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ANDREBIO

05/02/2016 15:46

Viser sous la ceinture. Mais attention aux gougougnettes ! On n’a qu’un cœur certes, mais 2 « bourses »…


Le fabricant du pistolet Taser reconnaît pour la première fois des risques cardiaques liés à l’utilisation de l’arme et demande aux policiers d’éviter la poitrine.

« Un événement cardiaque négatif » entendre la mort par crise cardiaque. En des termes aussi feutrés que possible et à grand renfort de périphrases pseudo techniques, le fabricant du pistolet à décharge électrique Taser a reconnu les risques mortels engendrés par l’utilisation de celui-ci. « Ce genre de décès arrive aussi sur un parcours de golf », précise-t-il aussitôt dans un guide d’utilisation de son arme publié le 12 octobre. Malgré toutes ces précautions, cet aveu est une première pour Taser International, qui affirmait jusqu’alors que le risque était nul. En 2008, son importateur français avait même intenté, et perdu, un procès en diffamation contre Olivier Besancenot qui avait osé écrire en 2007, sur son blog, que le pistolet « aurait fait plus de 150 morts aux États-Unis ».


« Les recherches ont conclu que la distance qui sépare le cœur du dard d’un pistolet en est le premier facteur explicatif », explique le guide d’utilisation, qui préconise donc d’« abaisser le point de tir lors d’une décharge frontale vers le bas de la masse plutôt que le centre ». Autrement dit de viser le bas-ventre « dans la mesure du possible ». « Taser admet maintenant qu’il y a un souci potentiel et qu’ils ne savent pas avec quoi ils jouent (…) Cette arme devait être une alternative aux armes mortelles mais c’est devenu un outil de routine qui est potentiellement mortel », a ainsi commenté Jarid Feuer, qui s’occupe du Taser pour Amnesty International. L’ONG, qui dénombre 351 morts des suites d’une décharge de ce pistolet entre 2001 et décembre 2008, note un « tournant dans la communication du groupe » et réclame une étude médicale indépendante pour déterminer « pourquoi des gens meurent après un tir ».

Les consignes du fabricant n’ont pas suffi à éviter un nouveau drame : la semaine dernière à San Bernardino, en Californie (États-Unis), un jeune homme de dix-neuf ans est mort après avoir été neutralisé par un tir de Taser lors d’une altercation.

 



 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


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