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ANDREBIO

05/02/2016 15:46

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SDF… ! Que faire, quels choix d’Etat ? Accepter ? Impossible !

SDF… ! Que faire, quels choix d’Etat ? Accepter ? Impossible !

Tous les hivers c’est la même chose.

Il y a des femmes et des hommes qui meurent dans les rues de nos villes, qui meurent de faim, de froid et d’indifférence. Notre pays est encore assez « riche », doté d’organisations, d’associations, d’administrations en tous genres pour porter secours aux plus démunis.

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SDF… ! Que faire, quels choix d’Etat ? Accepter ? Impossible !

Dans quel monde vit-on ? Comment en est-on arrivé là ? Comment traite-t-on son semblable pour produire un SDF ?

Les plaies de l’infamie. « … cette humiliation mortifiante leur a été infligée avant qu’ils en prolongent indéfiniment sur eux-mêmes le geste meurtrier et anéantissant. On ne peut pas comprendre, pas savoir- Savoir quoi ? Sur ces déchets visibles « au trou du cul du monde ».

La société, c’est à dire chacun d’entre nous, se débarrasse des excréments en les logeant dans la rue.

On peut encore retraiter les chômeurs, les érémistes, les assistés comme autant de main d’œuvre surnuméraire, comme disent les sociologues, mais les SDF, eux, sont en bout de chaîne : des raclures, des copeaux tombés de la machine, des déchets sans nom.

Un clochard, celui qui porte à la connaissance de tous que dans tout homme il y a quelque chose qui cloche, ça pue, ça gueule, ça vous saute au visage.

Tant qu’on relègue ces déchets ambulants - accompagnés il faut bien le dire de quelques belles tentatives humanistes et humanitaires.

SDF… ! Que faire, quels choix d’Etat ? Accepter ? Impossible !

Les SDF prennent sur eux la déjection, la ruine, la destruction et cette "insoutenable" odeur de l’Autre.

Logeant dans le lieu non-lieu de l’exclusion, ils sont enfermés dehors. Ces « boiteux de l’humanité » incarnent « le charnier de la misère et du malheur vivant ».

La place du SDF est préfixée par les braves gens : « tant que je peux exclure et vider quelqu’un, je reste sur de pouvoir tenir et me maintenir »...

Ils servent aux acteurs du système à se maintenir dans la course.

Au moins, ce n’est pas à nous que ça arrive ; ils n’avaient qu’à bien se tenir ; ils l’ont bien cherché… On connaît la chanson grinçante de la ségrégation : il y a toujours une bonne raison à ce que le malheur, telle la foudre, tombe sur le voisin !

SDF… ! Que faire, quels choix d’Etat ? Accepter ? Impossible !

Il y a peu de suicides chez les SDF : ça tient bon ! Mais il y des morts de froid...

Ça les tient contre la raison d’Etat qui veut chauffer, nourrir, vêtir, sauver à tout prix. Cette charité féroce et infamante les pousse à résister pour rester dans la rue par un froid qui peut les emporter, préservant ainsi une petite parcelle de leur propre désir. « Personne nous parle ».

Cette « personne nous parle » résonne comme LA réponse, ces ironiques de la raison sociale : qu’ils bouffent et nous foutent la paix.

C’est bien connu : on ne parle pas la bouche pleine ! Faute de ce questionnement crucial et des actes qu’il implique nous perpétuerons dans notre société dite civilisée un usage barbare et sacrificiel des plus démunis, des morts vivants ou plutôt survivants.

Quand je regarde les JT, le soir, j’imagine être le voisin de table des rouages de « l’exécutif ». Et je me demande quels sont les regard.

La volonté c’est que ces situations s’arrêtent, cessent, que tout s’efface.

Ce sont des hommes et des femmes, DES HUMAINS BORDEL !, dont le sang a du mal à couler avec l'estomac crevé du vide !

Attendons la réaction collective avec les premiers morts !

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M
La aussi les photos parlent d'elles-mêmes . Comment peut-on en 2014 tolérer ça. Comment peut-on laisser des gens vivre jour et nuit dehors, sur des trottoirs dans les rues sans pouvoir se laver ni manger à sa faim.<br /> Révoltant<br /> Cordialement
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