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ANDREBIO

05/02/2016 15:46

Trésors en France

Pour fouiller un lieu public, il faudra donc une autorisation préfectorale. De même, un site privé ne peut pas être prospecté sans l'accord du propriétaire et si un tout objet ancien trouvé doit être signalé.

Toutefois, arguant la recherche d'objets perdus par leur propriétaire ou bien la mise à jour de canalisations, nombre de prospecteurs les utilisent en fait pour trouver des pièces d'or ou d'autres objets précieux.

Une pratique que regrette vivement les archéologues qui n'hésitent pas à qualifier ces chercheurs de trésors de "pilleurs".

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Pour Jean-Paul Jacob, président de l'Institut national de recherche archéologique préventive (Inrap), ceux qui cherchent ainsi à s'enrichir "appauvrissent les sites car ils recueillent les objets sans précaution scientifique."

Sur les 2.000 sites de fouilles ouverts par l'Inrap en France, certains font l'objet de convoitise et attirent même les pilleurs. Or, les objets trouvés dans le sol permettent notamment aux archéologues d'établir la datation de certaines découvertes.

La France, un grand site archéologique

Si les prospecteurs se justifient en assurant que les détecteurs ne fonctionnent pas au-delà de 20 cm du sol, cette limite ne les empêche pas de creuser le sol - ce qu'ils n'ont pas le droit de faire, signale Jean-Paul Jacob. "La France est un grand site archéologique", reconnaît ce dernier, mais son exploitation n'est pas sans risque. L'utilisation non autorisée d'un détecteur peut coûter 1.500 euros d'amende et l'exécution de fouilles archéologiques sans autorisation 7.500 euros.

Alors, en attendant de tomber, par hasard, sur un véritable trésor caché au fond d'une malle de grand-mère, il est plutôt conseillé aux férus d'histoire et autres passionnés de légendes de s'inscrire dans un club d'archéologie.

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