05/02/2016 15:46
20 Mars 2015
Les joutes politiques dans les Hauts-de-Seine réservent d'ordinaire leur lot de surprises et de coups tordus. Mais depuis que Nicolas Sarkozy n'y règne plus en maître absolu, le petit département de l'ouest parisien semble avoir retrouvé un peu de sérénité.
Les joutes politiques dans les Hauts-de-Seine réservent d'ordinaire leur lot de surprises et de coups tordus. Mais depuis que Nicolas Sarkozy n'y règne plus en maître absolu, le petit département de l'ouest parisien semble avoir retrouvé un peu de sérénité.
Si l'UMP est assurée de sortir gagnante du scrutin de dimanche, et même d'accroître sa domination dans le département, les stars du sarkozysme « triomphant » ont perdu de leur superbe.
A Levallois-Perret, Isabelle Balkany, intime de l'ancien chef de l'Etat, a renoncé à tenter un come-back dans l'assemblée départementale. Elle a été battue en 2011 dans un canton réputé "imperdable", et un retour aurait été difficilement envisageable alors qu'elle se trouve, avec son époux Patrick Balkany – l’homme arithmétique dans ses fortunes qu’il va surement rembourser - qui se remplit ce qui reste - des miettes -, « sa » mairie qui rapporte ci-peu !
Autre renoncement spectaculaire : celui de Jean Sarkozy. Le jeune conseiller général sortant de Neuilly-sur-Seine ne repart pas au combat. Faute de trouver un terrain d'entente avec le maire UDI de la ville, Jean-Christophe Fromantin, qui a imposé son propre binôme de candidats, Jean Sarkozy a dû renoncer à se présenter.
Officiellement pour ne pas créer de désordre à droite. « Imaginez un peu le fils de Nicolas Sarkozy se présenter à Neuilly contre le ticket soutenu par Fromantin. Vous seriez tous là, caméra au poing, à vous délecter de la situation », commente un conseiller général sortant.
Nouvel épisode en 2011 : à l'occasion des cantonales, les partisans du chef de l'Etat tentent de déloger Patrick Devedjian, tombé en disgrâce, de la présidence du conseil général. Peine perdue : la défaite retentissante d'Isabelle Balkany et celles de plusieurs autres candidats UMP face à des « divers droite » confortent finalement le président du département.
Le coup de grâce survient aux législatives de 2012 à Boulogne-Billancourt, avec le parachutage raté de Claude Guéant...Non, n’ayez plus peur du cardinal !
QUOI ??? Vous êtes malade non ???
"Tant que je serai président, je ne veux aucun accord avec le Front national", donne à connaitre l’ex « Roi » Nicolas. Mais pour les responsables du Front national de leur côté : « Nous sentons bien qu'il se passe quelque chose. D'ailleurs, il faudrait être sourd et aveugle pour ne pas s'en rendre compte. Même nos adversaires comme l’UMP sont en train de se rendre compte qu'il se passe quelque chose », se réjouit Marine Le Pen, confiante.
Les mouvements dont le PS pourraient perdre plusieurs de leurs bastions à l'occasion des élections départementales, qui auront dimanche. "Il faut rappeler que les socialistes partent de très haut, du coup, la chute risque d'être brutale [...]. En 2011, la gauche détenait 61 départements. Selon des projections, elle pourrait perdre entre 30 et 40 départements. Si c'est le cas, on pourrait parler de débâcle", explique la presse unanime.
Pour tenter de limiter la casse, en uniforme de premier ministre, Manuel Valls et ses ministres a multiplié les apparitions et les déclarations autant que les parcours en un espace-temps au milieu des malades idjahistes radicaux graves partout...
« Il cogne fort contre le Front national, il appelle la gauche à un sursaut et il s'est aussi trouvé un meilleur ennemi, Nicolas Sarkozy... ! « Les deux hommes ne se ménagent pas, ils se livrent à un duel à distance, comme si l'un voulait prendre l'avantage sur l'autre en prévision, peut-être, d'autres combats électoraux », ajoutes les journalistes notamment de France 3.
Alain Juppé affirme ne « « pas avoir peur » de la montée préposée du Front National dans les sondages. « Le Premier ministre dit qu'il a peur du FN. Pas moi », a déclaré l'ancien locataire de Matignon devant quelque 400 personnes.
Une référence aux propos de Manuel Valls, qui a fait part dimanche dernier de "sa peur" face aux scores élevés du FN, petit à petit prévus par les sondages lors des prochaines élections :
« Je demande aux électeurs qui se laissent bercer par ses propositions de bien réfléchir et de prendre conscience des impostures. Le FN n'a jamais exercé de réel pouvoir. On ne peut pas choisir nos dirigeants à la roulette russe », a affirmé le maire UMP de Bordeaux, lancé dans la course à l'investiture pour 2017.
« Prendre des gens inexpérimentés, c'est dangereux. C'est tout juste s'ils mettent le nom du candidat sur leurs affiches. Au FN, c'est le label qui prime, pas les individus », a-t-il conclu.