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ANDREBIO

05/02/2016 15:46

Plus le monde se mondialise, plus la terre des hommes se terrorise...

Plus le monde se mondialise, plus la terre des hommes se terrorise...

Non seulement ces phénomènes, mondialisation et financiarisation, n’ont rien d’autre de nouveau que leur ampleur, mais surtout ils n’expliquent rien : ils sont à expliquer.

Cela est assez simple en ce qui concerne la mondialisation, mais plus ardu pour la financiarisation. Car alors on rentre dans le domaine exubérant et confus de la circulation des monnaies, de l’argent, des capitaux.

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Cette jungle est un monde renversé, où, à la surface, les rapports entre ces choses dominent les rapports entre les hommes.

Ces choses, qui sont les formes que revêtent les produits de leurs travaux, se résument finalement dans l’argent (monnaie, capital, intérêt, profit etc.).

Il devient ainsi le Grand Fétiche, une force mystérieuse qui semble vivre une vie indépendante et décider de la pluie et du beau temps du monde capitaliste.

D’où vient cette indépendance ? D’où vient que l’argent impose sa loi ?

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Voilà ce qu’il faudrait élucider avant d’affirmer que l’Etat peut le contrôler, qu’il ne doit plus être roi, que les rentiers sont des vampires.

Mais voilà justement ce que se gardent bien de faire les apologistes du « bon capital », un capital qui serait dominé par l’Etat démocratique afin qu’il serve le bien commun.

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Pourquoi ce contenu-ci (le travail humain) prend cette forme-là (l’argent), et pourquoi cette forme s’autonomise, s’enfle en « bulles » énormes qui éclatent en krachs boursiers et monétaires qui entraînent des destructions matérielles et humaines d’une violence inouïe.

Certes nul ne peut rentrer dans tous les arcanes extrêmement compliqués et confus de la circulation de l’argent, dans le détail de l’énorme fouillis des « produits financiers », et de tous les circuits du crédit, par lesquels il semble fructifier et grossir de lui-même, comme par enchantement.

Mais je tente de donner la logique générale du phénomène, son essence.

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L’exercice est austère puisqu’il s’agit de plonger dans les eaux glauques de la finance, dans l’ennui infini de l’argent dans lequel disparaissent toutes les qualités humaines, la vie elle-même avec tous ses désirs.

Les proclamations anticapitalistes, les imprécations indignées contre le pouvoir de l’argent, les indignations généreuses dénonçant la misère intellectuelle et physique, les appels à la vertu « citoyenne », n’y suffisent pas, pas du tout.

Il faut aussi comprendre le pourquoi de cette situation, si toutefois on veut vraiment y remédier en allant jusqu’à ses racines.

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Elle leur permet de se borner à stigmatiser simplement les « mauvais capitalistes » (spéculateurs, financiers), ceci pour faire ressortir les « bons » investisseurs, entrepreneurs).

Ce qui n’est, en fin de compte, qu’une tentative pour faire croire à un avenir de ce système pourrissant, l’Etat se chargeant de contraindre les premiers et l’Etat se chargeant de contraindre les premiers et d’aider les seconds, avec leur aide d’experts bien surs… 

La financiarisation n’est que l’extension nécessaire, massive, mondiale, du système de crédit, lui-même aboutissement, logique et inéluctable, de l’existence de l’argent.

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La complexité et l’ampleur du monde de la finance est un phénomène moderne dont on trouve l’origine historique dans le développement du crédit et des banques qui accompagne celui des échanges marchands.

Ce n’est pas sous l’angle historique qu’il faut ici expliquer ces phénomènes, mais sous l’angle logique.

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Je définis donc l’argent à partir du noyau de l’échange marchand simple, de l’échange isolé de toute autre détermination que celle qui constitue son noyau central : tant de marchandises « A » s’échangent contre (égalent) tant de marchandises « B ».

Cette abstraction n’est évidemment pas historique (comme si jamais les échanges s’étaient réduits à cette seule détermination, et à cette seule scène entre deux personnages), mais essentielle (qui fixe l’essence, le cœur, du phénomène).

Elle aboutit d’ailleurs à la loi de l’échange des marchandises suivant leur valeur qui, cette valeur étant trouvée comme nécessairement sociale, n’a de pleine validité qu’à l’époque de la « mondialisation » (c’est alors qu’elle est pleinement sociale).

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Ainsi l’échange simple n’est pas tant un concept historique que logique !

 

Sur la balance de la mondialisation, une tête d’enfant du tiers-monde pèse moins lourd qu’un hamburger...

 

 

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J

Article très intéressant ....


Cela change des états d'âme vrais ou fantaisistes ...lol  


on y apprend beaucoup de choses...


Merci Jean-Michel
Répondre
A