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ANDREBIO

05/02/2016 15:46

Le temps qui passe avec cette création permanente des souvenirs

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Les jours l'un après l'autre s'enfuient dans la poussière
Des poèmes effacés, des rêves inassouvis.
Ils emportent avec eux les larmes et les paupières
Et dessèchent les cœurs qu'ils auront asservis.

Hier, en les voyant traverser la fenêtre,
Monstres ignominieux féroces et implacables.
J'ai senti un grand froid au milieu de mon être,
Et je me suis blotti pétrifié sous la table.

De crainte qu'ils ne rejoignent mon esprit en errance,
Pénétré de ses doutes et de ses malfaçons,
Je me suis fait petit, retombant en enfance
Alors que j'étais jeune et tout petit garçon.

Quand je croyais la vie, sublime et sans mystère
Exempte de tous les maux qui la rendent féroce ;
Que je me réfugiais dans les bras de ma mère
Car elle était pour moi l'avenir et la force…

Ma mère disparue, je me sens bien indigne
De ce qu'elle m'a légué de joie et de ferveur ;
Les années qui s'effacent estompent et égratignent
Son sourire radieux imprégné de douceur.

Pourtant ce souvenir puissant comme une flamme,
Ma donné un tonus inconnu jusqu'alors ;
Un vrai roboratif qui revigore l’âme
La rendant plus vaillante pour affronter le sort.


Mais voici que le temps régénère le passé,
Il se fait très docile, recherche une caresse ;
Je me dresse tout à coup enfin débarrassé
Du démon pernicieux, celui de la détresse.

Je chavire la table, pris de rage invincible ;
J'ouvre grandes les fenêtres pour regarder en face
Cette fuite du temps lente et imprescriptible
Qui fait renaître en moi comme un état de grâce.









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