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ANDREBIO

05/02/2016 15:46

Retraite : Après avoir filé droit, voici le temps venu de tourner en rond !

retraite7

La retraite et le non-travail, termes que l’usage a longtemps traduits par loisirs, mais dans lesquels les spécialistes d’aujourd’hui voient plutôt la disponibilité à l’essentiel.

Et certes, les loisirs qu’on pratique dans les parcs du même nom relèvent plus de l’art de se détourner de l’essentiel plutôt que de s’y consacrer.

Pour la « société », le travail est valeur positive, et ceux qui pratiquent un loisir sont ceux qui ne travaillent pas ! Moi j’ bossé comme un mulet, études comprises, pendant plus de 42 ans !

Il devient donc urgent de voir dans le temps de la retraite, autre chose qu’un temps vain vainement occupé, mais au contraire le temps où, libéré de l’affairement, l’homme consacre son industrie à ce qui le vaut vraiment.

Mais on ne change pas un regard par décret…

goutteagoutte.jpg

Pouvoir aimer le temps où on a du temps semble alors le fait des plus privilégiés de nos aînés, de ceux que leur richesse personnelle, affective, morale voire spirituelle prémunit souverainement des affres de l’attente, comme de celles de l’ennui.

Mais trop nombreuses sont les personnes âgées dont le temps est temps de l’attente plutôt que du loisir : attendre le passage du facteur, attendre la visite - ou un coup de fil - des enfants et petits-enfants, ou celle du médecin, attendre le retour de la douleur lancinante, attendre la mort.

Le temps des personnes âgées apparaît alors comme un temps suspendu, qui a bien des égards est en décalage avec le temps bousculé de la modernité.

retraite-319053.jpg

Or il est certes possible de jouir de ce temps suspendu, quand on en jouit avec quelqu’un. Ce temps suspendu n’est-il pas la condition de ce que Proust appelait le temps retrouvé ?

Mais trop souvent seules, les personnes « en âge » ressentent généralement leur suspension comme une attente, et leur attente comme une souffrance, précisément parce qu’il y a dans l’attente une dimension de passivité, d’ignorance et d’impuissance.

retraite-equateur

Ce qui caractérise l’attente, c’est ordinairement cette tension vers l’avenir, qui s’accompagne souvent, soit d’une indifférence, soit d’un mépris agacé pour le présent.

L’attente est manière de s’expatrier du présent en le disqualifiant : parce que le propre de l’attente est d’être uniquement attentive à ce qu’elle cherche et jamais à ce qu’elle trouve, parce que le présent est par définition vide de ce qu’on attend, l’attente le considère généralement comme aussi peu que rien.

Aussi celui qui attend se montre-t-il généralement terriblement injuste à l’endroit du présent !

Parce qu’il sait que ce qu’il cherche ne s’y trouve pas, le présent le plus riche lui apparaît comme la pauvreté même, et le temps qui le sépare de l’arrivée de ce qu’il attend n’a pour lui que la morne et agaçante consistance d’un délai.

"Quoi de neuf aujourd’hui grand-père ? – Rien…"

humour-retraite-decideur.jpg

Il nous semble donc que ce qui rend le temps de la vieillesse si souvent douloureux, c’est la solitude dans laquelle il est vécu.

Que donc d’abord notre société s’oblige à ne pas abandonner ses « vieillards » !

Que d’abord elle mette en place des moyens à la hauteur de ce vertigineux allongement de la vie que sa technique a permis et disparaîtraient du même coup nombre des problèmes que pose cette discordance des temps, qui oppose temps des jeunes et temps des vieux.

Mais répétons-le, on ne change ni un regard, ni une mentalité par décret.

Que faire, dès lors, en attendant ? Que faire, pour vivre pleinement l’automne de nos vies ?

Qu’on n’attende pas de la philosophie un remède souverain ! Mais un rappel de ce qu’elle disait de la belle vertu de patience n’est-il pas élégante manière de terminer ce propos sur le temps de la personne âgée ?

Que faire, dès lors, en attendant ? Que faire, pour vivre pleinement l’automne de nos vies ?

Qu’on n’attende pas de la philosophie un remède souverain ! Mais un rappel de ce qu’elle disait de la belle vertu de patience n’est-il pas élégante manière de terminer ce propos sur le temps de la personne âgée ?

Puisqu'il faut cotiser plus longtemps et qu'on ne veut pas prendre notre retraite notre retraite plus tard, il faudrait réformer les années en les faisant passer de douze à quinze mois...

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E

Il faut cesser de tourner en rond, ouvrir ses persiennes et reprendre du poil de la bête, ne pas se morfondre,
effectivement je suppose qu'à la retraite on peut lire, marcher, voyager si on peut faire des activités que l'on n'a jamais fait quand on travaillait, ou reprendre une activité lucrative ou
bénévole , enfin je suppose car moi il me reste encore de nombreuses années de travail compte tenu de mon jeune âge. !! D'ici-là restera-t-il de l'argent dans les caisses pour me payer à mon tour
une retraite bien méritée Cordialement.
Répondre
A


Chère Eloïse,


Je vous souhaite une longue vie heureuse, vous si jeune. Mais comme tou le genre humain et n'étant pas immortelle, vous passerez la barre de l'âge de la
retraite méritée sans avoir aujourd'hui en connaitre le contour. Chaque personne plus âgée ne ressemble pas à l'autre. Car nul est le clone de l'autre. Santé, mérites, argent, héritages qu'on
laisse plus que ceux que l'on reçoit, et beaucoup dautres items modifieront à ne pas se tromper. Rendez-vous plus tard.


En attendant, profitez  bien de la vie de la manière que vous souhaitez et que vous pouvez appliquer...


Bonne journée,


Cordialement, André



J

Certains ne s'arrêtront JAMAIS de travailler et mourront à la tâche, c'est le cas de certains hommes politiques, industriels ou grands patrons. S'ils s'arrêtaient ils ne le supporteraient pas.
Leur ego ne le supporterait pas, car il est bien vrai qu'un homme qui ne travaille pluis se sente dévalorisé. Mais il y a un remède à cela, pour certains ce sera du bénévolat, pour d'autres ils
reprendront une autre activité professionnelle. Certains prendront le temps de vivre, profiter de leurs petits-enfants et dépenser leurs économies de toute une vie dans des voyages autour du
monde. Chacun réagit en fonction de ses envies de faire ou de ses possibilités de faire... Cordialement 
Répondre
A


Bonjour,


Hélas, arrivé à le retraite règlement signignifée, l'homme ne fait pas la sieste ou voyage pour voir le monde entier en croisières adequates partout
ou presque ! C'est, selon les statistiques et mon opinion, rare de voir des retraités ayannt les moyens de ce fantasme. Les premiers mois, on fait "la sieste"...après c'est plus difficile car en
effet, le "JE" disparait parce que le(s) retraité(s) démunis, même bénévolement et majoritairement ne se mobilisent pas. L'âge est son compagnon de prudence au niveau de "son usure"...
les en empêchent souvent...


Seuls leurs descendants, enfants, petits-enfants et amis de même génération donnent de la convivialité et de l'affection à minima.... Quand à certains autres
caractères, mis à l'écart, la retraite est la finitude, la fin de sa vie, pas la cessation règlementaire du travail signifiée officiellement et de l'utilité économique et
sociétale.


Merci d'être un visiteur fidèle de ce blog et de vos commentaires réfléchis.


André