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ANDREBIO

05/02/2016 15:46

"L’overthinking"… Ou la "rumination mentale non-stop"

"L’overthinking"… Ou la "rumination mentale non-stop"

La tyrannie de l’ego.

L’individualisme moderne est un des quatre facteurs culturels pouvant expliquer l’apparition de ce phénomène d’overthinking.

Nous sommes devenus plus nombrilistes et passons notre temps à disséquer ce que nous ressentons, à guetter le moindre sentiment de tristesse ou d’anxiété, en oubliant qu’ils sont provoqués la plupart du temps par des évènements insignifiants.

Le manque de valeurs et la quête de récompense sont deux autres facteurs.

Contrairement aux anciennes générations, nous passons notre temps à contester ou à mettre en doute un certain nombre de références : foi, patriotisme, humanisme, etc.

On doute de nos motivations, de nos désirs, de notre jugement. On anticipe les choix à faire, regrettant les erreurs commises dans le passé, scrutant l’avenir.

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Facteur favorisant la rumination : le besoin de palliatifs.

Lorsque les ruminations deviennent incessantes et qu’elles tournent en boucle, le recours à l’alcool ou aux médicaments peut apparaître comme étant la seule solution pour cesser ce trop plein d’idées noires.

Il ne faut surtout pas confondre cette rumination excessive avec l’anxiété, précise la psychologue. Même s’il y a quelques points communs apparents, les syndromes sont très différents.

Les « overthinkers » sont convaincus que le pire est déjà arrivé, ils se focalisent sur des situations du passé qu’ils auraient voulu différentes. Ils ne sont pas dans le « Et si ? ».

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S’aérer l’esprit…

Des solutions ? Il faut s’occuper l’esprit autrement. Faire du sport, se relaxer, méditer, se concentrer sur la préparation d’un plat compliqué ou encore jardiner.

Et à en croire Susan Nolen-Hoeksema, mieux vaut ne pas partager ses soucis pendant des heures avec ses amis car cela ne ferait qu’accentuer les ruminations a posteriori.

Pour ne pas sombrer dans la dépression.

Le danger est réel, près de 45 % des personnes s’adonnant à la rumination non-stop présentent des signes de névrose dépressive sévère.

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Mais pourquoi se laisser aller à ce comportement destructeur ? Parce que l’organisation et le fonctionnement du cerveau facilitent la rumination.

Tous nos souvenirs ou pensées sont étroitement liés grâce àdes réseaux complexes. Ainsi nous sommes capables d’établir des similitudes entre plusieurs situations, mais le danger est que cela favorise les tendances à la rumination.

Cette rumination d’idées négatives a été associée à une implication accrue des régions cérébrales souvent associées à la tristesse, constate Philippe-Olivier Harvey, chercheur en neurosciences à l’université McGill de Montréal, au Canada.

Un déprimé qui rumine solliciterait trop de ressources cérébrales pour le fonctionnement des régions émotionnelles et pas assez pour les régions cognitives, d’où les déficits de mémoire et de concentration. »

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Il semblerait donc que la rumination soit un facteur favorisant la dépression.

De plus, certaines études suggèrent que ces deux mécanismes mettent en jeu des processus cérébraux similaires : notamment, une suractivité de certaines aires cérébrales.

Un cerveau qui travaille trop.

Une équipe franco-canadienne a montré récemment, par imagerie cérébrale, que les personnes déprimées activent davantage leur cerveau et fournissent un effort plus soutenu que les sujets non déprimés, lors de tâches de mémorisation à court terme.

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« Quand on réalise une tâche cognitive, on active certaines régions et on désactive celles qui sont inutiles, explique Philippe Fossati, co-auteur de l’étude et chercheur au laboratoire « Vulnérabilité, adaptation et psychopathologie ».

Les déprimés ont plus de mal à désactiver ces régions inutiles, peut-être est-ce la rumination qui les en empêche ? Mais elle pourrait également expliquer le maintien de la dépression en empêchant l’accès aux souvenirs spécifiques et aux aspects positifs de la personnalité. »

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Que ce soient les « overthinkers » ou les déprimés, leur cerveau n’est jamais au repos, il fonctionne en boucle. « Les déprimés ne sont pas des fainéants, lance Philippe Fossati.

C’est comme si leur cerveau s’engageait dans un marathon au rythme d’un 100 mètres, d’où l’épuisement lié à la dépression! »

Le fait de ne pas pouvoir arrêter ce processus pernicieux de ruminations pourrait être lié à une activité anormale de l’amygdale et du cortex préfrontal.

Faute d’explications scientifiques, les overthinkers n’ont pas le choix: mieux vaut se vider la tête. 

Une malédiction féminine ?

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D’après une autre étude menée par Susan Nolen-Hoeksema, les femmes sont deux fois plus nombreuses que les hommes à ruminer lorsqu’elles sont tristes, anxieuses ou déprimées. Selon elle, cette tendance s’explique essentiellement par l’éducation.

