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ANDREBIO

05/02/2016 15:46

La fin de la vie rattrape plus vite ceux et celles qui la fuient…

Le premier défi de la vie c’est sa fin.


928875-1101196.jpgIl nous force à admettre que nous sommes limités. Nos capacités sont limitées de même que les choix que nous pouvons faire et le succès que nous obtenons.

Pour les personnes qui acceptent déjà cette finitude, la diminution de leurs forces et le manque de temps pour réaliser leurs rêves est décevant, certes, mais il est vécu comme naturel, "dans l'ordre des choses".

 

Mais pour celles qui avaient tendance à refuser ou nier leurs limites, il est beaucoup plus difficile de tolérer cette diminution qui les force à reconnaître leur finitude.

L'âge fait diminuer plusieurs de nos capacités.

 

article personnes ageesPar-là, il nous force à considérer nos limites qui deviennent de plus en plus évidentes; il nous invite à les intégrer dans notre identité.

 

Si nous relevons le défi, nous deviendrons capables d'adapter notre façon d'agir et nos activités à nos ressources réelles pour bien profiter de cette étape de vie où la finesse et la subtilité ont plus d'importance que la force.

 

Si nous refusons, la perte de force et la vulnérabilité aux malaises seront des sources de soucis, de révolte et d'angoisse de plus en plus constants.

 

Le défi existentiel de la solitude consiste principalement à reconnaître que chacun d'entre nous est seul responsable de son existence.

 

jeunesse-vieillesse-1241173.jpgContrairement à ce qui se passe dans l'utérus et, à un degré moindre, dans l'enfance, chacun est la seule personne vraiment capable de voir adéquatement à sa satisfaction.

 

La fusion est une illusion qui n'apporte que frustrations, reproches et plaintes.

L'âge nous invite de diverses façons à faire face à cette réalité.

 

Mais la plus importante est sans doute le fait que nous perdons beaucoup de personnes sur lesquelles nous avions appris à faire reposer la satisfaction de certains besoins.

 

Que ces personnes nous quittent par choix, à cause de circonstances ou par la mort, le résultat demeure le même: nous redevenons responsables de certains de nos besoins.

sport-longevite.jpgLa personne qui se considérait déjà comme principale responsable de son bonheur est moins troublée par ces pertes.

 

Elle est encore capable de trouver d'autres sources de satisfaction. Mais ce n'est pas le cas de celle qui s'appuyait essentiellement sur une ou plusieurs autres pour répondre à ses besoins.

 

Elle se retrouve facilement démunie et désespérée devant la disparition de sa source de satisfaction.

Pour la personne qui refuse le défi, l'avenir est nettement plus sombre: elle est à la merci des décisions des autres.

 

Ce sont les personnes qui sont chargées d'elle qui décident ce dont elle a besoin et quelles sont les façons de répondre à ces besoins.

 

2009-02-17T123550Z_01_APAE51G0YZV00_RTROPTP_2_OFRTP-FRANCE-.JPGLeurs choix sont évidemment guidés par un grand nombre de facteurs où le bien-être réel, la satisfaction et la dignité de la personne ne figurent pas toujours au premier rang.

 

C'est vrai lorsque ce sont des institutions qui prennent la personne en charge, mais c'est vrai aussi lorsque ce sont les enfants meurtris.


Le défi de la mort est aussi celui de la vie.

 

C'est parce que notre vie se termine un jour que les moments qui en font partie sont vraiment importants.

 

age-aww-black-and-white-cool-couple-couples-Favim.com-38619.jpgDans une vie éternelle (? c'est ou ?), le présent n'aurait aucune signification spéciale, mais si sa durée est limitée, les instants de notre vie deviennent précieux.

 

Il suffit de se demander ce qu'on ferait si on n'avait qu'une semaine à vivre pour constater la valeur de chaque moment.

 

Fréquemment le décès d'un être cher nous poussions à faire un bilan de notre vie et de la façon dont nous en utilisons les moments. Il arrive souvent que ce soit l'occasion de redéfinir nos priorités d'une façon où le présent prend une meilleure place.

Plus la vieillesse s’avance, plus notre mort devient une réalité tangible.

 

retraite.jpgOn ne peut pas aussi facilement l'ignorer ou continuer d'en nier l'importance.

 

La personne qui refusait jusque-là de considérer sa vie comme limitée peut être très intensément menacée par cette réalité qui s'impose de plus en plus clairement. La fuite et le déni deviennent alors de plus en plus difficiles.

Le fait de vieillir est donc une dernière occasion de découvrir combien la vie a été précieuse.

 

La personne qui accepte ce défi est capable de traiter tous les moments de vie qui lui restent comme des ressources précieuses qu'elle peut exploiter de son mieux.

 

C'est ce qui lui permet de compléter harmonieusement sa vie en mettant l'accent sur les aspects et les expériences qui ont le plus de valeur à ses yeux.

 

mais-senior.jpgC'est le chemin qui conduit à une fin sereine où on peut partir en ayant la satisfaction d'avoir vraiment vécu. Encore faut-il une réserve de courage !

Pour la personne qui repousse ce défi, l'idée de mourir devient alors très angoissante.

 

La fuite qui en résulte a des conséquences importantes sur la qualité de l'existence de la personne.

 

Elle multiplie les précautions et cherche à neutraliser tous les dangers. Il en résulte que son espace vital rétrécit considérablement, un peu comme celui de la personne qui souffre d'une phobie envahissante.

 

vieillesse2.jpgAu bout du compte, c'est à une existence de moins en moins vivante et de plus en plus éteinte que la personne s'accroche. Il n'est pas étonnant qu'elle ait alors l'impression de ne pas avoir assez vécu.


La vieillesse est donc une dernière occasion de faire face aux réalités les plus fondamentales de notre existence.

 

Elle nous présente les défis de la vie auxquels nous n'avons pas encore consenti et nous invite à les confronter.


solitude-in-nature-11.jpgLes défis ne sont pas les mêmes pour tous; chacun d'entre nous y rencontre ses zones aveugles les plus importantes. Il s'agit, en quelque sorte, d'une occasion pour compléter le travail de notre existence.


Si nous relevons ces défis, la vieillesse cesse d'être une détérioration qui nous déprime.

 

Elle devient une nouvelle occasion de croissance, une démarche pour nous épanouir davantage.

 

Tout comme pour les jeunes, le fait de vieillir devient alors une façon d'élargir le champ de nos possibilités et de nos capacités.

 

Ce que nous gagnons alors, c'est la possibilité de vivre une vieillesse pleine.

la-fin-de-vie-une-question-souvent-dure-a-aborder-photo-pat.jpgEt c'est à une nouvelle tâche de vie que nous pouvons alors consacrer toutes nos énergies : compléter une vie dont nous pourrons sortir vraiment satisfaits, une vie qui aura valu la peine d'être vécue.

 

Et l'avantage de la vieillesse, c'est que le peu de temps dont on dispose nous donne la liberté   de ne s'occuper que des choses qui ont le plus d'importance à nos yeux.


…Encore faut-il la force  !

 

 

 

L’épreuve du courage n’est pas la fin de la vie,

mais de vivre !

 

 

 

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