Cette dernière étant devenue un passage obligatoire, elle a pénalisé énormément les plus petits politiques, et a mis de côté tous les partis politiques absents des duels du second tour.
Trop de diversité entraîne moins de d’opposition et de clash, moins de spectacle.
Il est bien plus facile de choisir deux partis (EXTREME-DROITE/UNION REPUBLICAINE avec SOCAILE-DEMOCRATE) afin d’éliminer le plus faible, et avec cette logique-là, le téléspectateur s’y retrouvait enfin ...
Mais, MALHEUR !, c'est les Le Pen et leurs petites troupes et "frappes"
qui ont fabriqués "le futur fachiste", j'espère la France sans vitriol
dès demain avec un pourri Front National !!!