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ANDREBIO

05/02/2016 15:46

Vivre sans mémoire est une expérience inoubliable.

 Vivre sans mémoire est une expérience inoubliable.
 Vivre sans mémoire est une expérience inoubliable.
 Vivre sans mémoire est une expérience inoubliable.

Des troubles de mémoire ?

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Est-ce grave ? Vous perdez régulièrement vos clés, vos lunettes ou encore vous ne vous rappelez plus de ce que vous étiez venu chercher dans votre cuisine ou votre cave ?
Faut-il s’inquiéter ? "Ces difficultés reflètent simplement une inattention ou l’oubli de gestes réalisés automatiquement. Ce n’est pas inquiétant", 
explique

le Dr Bernard Croisile, neurologue.

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Est-ce un signe d’Alzheimer ? 

"Non", répond le Dr François Sellal, neurologue. La première étape du fonctionnement de notre mémoire correspond à l’enregistrement d’informations.

"Quand on ne se rappelle plus où on a mis ses clés c’est parce qu’on n’a pas enregistré le lieu où on les a posées donc on ne peut pas s’en rappeler après", précise le spécialiste.

Même chose quand on oublie d’aller acheter du pain parce qu’on nous l'a demandé pendant que l’on repassait le linge.

Le cerveau étant déjà concentré sur une chose, il ne peut mémoriser la deuxième information faute d'attention suffisante.

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Votre entourage s’inquiète de vos pertes de mémoire…

Sans vous en rendre compte, vous cumulez les pertes de mémoire… à tel point que votre entourage vous le fait remarquer régulièrement ?

Faut-il s’inquiéter ? "Oui, quand l’entourage d’un patient s’inquiète, ça nous inquiète !", répond le Dr Bernard Croisile, neurologue.

Est-ce un signe d’Alzheimer ?

"Oui, c’est souvent ce qui se passe en cas de maladie d’Alzheimer. En fait, la personne oublie qu’elle oublie et banalise ses difficultés de mémoire. L’entourage, lui, en est bien conscient et est capable de décrire ces oublis", indique le spécialiste. Si un de vos proches est concerné, parlez-en à un médecin sans attendre !

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Trous de mémoire : symptôme d’Alzheimer ?

Qui n’a jamais eu de trous de mémoire ? Ces moments où on ne se rappelle plus du tout ce que l’on allait faire, dire ou encore ce qu’on a appris la veille !

Faut-il s’inquiéter ? "Non, il n’y a pas de raison de vraiment s’inquiéter. Le trou de mémoire correspond à un trouble du rappel.

En clair, l’information est bien là mais on a du mal à la retrouver vite et bien", explique le Dr François Sellal, neurologue. Il suffit généralement d'un indice pour que les informations reviennent et que la situation se débloque !

Est-ce un signe d’Alzheimer ? Non. "Ces troubles apparaissent chez les personnes anxieuses ou surmenées", précise le Dr Sellal.

Conclusion : Apprenez à gérer votre stress !

Oublis de noms de rue, de titres de films… inquiétants ?

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Qu’il s’agisse de titres de films, de prénoms de personnes ou encore de noms de rue ou d’acteurs, notre mémoire peut parfois nous jouer des tours…

Faut-il s’inquiéter ? 

Oui si les oublis de noms sont fréquents et qu’ils concernent des personnes proches (petits-enfants, voisins, amis). Ou encore si malgré l’aide de vos proches, vous ne parvenez pas à retrouver votre souvenir. 

A l’inverse, si l’information recherchée revient quelques heures plus tard ou même le lendemain, pas de panique !

"Passé la quarantaine, il est normal d’avoir parfois du mal à retrouver rapidement un nom propre parce que la mémoire fonctionne plus lentement", explique le Dr François Sellal, neurologue.

Est-ce un signe d’Alzheimer ? "L’incapacité à enregistrer et à consolider une information nouvelle peut être le signe d’une maladie d’Alzheimer", indique le spécialiste.

Si les oublis sont définitifs, mieux vaut en parler à un médecin.

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Vous oubliez souvent de ramener le beurre ou les œufs…

Vous oubliez souvent ce que votre mari/femme vient de vous demander ?

Vous faites répéter votre entourage parce que votre mémoire vous fait défaut ?

