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ANDREBIO

05/02/2016 15:46

Sarkozy à la moitié de son mandat. Bilan ?

A mi-mandat, le président Nicolas Sarkozy voit s'éroder sa cote de popularité, plombée par des polémiques successives et un chômage en hausse, mais continue de dominer la vie politique française en l'absence de rival sérieux, à droite comme dans l'opposition de gauche.

Elu le 6 mai 2007 par plus de 53% des Français, celui qui promettait d'être le "président du pouvoir d'achat" entame la seconde partie de son quinquennat sur fond de morosité économique.

Le chômage flirte avec les 10%, la croissance est en berne, la dette publique ne cesse de gonfler. Quant à la lutte contre la délinquance, une des priorités affichées, elle peine à produire les effets escomptés, tandis qu'un ambitieux plan pour les banlieues a fait long feu.

Selon de récents sondages, une majorité de Français (50 à 60%) dresse un bilan "négatif" de l'action du président depuis son élection. Malgré un rebond lors de la présidence française de l'Union européenne en 2008, jugée "positive" par une grande majorité de Français, Nicolas Sarkozy peine à retrouver l'assentiment du plus grand nombre.

Son action internationale a été saluée au-delà des frontières politiques: il a notamment été à l'origine de sommets du G20 censés juguler la crise et a oeuvré avec volontarisme à l'obtention d'un cessez-le-feu en Georgie en août 2008.

Mais pour les experts, malgré des efforts pour gommer le côté clinquant de ses débuts, et une image assagie depuis son remariage avec la chanteuse Carla Bruni en février 2008, M. Sarkozy paie la rançon de son hyperactivité et des récentes polémiques qui ont ébranlé son camp.

Il a "brouillé son image" jusqu'au sein de sa majorité de droite, selon le politologue Philippe Braud.

 

Mi-octobre, Nicolas Sarkozy avait dû monter en première ligne pour défendre, coup sur coup, son ministre de la Culture, Frédéric Mitterrand, contraint de se justifier sur ses écrits sur le tourisme sexuel, et son fils Jean, dont l'ambition de prendre à 23 ans la tête du quartier d'affaires parisien de la Défense avait suscité des accusations de "népotisme".

Les réformes qui s'enchaînent se heurtent jusqu'au sein de la majorité de droite à la résistance de plus en plus fréquente des parlementaires: ainsi la taxe carbone, destinée à lutter contre le réchauffement climatique, a été assimilée à un nouvel impôt.

Dernière en date, la mutinerie de 24 sénateurs de la majorité de droite UMP qui ont annoncé qu'ils voteraient contre la suppression d'un impôt local sur les entreprises qui finance notamment les municipalités.

A l'approche d'élections régionales en 2010, l'initiative récente d'un grand débat sur l'"identité nationale" a du coup été dénoncée à gauche comme une manoeuvre visant à sauver la mise en séduisant l'électorat d'extrême droite.

Pour le politologue Stéphane Rozès, "le lien entre les Français et Nicolas Sarkozy s'est profondément délité, mais il conserve le monopole de l'imaginaire politique, faute d'une alternative crédible", tant l'opposition socialiste peine à se rassembler.

Et il faudrait "une situation catastrophique pour déboucher sur une révolte à droite", renchérit Philippe Braud.

 

Rival potentiel à droite pour la présidentielle de 2012, l'ex-Premier ministre Dominique de Villepin risque une peine de prison dans l'affaire Clearstream, une machination politique par laquelle il est accusé d'avoir cherché à déstabiliser Nicolas Sarkozy.

Et du côté des jeunes militants UMP, l'optimisme reste de rigueur.

"Toutes les propositions de son programme ont été votées ou au moins lancées", affirme l'un d'eux, Antoine Sauvage, 21 ans, pour lequel il ne fait pas de doute que Nicolas Sarkozy sera réélu.

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 


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