Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
ANDREBIO

05/02/2016 15:46

MICHEL, tu nous manques plus quand il fait froid....POUR LES PAUVRES.


C'est l'histoire d'un mec... un mec pas... non! Un mec normal. Je suis né à paris, dans le quatorzième, j'ai été élevé à Montrouge, je mesure 1,72 mètreset pèse 86 petits kilos.

Après de brillantes études primaires (oh! combien!) qui me conduisirent à chuter au certificat d’études (CEP), je décidai de ne pas commettre l'erreur retourner à l'école afin de ne plus connaître l'horreur de l'échec. J'entrai au PTT comme télégraphiste. On me conseilla alors de démissionner. Alors j'entrepris plusieurs apprentissages dans différentes professions (14 en tout!) : photographe, garçon de café, fleuriste, marchand de légumes... et pis j'entrai à l'usine comme manutentionaire. Je ne suis pas mécontent d'en être sorti.

A force de traîner le soir du côté de la Contrescarpe, j'ai fini par apprendre à jouer de la guitare, à chanter, et un jour j'ai sauté le mur qui me séparait de la vie d'artiste à laquelle je rêvais. J'ai commencé par chanter dans un restau,«Le Vieux Bistrot », dans l'île de la Cité, puis dans un autre.

Un jour j'entre dans un cabaret pour chanter; on m'engage pour faire la vaisselle. Je reste là plusieurs mois et j'y fais mes débuts de chanteur. Il y avait là deux jeunes qui venaient chanter le soir : Jo Moustaki et Maxime Le Forestier. C'est là aussi qu'on m'a donné ce surnom : Coluche. Après ce cabaret j'en fais d'autres comme chanteur, puis dans l'un d'eux je rencontre Romain Bouteille qui m'emmène avec lui dans son « Café de la Gare ». Il m'apprend à jouer ainsi qu'à d'autres (Miou-Miou, Patrick Dewaere).

Plus tard, je quitte le « Café de la Gare » et avec des copains nous fondons « Le Vrai Chic parisien » et,ensemble nous montons successivement Thérèse est triste au TTX 75 (Olympia), Ginette Lacaze 1960 que Dick Rivers choisit comme première partie de son Rock’n’roll Show à l'Olympia. (Je peux dire qu'à cette époque personne n'y croyait et qu'il nous a imposés de force.) Ensuite, une troisième pièce : Introduction à l'esthétique fondamentale. Mais une troupe, ça n'est pas facile à faire vivre, les rapports y sont délicats et moi je ne le suis guère. On se sépare, et je fais cavalier seul... par force.

Ce qui me fait le plus rire ce sont les comiques qui s'ignorent : la télé. La télé, c'est bourré de gags, mais tellement qu'on ne peut pas les reproduire. Les gens croiraient qu'on invente. Par exemple, après un petit film pour promouvoir une campagne au profit des aveugles, une speakerine déclare : « Nous tâcherons de ne pas rester sourds à cet appel. » Ça, je l'ai vu et entendu.

Mais j'aime bien aussi les comiques qui ne s'ignorent pas. Au cinéma ma préférence va à Jacques Tati. Play Time est mon meilleur souvenir. Au music-hall j'aime surtout Raymond De vos. J'aimais beaucoup Fernand Raynaud.

Voilà en gros... mon premier disque vient de sortir...j'inaugure le "Caf’conc" de Paris", un nouvel endroit des Champs-Élysées où je pense bien m'amuser.

Parlons de mes égouts et de mes couleuvres :

- J'aime flâner sur les Grands Boulevards;

- J'aime Paris au mois de mai;

- J'aime bien mes dindons;

- J'aime mieux mes moutons;

- J'aime le jambon et la saucisse;

- Je hais les dimanches.

- Moi, j'aime le music-hall !

____________(http://coluche.ifrance.com)_______

 

 

Coluche, Michel Colucci de son nom de baptême, reste l'un des comiques préférés des Français plus de 20 ans après sa mort.

Caustique, impoli, dérangeant, il est un artiste aux multiples facettes, lui qui a fréquenté les mileux du cabaret, du cinéma et de la chanson, avant de se frotter à la politique en 1981 et à l'associatif en fondant les "Restos du Cœur "quatre ans plus tard.

Son incursion dans la campagne présidentielle a été adaptée au cinéma par Antoine de Caunes. François-Xavier Demaison y incarne un Coluche dépassé par son propre jeu.




 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

 


Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article