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ANDREBIO

05/02/2016 15:46

Nazisme et fascisme aujourd’hui dans le monde !

Allemagne : Ce néonazisme ultraviolent qui ressurgit à l'Est

 

Pour savoir reconnaitre les nouveaux fascistes et les nouveaux nazis parmi les leaders politiques actuels, quel que soit le nouveau visage qu'ils nous présentent, il est indispensable de connaitre l'histoire et de savoir comment ils ont pris le pouvoir dans le passé, quelles stratégies ils affectionnent, et quelles sont leurs méthodes de propagande.  

Hitler_dark.jpgSouvenez-vous comment Hitler commençait son discours très calmement, comme un dirigeant politique « normal », puis comment le ton monte très vite... En quelques minutes, ce n'était plus le même homme, Hitler semble littéralement possédé, canal d'une force maléfique qui le dépasse...

Deux garçons en uniforme de SS. Les autres en bombers et rangers noirs. Ils sont neuf néonazis ce 1er novembre 1996 à parader effrontément à l'intérieur du camp de concentration de Buchenwald. C'est ici, à quelques kilomètres de Weimar dans l'ancienne RDA, que de 1937 à 1945 les nazis ont déporté 270 000 personnes. 56 000 y périrent.

 

La montée de ce nouveau « tourisme » d'extrême droite

 

Quand les employés du Mémorial découvrent ces visiteurs à croix gammée, ils donnent l'alerte. Ce n'est pas la première fois : « D'autres néonazis étaient venus un mois plus tôt déjà, se souvient Rikola-Gunnar Lüttgenau, directeur adjoint du site. Les pouvoirs publics allemands ont  minimisé ces agissements comme de simples provocations ! Ce jour-là, sans se rendre vraiment compte du danger, il a été seulement signifié aux neuf interpellés, tous originaires des alentours d'Iéna, l'interdiction de revenir sur les lieux sous peine de poursuites judiciaires.

 

Ce « trio nazi » ne s'est pas contenté de parades

 

1456415606.jpg15 ans plus tard, l'Allemagne est bien obligée d'ouvrir les yeux : parmi les visiteurs indésirables de Buchenwald figuraient Uwe Mundlos et Uwe Böhnhardt, les deux garçons afublés des uniformes interdits, et leur amie, Beate Zschäpe. Inconnus il y a trois mois, ces trois noms sont aujourd'hui au cœur d'une série de crimes terroristes inédits depuis la RAF (Fraction armée rouge). Ce « trio nazi » ne s'est pas contenté de parades. Il est passé à l'acte. Durant les treize années de sa vie clandestine, la « fraction armée brune » a d'abord posé des bombes, puis assassiné neuf étrangers et une femme policière. L'escapade à Buchenwald n'était pas l'acte isolé d'adolescents en rupture : c'était le début d'une escalade insensée.

 

Les nouveaux Länder sont-ils aujourd'hui infestés par la peste brune ?

 

Fuhrer-ex.jpgLe “trio nazi” fait resurgir les pires démons du passé allemand. Il bouleverse le débat politique en posant de cruelles questions : les nouveaux Länder sont-ils aujourd'hui infestés par la peste brune ? Quelle est la part d'héritage de la dictature communiste dans cette montée en puissance d'un néonazisme ultraviolent ? Certes, ce n'est pas la première fois que l'Allemagne s'interroge sur cette jeunesse est-allemande qui a profité de la réunification pour renouer avec les idéaux nationaux-socialistes de ses grands-parents. Déjà en 1982, le film « Führer ex » racontait comment des jeunes ont été pris en main par d'anciens nazis dans les geôles est-allemandes puis, après la chute du Mur, ont semé la terreur dans les milieux gauchistes et immigrés. Mais le 4 novembre 2011, la réalité dépasse la fiction.

 

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Uwe Mundlos, 38 ans, et Uwe Böhnhardt, 33 ans, viennent de réaliser leur quatorzième braquage de banque à Eisenach. S'apercevant qu'on les a repérés, ils mettent le feu au mobile home dans lequel ils s'étaient réfugiés et se tirent une balle dans la tête. Trois heures plus tard, à 180 kilomètres plus à l'est, dans la ville de Zwickau, Beate Zschäpe, 36 ans, fait exploser l'appartement dans lequel le trio vivait sous de fausses identités, afin d'effacer toute trace de leurs activités. Mais un document échappe à la destruction.

 

C'est un film de quinze minutes, un détournement du dessin animé « La Panthère Rose » qui retrace avec un humour obscène la longue série de meurtres. Dans son sordide « tour d'Allemagne », ladite panthère, présentée comme une émanation du groupe terroriste NSU (national-socialisme souterrain), annonce une « opération brochette de « Döner » et fait défiler les images des cadavres des victimes. Le document s'achève par cette définition du NSU : « Un réseau nationaliste de camarades ayant comme principes des actes, pas des paroles. »

 

Une série de meurtres étranges de petits commerçants turcs et grecs


Aussi incroyable que cela paraisse, c'est de manière quasiment fortuite - à l'occasion, donc, d'un banal braquage - que le mystère des Dôner-Morde (les meurtres de vendeurs de Döner Kebab) a finalement été résolu. Entre 2000 et 2006, la police avait noté une série de meurtres étranges de petits commerçants turcs et grecs : deux d'entre eux vendaient des Döner Kebab, les autres étaient kiosquier, fleuriste, cafetier...

Censés suivre de près les milieux néonazis, les services secrets ont été alors incapables d'établir un lien entre tous ces meurtres. Pour eux, il ne pouvait s'agir que de règlements de comptes entre Turcs. « Ces attentats n'ont jamais été revendiqués », se défend aujourd'hui le Ministère de l'Intérieur. Il n'empêche. Cette défaillance provoque une immense polémique outre-Rhin. Naïveté, négligence ou sympathie coupable des services secrets du Land de Thuringe ?

 

 

 

 

 

 

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