05/02/2016 15:46
6 Février 2014
En 2006, mon premier souci "d’autobiographe" que j’avais décidé d’être avec cette initiative, était bien sûr l’authenticité, la sincérité, la véracité de mes propos.
Pour atteindre cet objectif a priori impossible, de nombreux obstacles se dressaient :
- l'effacement de l'ego - surtout le mien !, hypertrophié paraît-il !,
- les limites probables et la fiabilité relative de ma mémoire,
Au fond, la franchise totale est trop souvent une faute, tant il est prouvé qu'elle est presque toujours une maladresse !
En publiant ce blog en 2007, je souhaitais offrir des gages de ma sincérité.
Je connais des personnes si proches de moi qui dans ma vie ont jugé de manière sarcastique et acide mes actes et/ou mes opinions... que je n'avais pas encore envisagé de faire naître.
Vous pouviez d'autant mieux me faire confiance lorsque je parlais de mes intentions pures, de mes sentiments la plupart du temps bienveillants et tendres.
Les aveux difficiles donnent la mesure de la véracité des récits. S'il y avait eu des "crimes" ou d'autres hontes sur la conscience, quelle pudeur et quelle hypocrisie les auraient retenues ?
Je pourrais aller loin dans l'indécence subjective, par le texte et/ou par l’image, qu'on pouvait être rassuré que je me livre tout entier.
C'est cela que je souhaite vous dire : la difficulté de l'équilibre pour le narrateur de parler de soi en même temps que des Autres.
Ma vie racontée, dans un ordre improbable des dates, serait le plaidoyer prodomo d'un homme qui sent, à tort et à raison, de terribles "charges" peser sur lui. Mon blog rétablirait peut-être l'image vraie que je crois pouvoir m’approprier ?
Je voulais montrer à mes plus proches un homme dans toute sa vérité.
Et cet homme ce serait moi…
Que la trompette du « jugement dernier » sonnerait pour moi comme pour tous, quand elle le voudra sans préciser la date, à moins que j'en décide. Je voulais dire voilà ce que j'ai fait, ce que j'ai pensé, ce que j'ai vécu. J'avais l’intention de dire et de montrer le bien et le mal avec la même franchise. Je ne souhaitais rien taire de mauvais, ni rien ajouter de bon.
Je me donnerai le droit de supposer "vrai" ce qui, in fine, s'avèrerait "erroné".
Mais je me promettais de toujours être de bonne foi quand je l'ai cru ! Ou quand la preuve de mes appréciations était démontrée. Je me montrerais tel que je fus, méprisable et vil s’il le fallait, bon, généreux, et même fascinant selon les dires voire sublime, quand je l'ai pu l’être…
J'avais peu de souvenirs de ma trop jeune enfance.
Je ne me souvenais que de mes premières lectures et de leur effet sur moi : c'est le temps où je date sans grande précision la conscience de moi-même. J'avais fait le premier pas et le plus pénible dans le labyrinthe obscur de mes propos. Et je créais ce blog. "Une vie"…
Ce n'est pas ce qui est "moche" qui coûterait le plus à écrire, c'est ce qui est ridicule et honteux. Après ce que je viens d'oser me rappeler au début, rien ne devait plus m'arrêter. Comme avait dit Neil Armstrong : "C'est le premier pas qui goutte !"... (Sic).
On verrait bien ... On dit toujours ça, au début !
Et puis le temps a passé sans que je m'en aperçoive...Nous étions en 2009 et aujourd'hui en 2014 ! Ce site est devenu un Webzine éclectique et je me ballade toujours, mais moins d'heures de "boulot" !
Je suis devenu un pilier de ce blog, ça vaut mieux qu'un pilier de bar !
Et la chasse au Ranking, du nombre de visiteurs et du nombre de pages lues sont des indices d'écoute. D'autobiographe, je suis devenu Secrétaire de rédaction et Littérateur... !!!
Comme quoi, les promesses que l'on se fait à un moment donné, de bonne foi et une volonté farouche de les tenir, ne peuvent que céder à la tentation de les changer, de s'adapter.
L'essentiel, c'est que j'ai des amis, des visiteurs qui commentent ou non, mais des liens qui sont forts dans cette communauté virtuelle qui a eu la gentillesse d'accepter ma candidature à l'époque.
Étonnant…!