05/02/2016 15:46
2 Avril 2015
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Pétainisme, chambres à gaz... Jean-Marie Le Pen, tel qu'il est
POLEMIQUES - Certaines choses ne changent pas. Alors que son parti a dépassé la barre des 25% aux dernières élections départementales, Jean-Marie Le Pen maintient et renchérit sur les propos ...
http://www.huffingtonpost.fr/2015/04/02/jean-marie-le-pen-chambre-a-gaz-verite_n_6990616.html
"Je maintiens absolument et je le maintiens encore, parce que je crois que c'est la vérité et que ça ne devrait choquer personne", a-t-il affirmé. Il maintient ses propos pour lesquels entre autres, il avait déjà été condamné en 1991.
"On a instrumentalisé cette affaire contre moi en y introduisant un soupçon d'antisémitisme, alors que je mets au défi quiconque de citer une phrase antisémite dans ma vie politique", a poursuivi Jean-Marie Le Pen.
Incroyable mais vrai !!! C’est le président dit : d’HONNEUR au sein de l’extrême-droite de sa fille Marine qui a décidé de rompre...enfin !
Puis interrogé à plusieurs reprises sur l'horreur des chambres à gaz, Jean-Marie Le Pen a rétorqué: "La guerre est horrible vous savez, un éclat d'obus qui vous déchire le ventre, une bombe qui vous décapite, une chambre qui vous asphyxie, tout ça c'est assez ignoble et c'est vrai."
Ceci ne l’empêchera pas de les réitérer quelques années plus tard : "Dans un livre de pages sur la Seconde Guerre Mondiale, les camps de concentration occupent deux pages (!)" et les chambres à gaz ? Dix à quinze à quinze lignes. (!)... C’est ce qui s’appelle un détail".
Se moquant de l’Histoire, du devoir de mémoire et de la justice, ce "co-président" ce personnage porte encore : "Je maintiens absolument et je le maintiens encore, parce que je crois que c'est la vérité et que ça ne devrait choquer personne", a-t-il confirmé. "Je maintiens absolument et je le maintiens encore, parce que je crois que c'est la vérité et que ça ne devrait choquer personne", a-t-il encore affirmé.
Le co-président du Front National se permettra même de déclarer dans le magazine Bretons en 2008 : "J’ai dit que les chambres à gaz étaient un détail de l’histoire de la Deuxième Guerre Mondiale : ça me parait tellement évident !
Il affirmera même au sujet de la Solution finale : "Je ne me sens pas obligé d’adhérer à cette vision-là" !!!
En effet, Bruno Gollnish, alors numéro 2 du parti, déclarait en 2004 : "Je ne remets pas en cause l’existence des camps de concentration, mais sur le nombre de morts, les historiens pourraient en discuter. Quant à l’existence des chambre à gaz, il appartient aux historiens de se déterminer".
Pour les cadres frontistes, aujourd’hui président d’honneur et membre du bureau politique du parti, l’extermination des juifs serait donc un "détail", une "vision", "à déterminer" et "discuter" !!!
Comme si les six millions de victimes (Juifs, Franc-maçons, couleur de la peau, étrangers en voyages, et combien d’enfants, de bébés !!!) ne représentaient rien à leurs yeux…
Mais quand même l’infâme Pierre Laval n’avait aucune responsabilité !!!
SAUF la mission de ministre chargé des responsabilités de la question des juifs et autres ? Ah, ça alors !!!
A en croire Jean-Marie Le Pen "l’occupation allemande n’a pas été particulièrement inhumaine". Comment doit-on alors qualifier les massacres de civils perpétrés par l’armée allemande en 1944 à Ascq (86 civils tués), Tulle (99 hommes pendus) ou encore Oradour-sur-Glane (642 civils tués) ?
Le Fondateur du FN ignore-t-il que des "hauts responsables allemands (tels que Robert Wagner et tellement d’’autres) de 1940 à 1944, les petits" soldats de la Wehrmacht qui ont combattu les résistants français, ou les hommes de la Waffen" ont été jugés pour crime de guerre par la justice française ?
La présence, dès 1972, de François Duprat – assassiné - dans les rangs du Front national ne doit pas non plus être trop vite oubliée. En effet, celui qui deviendra l’idéologue du parti était avant tout l’un des principaux diffuseurs des thèses négationnistes en France.
En 1967, il écrivit par exemple un article intitulé "Le mystère des chambres à gaz" dans la revue d’extrême droite "Défense de l’Occident".
Un an plus tard, il parlera de six millions de morts. La même année, il déclarera dans son livre (Histoire des SS) : "la solution finale, qui pèse d’un poids lourd sur le jugement que l’on porte sur la SS, n’est donc ni démontrée comme voulue ni prouvée comme ayant été accomplie dans les formes énoncées... "
Abbé Pierre