Faut-il s’inquiéter ? "Si on vous dit quelque chose et que 5 à 10 minutes après vous reposez la question alors que vous aviez bien entendu ce qu’on vous avait dit, c’est inquiétant", répond le Dr François Sellal, neurologue.

A l’inverse, si vous faites répéter votre conjoint parce que vous étiez occuper à faire à manger ou à téléphoner, pas d’inquiétude !

C’est juste un manque d’attention.

Est-ce un signe d’Alzheimer ? "Ne pas être capable d’enregistrer et de consolider une information nouvelle est un symptôme de la maladie d’Alzheimer", répond le Dr François Sellal. 

Dans ce cas, "la personne ne parvient pas à se souvenir, les informations sont totalement perdues".

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Oublis d’évènements récents importants, attention !

Il vous est déjà arrivé d’oublier totalement un évènement récent important ?

Vous ne vous rappelez plus que vous êtes allé à Rome la semaine dernière ?

Vous ne vous rappelez plus la date de votre mariage ?

Le lieu ?

Quand on n’arrive plus à se rappeler d’un évènement unique et marquant (ex : un mariage, une naissance) et que l’on ne peut pas le resituer dans son contexte spatial (le lieu) et temporel (la date), "ce n’est pas normal", indique le Dr François Sellal.

Ces troubles sont la preuve que la mémoire dite "épisodique" est touchée. C’est un signe caractéristique de "la maladie d’Alzheimer".

Vous ne retenez plus les dates, les rendez-vous : danger ?

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Rendez-vous, courses... Vous multipliez les oublis tout au long de vos journées ? Faut-il s’inquiéter ? 

Non si ces troubles sont passagers. Ils relèvent alors d’un manque d’attention -de plus en plus fréquent avec l’âge ! Est-ce un signe d’Alzheimer ? Non.

"Ces pertes de mémoire se manifestent quand on est fatigué, surmené, voire déprimé".

Résultat : on enregistre moins les informations, on fait les choses machinalement et on ne s’en rappelle plus ! La solution : optez pour des nuits de sommeil  plus longues et une activité physique régulière pour déstresser !

Il vous arrive d’oublier l’année dans laquelle nous sommes…

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"Quel jour sommes-nous ?",

"Quelle heure est-il ?",

"En quelle année est-on déjà ?".

Vous avez des difficultés à vous repérer dans le temps ?

Faut-il s’inquiéter ? 

Si on pose ces questions plusieurs fois par jour alors qu’on nous a répondu quelques minutes plus tôt, ce n’est pas normal.

Est-ce un signe d’Alzheimer ? 

Oui, ces troubles correspondent à une défaillance de la mémoire récente, mémoire qui est perturbée tôt en cas d’Alzheimer. Concrètement, "le passé récent ne s’inscrit pas", expliquent Jacques Selmès, ancien Interne des hôpitaux de Paris et le Dr Christian Derouesné, neurologue (La maladie d’Alzheimer pour les nuls).

Ainsi, même si la personne entend la réponse, elle ne l’enregistre pas.

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Pas de panique si vous êtes conscient de vos pertes mnésiques !

Vous remarquez que votre mémoire vous joue des tours ?
Faut-il s’inquiéter ? "Quand on s’inquiète parce qu’on a des pertes de mémoire et que l’on est capable de les décrire, on n'a rien à craindre", répond le Dr Bernard Croisile, neurologue.

Est-ce un signe d’Alzheimer ? "Non cela correspond au vieillissement normal de la mémoire. Dans le cas d’une malade d’Alzheimer, la personne oublie qu’elle oublie".

En clair, le patient atteint n’est pas conscient de ces troubles de mémoire. Son entourage s’en plaint, pas lui !

Pertes de mémoire : c'est normal avec le temps !

 

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Avoir des pertes de mémoire inquiète toujours.

Pourtant, il ne faut pas oublier que "notre cerveau, donc notre mémoire, vieillit naturellement avec le temps comme le reste du corps", rappelle le Dr Bernard Croisile, neurologue.

Ainsi, le vieillissement perturbe le stockage d’informations tout comme leur rappel.

Par ailleurs n’oublions pas non plus "qu’il n’est pas prévu biologiquement que l’on retienne tout !", ajoute le Dr Croisile.

