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ANDREBIO

05/02/2016 15:46

La dépression frappe « au hasard ». C’est une maladie, pas un état d’âme…

3.JPGEn quoi consiste la dépression bipolaire et comment la distinguer d’une dépression majeure. Comment faut-il agir avec l’un et l’autre pour les aider à guérir.
  

Ce terme de « dépression », tel qu'il est utilisé à « toutes les sauces » et au Café du Commerce, n’est que descriptif et n’a aucune valeur explicative. Il s’applique comme un nom à un groupe de symptômes sans fournir quelque information que ce soit sur les causes ou les origines de ces symptômes ou de ces troubles.

Ce terme n'apporte rien à la compréhension de ce qui se passe intérieurement chez la personne diagnostiquée. Il ne touche que son comportement visible de l’extérieur.

 

Ce terme est trompeur car il semble plus facile à appliquer qu'il ne l’est en réalité.

 

Il est très souvent mal utilisé par des personnes disons « fatiguées » n'ayant pas la formation pour en comprendre la portée et les implications.

2.JPGCeux qui ont les connaissances médicales et neurologiques nécessaires sont seuls pour mener un vrai diagnostic. Ce terme n'apporte rien à la compréhension de ce qui se passe intérieurement chez la personne diagnostiqué. Il ne touche que son comportement visible de l’extérieur. Ce terme est trompeur car il semble plus facile à appliquer qu'il ne l’est en réalité.

 

Il est très souvent mal utilisé par des personnes disons « fatiguées » n'ayant pas la formation pour en comprendre la portée et les implications. Ceux qui ont les connaissances médicales et neurologiques nécessaires sont seuls pour mener un vrai diagnostic.

 

Beaucoup de personnes (ne faisant pas partie du corps médical notamment dans l’univers de la psychothérapie) s’acharnent à toujours vouloir en savoir davantage. Les plus fréquents ont le besoin de comprendre ce qui se passe, la recherche d’une solution appropriée, la recherche d’une façon de s’adapter à l’éventuelle maladie et le désir de savoir s’il y a un espoir de guérison. Il y a aussi parfois des motifs moins avouables comme la recherche d’arguments et d’armes pour toucher les environnements privés ou professionnels. Il s’agit très rarement d’une simple curiosité gratuite...

En apposant une étiquette pour désigner un problème, ils ont tendance à prendre une signification bien plus large et plus figée que celle qu’ils ont vraiment…sans avoir consulté un spécialiste, un neuropsychiatre…

5.JPGBien sûr, les professionnels pour lesquels ces termes sont des outils de travail en comprennent bien les limites et ne tombent pas dans ce piège. Mais c’est parce qu’ils ont toutes les autres connaissances nécessaires à une compréhension d’ensemble. C’est aussi parce que leur entraînement clinique et leur expertise leur a enseigné les limites de cette classification.

Un professionnel qui connaît bien les personnes impliquées peut sans doute donner des conseils appropriés, au moins superficiellement. Mais c’est avant tout grâce à son habileté clinique et à la capacité d’en discuter avec l’autre qu’il est en mesure de se prononcer. Il serait bien incapable de donner des conseils judicieux sur une base générale, sans savoir à qui il s’adresse exactement. Dans la plupart des cas, un professionnel répondrait aussi qu’une personne trop directement concernée et personnellement impliquée est mal placée pour être vraiment utile.

 

Tout comme le médecin ne se soigne pas lui-même et comme l’avocat ne se défend pas lui-même, le psychothérapeute, en général, se considère inapte à traiter ses proches ou lui-même. Et donc encore moins ceux qui souffrent  et parle de…dépression !

6.JPGLa thérapie par la drogue ou l’alcool ou toute addiction pernicieuse ? Existe-t-il des psychothérapies utilisant des drogues psychotropes ou d'autres moyens analogues pour de faciliter l'accès aux conflits inconscients ?  Bien des spécialistes se sont penchés sur la question de l'utilisation des drogues dans un but d'exploration (plutôt que pour masquer les symptômes). Sigmund Freud lui-même, il y a plus d'un siècle, a fait des expériences avec la cocaïne dans l'espoir d'obtenir un accès plus direct aux réalités psychiques qui échappent à la conscience. Plus récemment, à partir des années soixante, plusieurs thérapeutes ont étudié la question en s'appuyant sur le LSD, la marijuana et d'autres drogues « récréatives ».
 


