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ANDREBIO

05/02/2016 15:46

L'hédonisme est-il une "maladie" ?

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La validité de l'hédonisme grâce à certaines valeurs morales présentes en soi (acquises ou innées) : c'est rechercher le bonheur mais pas uniquement le bonheur physique mais aussi l'accord de soi-même avec la morale, les lois de la logique, de la raison, de l'évidence etc, que l'on s'impose, car en cas de désaccord le bonheur mental est impossible.


Cette théorie peut inclure le scepticisme : si le principe du doute est ancré chez l'Homme, le comportement sceptique est justifié et n'est pas compris comme aberrant. Elle peut aussi, de la même manière, expliquer le suicide ou la satisfaction d'un besoin immédiat si la raison n'est pas un des principes les plus forts.


Cette théorie englobe aussi le stoïcisme, qui justement s'attelle à modifier ces principes. Le stoïcisme supprime, par la distinction dépend de nous/n'en dépend pas, la probabilité, l'espoir, et suppose aussi que nos goûts dépendent de nous. Il limite donc notre possibilité d'agir sur le monde à un nombre très réduit de phénomènes.

Ces principes agissent comme des restrictions du champ des possibles heureux par rapport à l'hédonisme habituel.

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Même si l'hédonisme habituel est limité, on peut donc en appliquer certaines conséquences.

Egoïsme de l'homme : tout acte altruiste est une satisfaction égoïste d'un besoin de compatibilité du comportement avec une morale altruiste présente malgré lui (même s'il a l'impression de choisir volontairement). Car si le comportement altruiste existe, le sujet s'en voudrait et ne serait pas tranquille car en contradiction avec ses principes, donc l'acte altruiste lui est indispensable pour son bonheur.

Ceci permet d'expliquer le masochisme : plaisir momentané éprouvé à se faire du mal, ce plaisir résultant d'une valeur intrinsèque (due à un événement antérieur). Le masochisme n'est donc pas incompatible avec l'hédonisme comme on le croit souvent.

 

 

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Damien 16/01/2010 15:49


Permettez moi de réagir à votre article.

Je trouve vôtre approche tantôt dévalorisante, tantôt violente.

Premièrement, votre article n’a pas réellement de liens entre les paragraphes ce qui dévalorise totalement votre raisonnement.

Deuxièmement, l’hédonisme ne se limite pas à cela. Cette philosophie est certes basée sur la recherche des plaisirs et l’évitement des déplaisirs. Mais la définition de ces derniers n’est pas
forcément la même pour toutes les personnes. On constate que la définition de l’hédonisme change suivant l’éducation reçue.

Troisièmement, cette philosophie c’est avant tout, se forger une discipline personnelle, une ascèse, une connaissance de soi, du monde et des autres.
C’est peut être le fait que cette philosophie se repose sur les opposés de la croyance et de la foi, qui vous fait grincé les dents.

Il faut admettre que certaines personnes n’ont pas besoin de religions ou de croyances. Il la remplace en général par la science. C’est pourquoi ils optent pour l’hédonisme en quelque sorte. Ils
savent qu’à la fin de leur vie, ils n’existeront plus. Il profite un maximum de la vie, en ce concentrant sur les plaisirs, tout en restant constructif.

Le scepticisme conduit au suicide ? Il faut m’expliqué, je ne comprend plus rien.

Cette théorie n’inclus pas le stoïcisme mais se rapproche plutôt du cyrénaïsme et de l’épicurisme.

Égoïsme ?

Masochisme ? Aucuns rapports. Je vous rappelle la maxime de Chamfort qui représente très bien l’hédonisme : « Jouis et fais jouir, sans faire de mal ni à toi ni à personne, voilà, je crois,
toute la morale ».

En conclusion, je vous rappelle qu’une philosophie se construit tout au long de sa vie. Les personnes qui se mettent à l’hédonisme ne sont pas contraintes à y adopter les idées toutes leur vie. Je
rappelle que les philosophies ne sont pas dogmatiques mais zététiques.

Si je serais venu à vous offusqué permettez moi de m’excusé. Je ne suis qu’une simple personne qui prend les idées à droite et gauche pour former sa propre pensée.

Amicalement, Damien.


André 22/01/2010 08:35



Je ne vois pas de dévalorisation ni de violences dans le propos publié. Vous pouvez trouver celui-ci dans un très relatif
désordre mais je dois vous préciser que le discours tenu faisait largement trop pour un seul article. Et couper dans le vif du sujet n’était pas chose aisée. Mais je vous donne acte de votre
commentaire structurel quand il ne s’agit que d’un contexte rhétorique contextuel. Et si le raisonnement est délicat, il me paraît exagéré de le définir par ses paragraphes comme
« totalement » -sic- exister sans lien ! Cette remarque pour l’ensemble de votre commentaire. Ce dernier est forcément « caricatural » et je vous sais gré de penser qu’il
est réduit dans sa signification. Quant à l’évitement des déplaisirs « sacrificateurs », en effet, il s’agira plus d’épicurisme et de stoïcisme selon Sénèque que d’hédonisme.
Vous êtes invité par moi de bien faire attention à vos gencives quand vous grincerez des dents. Pour ce qui concerne vos assertions relatives aux croyances gnostiques et religieuses, vous oubliez
 rapidement les agnostiques dont je suis – si vous m’autorisez la locution – le thuriféraire ! Sauf si les croyances « marketing » auxquelles vous faites allusion dans un
système libéral ou pour les anciens maîtres de la philosophie et même les contemporains d’ailleurs comme les philosophes « zététiques » auxquels vous faites allusion plus loin.
Peut-être est-il sage que ce vocabulaire mérite de préciser qu’il s’agit des philosophes sceptiques parce qu’il font appel au doute et à la science avant d’extraire leurs propres écrits.
Je maintiens que tous les excès peuvent pousser à l’extinction de soi. Et je suis navré que vous ne le compreniez pas compte tenu de l’étendue évidente de votre propos et votre érudition. Au
minimum lexicaux. Enfin je suis heureux d’avoir provoqué votre commentaire non censuré. Il le mérité et se mesure à l’aune de votre culture.
Amicalement, André.