Enfin, pour ce qui est de la peur de l’Alzheimer, sachez "qu’à 40 ans ça n’existe presque pas, ce sont en fait les formes héréditaires de la maladie qui s’observent précocement".

La perte de mémoire n’est pas forcément Alzheimer !

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En cas de pertes de mémoire, notre première crainte

c’est la maladie d’Alzheimer.

Or, d’autres affections peuvent en être à l’origine.

Ainsi, une dépression, une grosse anxiété ou le manque de sommeil sont des facteurs à ne pas sous-estimer.

Par ailleurs, certaines atteintes cérébrales comme la démence à corps de Lewy (maladie proche de l’Alzheimer), les démences vasculaires (dues le plus souvent à des infarctus cérébraux), la maladie de Creutzfeldt-Jakob ou encore les tumeurs cérébrales peuvent aussi affecter les fonctions cognitives.

Conclusion : si vos pertes de mémoire ou celle de l’un de vos proches vous inquiète, ne paniquez pas inutilement, parlez-en à d’abord à votre médecin.

 

Quelles activités pratiquer ? 10 "trucs" :

 

1 - Triez, balisez, structurez...

"Il n’y a guère que durant l’enfance qu’on retienne automatiquement… après, il faut réfléchir ! Dès 30 ans, la mémoire, riche de données, a besoin d’être organisée, structurée, classée. Inutile d’essayer d’enregistrer sans regrouper les infos, les trier et les baliser grâce à des stratégies cognitives", explique le Dr Bernard Croisile, neurologue et auteur de "Alzheimer et les maladies apparentées" (Larousse).

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Exemples : pour retenir un texte, on peut relier chaque paragraphe (dont on a imaginé le contenu) à une pièce de son domicile dans l’ordre d’une visite. Pour un numéro de téléphone, on a intérêt à diviser les numéros par blocs de deux chiffres. Pour le contenu d’un article, mieux vaut en imaginer les scènes, plusieurs fois.

2 - Pensez post-it

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Même si nous avons tous des capacités mnésiques différentes, la richesse de la mémoire augmente avec les années. Résultat : "Dès 30 ou 40 ans, il devient plus long de classer les infos, puis de les rappeler… Et c’est normal !

Cela ne veut pas dire qu’on perd la mémoire", explique Bernard Croisile. Ce n’est pas parce qu’on ne sait plus où l’on a mis ses clés qu’on est atteint de troubles mnésiques graves !

La mémoire à court terme paraît moins efficace, mais il lui faut juste un peu plus de temps".

D’où l’intérêt de s’offrir ce qu’on appelle des "béquilles" : on a tous besoin de post-it, de listes de courses, de pense-bêtes... qui, rassurez-vous, ne nuisent pas aux capacités mnésiques".

3 - Les aliments qui stimulent

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Nourrissez-vous et hydratez-vous correctement (le cerveau consomme à lui seul 20 % de l’énergie de l’organisme).

Votre matière grise a besoin d’un demi-litre d’eau par jour et de glucides complexes (pain, pâtes, riz).

Pensez aux produits frais, riches en acides aminés, et aux vitamines.

La vitamine B12 (crustacés, foie, poisson, produits laitiers) a des effets directs sur la mémoire.

Misez aussi sur les fruits et légumes. Leurs antioxydants renforcent les parois des neurones, tout comme les lipides polyinsaturés (huile de colza ou poisson).

Enfin, l’alcool - en petite quantité -, n’est pas déconseillé.

L’étude Paquid menée par l’Inserm sur 4134 personnes a démontré qu’en boire régulièrement diminuerait les risques d’Alzheimer.

4 - Veillez sur votre sommeil

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Le sommeil est indispensable au bon fonctionnement de la mémoire. En manquer peut provoquer des troubles mnésiques graves.

Car votre mémoire travaille aussi la nuit ! Durant le sommeil paradoxal, on consolide sa mémoire procédurale (celle qui permet de se souvenir comment faire du vélo, par exemple).

Pendant le sommeil lent, on réactive et consolide ses souvenirs personnels. Se priver d’un seul cycle, c’est empêcher son cerveau de fixer les informations emmagasinées durant la journée.

5 - Les substances à éviter

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Certaines substances altèrent la mémoire… C’est le cas de l’alcool à fortes doses, qui peut provoquer des pertes de mémoire de plusieurs heures.

