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ANDREBIO

05/02/2016 15:46

Puisque la mort est inévitable, oublions- là ! Et merde alors !

Puisque la mort est inévitable, oublions- là ! Et merde alors !

Pour échapper à la souffrance,

le plus souvent on se réfugie dans l'avenir.

Salon-Mort-01

 Souvent on entend : “ce n’est pas la mort qui me fait peur,

mais la souffrance”.

On ne peut pas avoir peur de la mort parce qu’on ne sait pas ce que c’est.

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La mort est une idée, un fantasme.

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Ce qui angoisse ce n’est pas de mourir mais de ne pas savoir.

Alors que la souffrance est connue.

Chacun a pu un jour où l’autre vivre une douleur,

une souffrance, physique ou psychologique.

dr_thjomas_lamotte1.jpg

Mais la douleur est bien quelque chose de conscient, on sait ce que c’est.

De plus elle appartient à la vie.

Lorsque quelqu’un meurt on dit : “il est parti sans souffrir”,

ce qui démontre bien l’idée de se rassurer dans la mort.

zen

Et lorsque : “il a beaucoup souffert avant de mourir”, on a tendance,

là encore dans un souci d’apaisement de l’esprit à rajouter :

“il ne souffrira plus maintenant”.

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La mort comme une libération de la souffrance... 

vie-mort Darwin

Je pense qu’une partie de la réponse se situe à ce niveau.

Est-il concevable d’envisager la vie comme une souffrance,

quelque chose auquel on ne peut faire face ?

Le sommeil l aventure interieure

En fait, c’est la vie qui n’est pas maîtrisable, “domptable”.

C’est la vie que l’on subit et on tente de faire “au mieux”.

L’aspect conscient d’une vie est infime comparé au côté “inconscient”.

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La vie est comme un film, à la différence qu’un film lorsque commercialement

il est rentable, on lui créé des suites. Qu’en est-il de la vie ?

Qu’elle “marche” ou qu’elle ne “marche” pas, peut-on lui faire une suite ?

Les religions tentent de répondre à ces questions :

le paradis, la réincarnation...

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Dormir est une pulsion de mort.

Le Sommeil

 Le sommeil, en psychanalyse, est une pulsion de "mort".

Il existe les pulsions de "vie", celles qui nous gèrent au quotidien

et qui en général prennent le dessus.

Mort et Vie

Le sommeil répond à une pulsion de mort

(inactivité inconsciente où l'on ne maîtrise plus rien,

à commencer par ses rêves).

L'insomnie empêche de répondre à cette pulsion de mort : moins vous dormez

et plus inconsciemment vous vous persuadez que vous êtes encore en vie.

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C'est d'ailleurs le cas des bébés qui pleurent la nuit,

bien souvent pour répondre à l'angoisse des parents :

dire que tout va bien, "tu vois maman,

c'est la nuit et je suis en vie, alors rassure-toi, il ne m'arrive rien".

Pourtant le sommeil répond à un besoin physiologique.

Paradoxe de la situation, si l’on ne dort pas on finit par mourir.

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La peur de la mort n’est pas la même chose

que la peur de mourir. 

 clejrp6e

La mort est prise comme entité, représentée et nommée

comme s’il s’agissait de quelqu’un.

Certaines légendes la représente comme “la faucheuse”,

elle vient et vous emporte : ce n’est pas vous qui décidez

et c’est là que l’angoisse prend son sens.

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Comme si c’était quelqu’un qui décidait pour vous le moment

où vous ne serez plus sans finalement vous “demander votre avis”.

Sa vie n’est-ce pas le principal élément de soi ?

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Sans la vie on ne peut être.

Livre-La-Mort

La peur de la mort ce serait la peur de ce qui est “nommable”

sans pour autant prendre un sens concret.

Un voyage vers l’inconnu que l’entendement ne pourrait atteindre.

La peur de mourir est plus à rapprocher d’un déplacement de l’angoisse de vie. 

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La mort comme moteur de vie.

souffrance 2

Alors que faut-il faire ? Ces angoisses sont nécessaires

à la continuation de la vie car elles repoussent et déplacent

l’inacceptable du quotidien.

Tout le monde (même si certains prétendent le contraire)

a peur de la mort, de mourir.

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Ces peurs peuvent se matérialiser

de mille et une manières différentes. 

Lorsque l’angoisse est démesurée, de nature phobique,

en parler voire consulter peut, non pas atténuer,

mais permettre de mieux “vivre” avec cette idée,

accepter finalement une angoisse et s’apercevoir

qu’elle est un moteur dans le développement de soi

et surtout indispensable à la vie.

letemps.jpg

Sur la piste du temps, on imagine une ligne (la mort)

au-delà de laquelle la souffrance présente cessera d'exister.

 

 

Quand on réfléchit sans tabou,

finalement c’est la mort qui donne

de l’importance à la vie ! Non ?

 

 

 

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M
Quand on réfléchit ce qui donne de l'importance à la vie ce ne sont pas les angoisses de mort , ni les angoisses tout court, c'est le bonheur d'être heureux , le bonheur de vivre, de parler, de marcher, de rire et d'être heureux
Cordialement
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