4.JPGIl y a aussi des tentatives du même genre mais non médicamenteuses. L'utilisation de l'hypnose pour obtenir l'accès aux « souvenirs refoulés » est le moyen le mieux connu, mais d'autres méthodes sont utilisées régulièrement par quelques spécialistes. Par exemple, l'hyperventilation sert à provoquer des « régressions » et à stimuler l'émergence de « souvenirs » inconscients. Le dessin, la musique, le jeu, les masques, la danse, les positions de stress et même le tarot sont utilisés pour atteindre des résultats analogues.

Il faut aussi considérer, dans la même veine, tous les moyens, « thérapeutiques » ou non, qui visent à diminuer l'efficacité des défenses et des résistances.

 

7.JPGSi l'alcool est aussi généralement présent dans les fêtes et les célébrations, ce n'est pas par hasard.

 

C'est en partie parce qu'il diminue les inhibitions et, par conséquent, favorise une expression plus ouverte et plus intense qui contribue à faire de la fête un succès.

 

On peut aussi penser à des techniques plus « professionnelles » comme les sessions intensives et même ce qu'on appelait autrefois les « marathons de croissance » (des sessions qui, en continuant sans arrêt, faisaient diminuer les résistances en épuisant les personnes).

 

Deux problèmes...


Dans l'ensemble, ces techniques posent toujours les deux mêmes problèmes : une faible fiabilité et une utilité très limitée. Une bonne compréhension du fonctionnement psychique permet de comprendre la nature de chacun de ces obstacles et, par conséquent, les principales raisons qui font que ces techniques n'ont jamais réussi à devenir plus répandues.

8.JPGLes moyens qui font émerger des souvenirs inconscients nous laissent toujours devant la nécessité d'un acte de foi. Il faut accepter une vérité qu'on ne peut vérifier réellement pour que l'exercice ait un sens. Que l'émergence soit due à un effet chimique ou à une forme de suggestion plus ou moins directe, il faut toujours avoir la foi pour croire qu'elle est réelle et qu'elle correspond vraiment à une réalité psychique qui vient de l'intérieur, à un souvenir du passé plutôt qu'à une création immédiate.

 

D'ailleurs, il y a longtemps que les spécialistes de l'hypnose sont familiers avec les « faux souvenirs » que peut provoquer la suggestion même lorsque toutes les personnes impliquées sont parfaitement sincères et totalement authentiques dans leur recherche de vérité.

Le premier problème est donc important: on ne peut savoir si les « souvenirs refoulés » qu'on découvre sont réels. Comment s'appuyer sur eux pour alimenter une démarche de changement ? Mais le deuxième problème est encore plus grave car il détruit l'efficacité possible de toute la démarche. Pour le comprendre, il faut bien connaître la fonction des « mécanismes de défense » et de leur application particulière qu'on appelle les « résistances ». L'inconscience est le résultat d'une forme de refus intuitif de l'organisme devant une trop grande difficulté.

 

Lorsqu'on fait apparaître artificiellement une réalité ainsi repoussée, on crée un déséquilibre important que la personne n'a pas encore les moyens de résoudre.

 

La réaction normale est parfaitement prévisible : la personne va tenter par tous les moyens pour retrouver son équilibre. Et, bien sûr, le moyen le plus évident, c'est de refuser, contester, oublier, éliminer ou banaliser la réalité qui « dérange ».

 

1.JPGÀ la limite, c'est la personne responsable de l'apparition de cette réalité qui devient l'ennemi à repousser. Tous les psychothérapeutes le savent : il est inutile de tenter de transcender les défenses. Au mieux, on obtient des crises d'angoisse ou de panique. Mais il y a pire; c’est le plus souvent des défenses encore plus fortes qu'on voit apparaître.

Et la pire issue de toutes est celle où la personne accepte la « réalité » qu'on lui impose ainsi. Il arrive souvent, dans ces cas-là, que la personne se perde réellement en croyant réelles des expériences auxquelles elle n'a, en fait, aucun accès direct. C'est la forme d'aliénation la plus dangereuse parce qu'elle a des objectifs thérapeutiques et qu'elle repose sur la confiance du client pour son thérapeute.

En somme, il n'est pas vraiment étonnant que les nombreuses tentatives du genre n'aient jamais réussi à se faire reconnaître de façon générale malgré une efficacité apparente à première vue.
Que ce soit pour résoudre nos conflits psychiques ou pour avoir accès à notre monde intérieur, il n'y a pas de recette magique ou de raccourci miraculeux. Hélas...

 

 

Rien de pire que de souffrir

d’une dépression nerveuse en plein automne…

L’automne est une circonstance aggravante !


 

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