« Dès leur plus jeune âge, les femmes sont encouragées à exprimer leurs émotions, à parler de leurs difficultés et à écouter les autres, précise-t-elle.

En revanche, on se moque d’un garçon qui pleure et on le pousse à réagir autrement, de façon moins émotive. » Cette hyperémotivité pousse plus volontiers le genre féminin à se remettre continuellement en question et à s’interroger sur leurs décisions.

Les femmes et les hommes ne se définissent pas de la même façon par rapport au monde extérieur.

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Elles se positionnent plus par rapport aux autres. Leur propre image est d’avantage fondée sur les opinions d’autrui. Elles peuvent ainsi vouloir étudier plus souvent l’état de leurs relations en prenant le risque de s’angoisser lors d’un changement.

Et enfin, elles ont plus tendance que les hommes à confondre leurs propres sentiments avec ceux des autres.

Certains psychanalystes soulignent également cette différence de réaction qu’ont les hommes et les femmes face à l’overthinking mais ne défendent pas pour autant l’idée que les femmes « se prendraient plus la tête » que les hommes.

Face à la rumination mentale, les hommes ignoreraient tout simplement le problème s’ils ne trouvent pas de solution immédiate tandis que les femmes vont tenter de trouver des explications, des solutions.

Pour d’autres, cette différence de comportement serait due au fait que les évènements liés à une émotion (positive ou négative) sont plus fortement ancrés dans le cerveau féminin.

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En effet, les femmes ne se souviennent-elles pas mieux que les hommes des dates d’anniversaire, de certains évènements ?

Pour l’heure, aucune étude scientifique n’a pu montrer de différence entre hommes et femmes dans la suractivité cérébrale et notamment dans la rumination mentale.

En tout cas, l’un des carburants incontestable de l’overthinking, c’est la peur. Qui n’est pas pris de panique face à une situation qui lui échappe complètement ?

La différence entre une personne « overthinker » et une autre, c’est la façon dont elles vont faire face à cette situation : la première sera complètement submergée par sa peur et va activer sa « roue » mentale.

La seconde échappera à cette tendance d’agitation mentale. Mais l’overthinking est un mécanisme multi déterminé qui peut s’expliquer par plusieurs facteurs.

"L’overthinking"… Ou la "rumination mentale non-stop"

L’ego n’est pourtant qu’une ombre, une obsession et une illusion…

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Marcel 04/09/2013 17:56

Ouh la la ... arrêtons de se "prendre la tête " et de "ruminer". La vie est courte, pas la peine de se la compliquer !!! Pourquoi faire compliqué quand on peut faire simple. Si on se posait moins
de questions , on reposerait notre cerveau ... Allez, laissez vos ordis Allez prendre le soleil. Profitez, l'automne, la grisaille et la pluie vont bientôt arriver. Cordialement.

AD 11/09/2013 07:44



Bonjour Marcel,


Aimer la vie sans souciance est un gage difficile à donner à la Vie ! Mais, mais, mais,... quelle est la recette composant l'élixir de l'épicurisme
flamboyant ?


Pas simple... L'intention est belle et noble telle que vous la décrivez. Encore fait-il arriver à la distanciation à la hauteur des faits !


Bonne journée, et à bientôt ici,


ANDRE



Claire 04/09/2013 17:50

J'aime beaucoup le terme de rumination mentale, cela évoque un animal et c'est très adapté . Par contre se réfugier dans l'alcool n'est vraiment pas une solution comme n'en n'est pas une que de se
gaver d'anti-depresseurs pendant des années. Et les toubibs sont laxistes, d'autres non en effet certains spécialistes comme des psychiatres résistent à prescrire des psychotropes et ils sont même
foncièrement contre et c'est tant mieux, d'autres généralistes incompétents prescrivent des anti-dépresseurs comme ils prescriraient des laxatifs. Il faut prendre le problème à la source et trouver
les causes du mal dans la mesure du possible. Prendre des médicaments revient à poser un emplâtre sur une jambe de bois. Cordialement.

AD 11/09/2013 07:40



Bonjour Claire,


Votre propos est recevable mais face au Dictionnaire Vidal de la pharmacopée nous éclaire au trévers de ses centaines de pages à propos du choix de
médicaments idoines face aux millions de pathologies !!! Qui d'autres que les médecins spécialistes ou non pour faire preuve dans leur grande majorité dans leurs prescriptions. La condescendance
des patients est dérivée naturellement vers l'acceptation de ces prescriptions? Si chaque personne en consultations avait fait des études adequats, ce serait facile d'interpreter. Donc les
"malades" sont "passifs" et deviennent quelquepart des..."cobayes" récurrents !!!


Cordialement,


ANDRE



Maurice 04/09/2013 17:31

Maybe you overthink too much you too my dear I'm joking :) maybe not. La relaxation , l'exercice physique et l'action manuelle permettent aussi de moins "overthinker"... Si on réfléchit sans cesse,
que l'on se pose 100000 questions, qu'on a des regrets, qu'on se torture les méninges il est certain que la déprime guette et vous assaille. Cool, relax .... Cordialement