C’est le cas du tabac, dont la nicotine bloque l’activité de certains récepteurs cérébraux.

C’est aussi le cas de certains médicaments courants (sédatifs, bétabloquants, antiépileptiques, antidiabétiques, benzodiazépines, dérivés d’atropines utilisés en gastro-entérologie et en urologie, antidépresseurs tricycliques, neuroleptiques…).

Enfin, c’est le cas des excitants comme le café ou le thé qui accentuent l’irritabilité et nuisent à la concentration.

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6 - Soyez attentifs !

La mémoire n’est pas toujours seule en cause dans les oublis. Encore faut-il être réceptif aux stimuli.

On ne peut se souvenir correctement d’une donnée que si on l’a enregistrée dans de bonnes conditions.

Avoir une bonne mémoire, c’est d’abord être capable d’encoder correctement une information dans son intégralité, avant de la stocker pour éventuellement la rappeler plus tard.

Inutile, donc, de vouloir se souvenir des détails d’un film quand on a oublié ses lunettes lors de la projection.

Difficile également de retenir le nom de son voisin de table, si le brouhaha couvre les voix durant le repas ou si l’on accuse ne serait-ce qu’une légère baisse d’audition…

7 -  Gare au stress et à la déprime

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La fatigue, le stress, le surmenage ou un état dépressif peuvent perturber le processus d’apprentissage...

Un, parce que pour se souvenir, il faut d’abord être réceptif, ce qui est rarement le cas lorsqu’on vient d’apprendre une mauvaise nouvelle, qu’on est survolté ou qu’on a le moral dans les chaussettes.

Deux, parce que le stress et la nervosité sont liés à la production de cortisol, une hormone néfaste pour l’hippocampe (partie du cerveau qui transfère les souvenirs vers la mémoire à long terme).

Et trois, parce qu’une émotion négative, une inquiétude ou une préoccupation compliquent fortement le rappel des données emmagasinées…

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8 - Faites-vous plaisir

Dès l’âge de 20 ans, on perd 6 % de ses récepteurs à la dopamine par tranche de 10 ans.

Traduction : avec la maturité, le cerveau, et plus précisément ses synapses (connexions entre neurones) sont de moins en moins sensibles à ce neuromédiateur (hormone), pourtant fortement lié au sentiment de plaisir et… à la concentration.

Pour cette raison, on est donc à la fois plus distrait et plus vulnérable côté mémoire à court terme…

A moins, peut-être, de veiller à se faire régulièrement plaisir ! Allez voir des comédies, lisez des livres amusants…

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Faut-il se supplémenter ?

Il n’y a pas de pilule magique.

Aucun complément alimentaire ne peut remplacer une alimentation équilibrée, et toute prise de ces produits ne doit se faire qu’après avis médical.

Toutefois, sachez que les vitamines B (1, 2, 3, 5, 6, 9, 12) sont bénéfiques au cerveau.

Elles limitent l’excès d’homocystéines, des substances toxiques liées à une mémoire défaillante.

La vitamine E est elle aussi recommandée. Antioxydant, elle ralentit le processus de destruction des neurones.

Enfin, la DHEA, hormone désormais célèbre, stimulerait les fonctions mnésiques (attention, ses bienfaits ne sont pas prouvés, et elle est proscrite en cas de cancer de la prostate).

 

 

 Vivre sans mémoire est une expérience inoubliable.
 Vivre sans mémoire est une expérience inoubliable.
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Samuel 21/04/2012 00:04


Qui n'a pas oublié un jour ou l'autre son code de carte bleue ou un numéro de téléphone...Trous de mémoire ... Cerains jouent aux échecs, au Scrabble ou font des mots corisés pour ne pas perdre
l'efficacité de leur mémoire...J'ai un ami qui a appris une langue étrangère à la retraite pour continuer à "muscler" sa mémoire. et pas n'importe quoi, le japonais ! , donc des caractères
difficiles à retenir ...!! ceci car sa belle-mère perdait la tête et ne savait plus ( au début de sa maladie) où se trouvait la salle de bains dans son appartement ( Alzheimer) Bonne soirée 
 

André 21/04/2012 06:41



Merci encore de votre commentaire riche et de votre cordiale fidélité à ce blog. J'en suis flatté. Cordialement, André