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ANDREBIO

05/02/2016 15:46

Les moments de crise produisent un redoublement de vie chez les hommes.

L’époque moderne semble rythmée par des profondes instabilités sociales et politiques qui accouchent ensuite d’un nouvel ordre mondial.
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Le 21ème siècle et les suivants seront ainsi : l’homme s’observe enfin. 

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Psychanalyse, physique quantique, keynésianisme, l’homme, et son mystère, sa part d’ombre, sont au centre des réflexions.

A quand dater la fin du 20e siècle ?

Certains ont dit 1989, la chute du mur de Berlin, d’autres 2001 avec celles du World Trade Center, d’autres diront plus tard 2008.

Sans doute a-t-il commencé avec les trois Big Bangs, Internet, Mobilité et Numérisation entre 1970 et 1990.

C’est là que s’est mise en place l’organisation de l’économie puis de la société « en réseau ». 

La finance est d’abord le reflet des évolutions d’une économie où les entreprises agissent de plus en plus en réseau, se concentrent sur leur cœur de compétence et interagissent les unes avec les autres via les interfaces que constituent les normes et les contrats.

L’économie des contrats et la prolifération des normes européennes ou internationales ne sont que le décalque de ce qu’est l’Internet, un lieu d’échange aux interfaces automatisées.

Mais, la mutation profonde et radicale d’une société ne veut pas dire changement de style. 

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Rappelons-nous le temps qu’il fallut aux Lumières pour que leurs idées se répandent et finissent par changer profondément les bases des sociétés notamment en France.

Et souvenons-nous aussi qu’avant la Révolution Française beaucoup de choses avaient déjà changées.

En 1918, les pays ont essayé de reprendre le cours de leur histoire, les années folles et autres, mais en vain, et il fallut les réflexions de Keynes, entre autres, pour imaginer et penser le monde de l’après-guerre.

Et encore une fois, tout n’est pas surgi du néant, la Société des Nations existaient déjà, Roosevelt et d’autres avaient déjà eu des politiques « keynésienne », mais encore une fois, il a fallu un changement profond pour pousser ce qui n’était qu’anecdotique sur le devant de la scène et éclipser définitivement ce qui restait, sédimenté, de l’ancien monde.

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Si cette logique se tient - et elle pourrait être absurde car rien ne dit qu’il y a des lois en histoire - alors un « âge Internet », entendu comme la mise en place d’un nouveau type de société, que nous ne percevons encore que par ses effets anecdotiques, pourrait apparaître dans un moment de crise comme celui-ci.

Il est trop incertain de vouloir dire quoi que ce soit de l’avenir.

La science, qui avait changé de visage à la fin du 18e siècle (Les Mots et les Choses de Foucault en rendent bien compte), puis au début du 20e siècle avec l’introduction de l’homme dans les équations, a à nouveau changé radicalement avec l’introduction du numérique.

Un scientifique aujourd’hui est un modélisateur informatique du monde qui l’entoure, tout se passe aujourd’hui par l’ordinateur, on y stocke et gère les données, on y fait tourner des modèles, etc.

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La science aujourd’hui n’a plus rien à voir avec celle d’il y a 40 ans. 

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La façon de voir le monde est donc différent : non plus tant régi par des équations fixes, ou probabilistes, que par des corrélations entre des grandeurs différentes.

La vision est trop rapide, erronée, mais elle voudrait faire sentir combien le monde vu aujourd’hui par les scientifiques est plus proche d’une Second Life que des équations d’Einstein.

Mais une chose est entendue, nos Lumière ou nos Keynes se trouvent dans l’Internet.

Une organisation de la société en réseau, la transformation de la figure de l’intellectuel recyclé en bloggeur, de l’artiste-star en artiste-tout-le-monde, etc.

La crise de l’édition, de la papeterie, des médias traditionnels se comprend sous cet angle. Etc.

Nous restons avec le « doigt d'honneur » pointé vers nous dans le style : « Démerdez-vous » !!!

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Difficile alors de savoir ce qui adviendra maintenant. On peut penser que tout se trouve déjà sous nos yeux.

 
La critique est facile certes, et l'art reste difficile !

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