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ANDREBIO

05/02/2016 15:46

L’espoir n’est qu’une mémoire qui désire. Attendre, c’est être entre l’immobilité et l’espoir !

La vie, selon moi, est une source d’espoir (donc ma vie ne peut être inutile !)

 

espoir_bougie.jpgMais, en même temps, ma vie a toujours été une source d’angoisses, de stress et d’anxiété (donc si la vie à un sens, quel est le sens de la mienne à mon âge ?).

 

Si certains s’accommodent mieux que d’autres de leur vie, je reconnais  néanmoins que la situation est potentiellement "pénible" pour tout le monde.  

 

Si la vie comporte de l’espoir permanent, ne peut-elle pas le perdre à tout instant ?

 

Quelqu’un est-il à l’abri de cette disparition ?


DemainA l’opposé, une vie qui n’a pas cette faculté peut présenter bien des avantages.

Si la vie de tous les jours (et les nuits que diable !) ne formule pas d’espoir, inutile de redouter sa disparition !


Entre une vie qui a son potentiel d’inquiétudes et une vie et son absence d’angoisse, une personne sensée adopterait la deuxième hypothèse.

 

Peu de gens pourtant renoncent à l’idée que la vie contient en elle et toujours…de l’espoir. A force de vouloir tout expliquer ou interpréter, notre esprit n’est plus du tout à l’aise avec l’absence d’espoirs et préfère rester en territoire connu quitte à en subir les désagréments.


La grande question de ceux qui souhaiteraient tenter l’aventure sans espoir est : serait-il possible de « tuer » la vie sans tuer l’espoir ou l’envie de vivre ? »

 

coue2.jpgPersonne ne saurait-y répondre à ma place et à ceux qui sont tentés par l’aventure, quelques points de départ possibles : Un peu de Méthode Coué par exemple. Coué fait flores quand on en parle, mais ce n’est qu’une « bouée de sauvetage » totalement virtuelle !

 

·         Réveillez-vous le matin en vous répétant que la vie finalement n’a peut-être pas d’espoirs en elle.

 

·         Habituez-vous ainsi à l’idée du temps ennemi qui ne cesse de vous contrarier.

 

·         Avouez-vous alors que cela ne change rien à votre vie, et qu’au lieu de lui enlever sa qualité obligatoire, vous l’avez au contraire libérée d’un fardeau dont vous n’avez que trop conscience à force.

 

·         Le questionnement est une autre voie. Le questionnement de soi d’abord : « D’où me vient cette certitude que la vie est basée sur l’espoir « permanent ? »,  

 

JETE-A-TERRE.jpgAh, les proverbes !!!

 

Il n’est pas mauvais de temps en temps de remettre en question ces proverbes sympathiques avec lesquels on clôt une réflexion, pour éviter qu’ils ne continuent à nous servir d’alibi et à nous conforter dans nos petites certitudes anesthésiantes…

 

« L’espoir fait vivre » est de ceux-là.

 

Combien de fois n’avons-nous pas entendu cette petite phrase comme un point final tristounet, qui scellait notre destin d’être humain habitué à l’insatisfaction, notre état de tristesse larvée, nos attentes encore et toujours en attente…

 

L’espoir fait vivre ! Oui, oui, répond l’autre.

 

647159067_small.jpgEt nous voilà repartis avec une vague connivence, boiteuse certes, mais partagée, sur les chemins grisonnants de notre vie.

 

Est-ce que l’espoir nous fait vraiment vivre ? Parfois, me direz-vous, mais de quelle vie, de quelle qualité sont faits ces jours d’espoir, ces jours d’attente ?

 

L’espoir, par essence même, nous tire vers quelque chose que nous n’avons pas, qui est à venir, du moins c’est ce qu’on voudrait. En attendant, que fait-on de ce qu’on a ?

 

Comment jouit-on de notre aujourd’hui, qui est le seul vrai moment où l’on vit, lorsque toutes nos pensées sont focalisées sur demain ? Comment vit-on notre ici quand nos rêves nous tirent vers ailleurs ? Ailleurs où nous ne sommes pas, où nous ne vivons pas…

 

« La vie c’est maintenant » !

 

2314302727_small_1.jpgComme l’a bien compris IKEA qui en fait le slogan majeur de son activité ! C’est ici et maintenant que ça se passe, que j’aie de petits ou de gros moyens ! Espérer c’est être ailleurs, espérer c’est être demain, espérer c’est aimer ce qu’on n’a pas.

 

Au détriment parfois de ce qu’on a vraiment, même si c’est imparfait. Loin de moi l’idée à la mode d’un bouddhisme mal compris qui invite à la suppression des désirs : « Si je ne désire rien, je ne souffre donc plus de l’absence de l’objet de mon désir. Je suis dans l’instant, dans l’être calme et satisfait, etc… »

 

Tentation pour certains, chacun son chemin, mais ce n’est pas celui auquel je vous invite. Le désir fait partie de la vie, il est beau et sain.

 

Un-espoir-pour-les-victimes-de-traumatismesLe désir est une excitation vivante qui nous meut et nous émeut, qui est le moteur de bien des changements, qui nous tire vers l’avant, nous nourrit de joie, de force, de créativité.

 

Désirer implique le mouvement, tandis qu’espérer signifie plutôt attendre, rêver, prier…

 

C’est-à-dire finalement être assez passif. Aimer ce qui n’est pas. Se nourrir de vide…

 

Non, bien souvent l’espoir ne fait pas vivre, au contraire il nous empêche de vivre ce qui est, la vie comme elle va, avec ses imperfections certes, mais aussi son potentiel d’amélioration.

 

8833.jpgEspérer c’est regarder ailleurs, c’est dire à aujourd’hui « je préfère demain ». Espérer est le pendant de regretter, qui dit « je préférais hier »…

 

Dans le domaine des questions sans réponse, celui de la fin de la vie, c’est-à-dire lorsque le temps nous lasse à n’en pas finir d’égrener ses secondes, il n’y a pas de remède, plus de place pour une espérance temporelle. L’espoir plus que jamais agit comme un aimant et cruellement nous empêche de vivre la vérité des jours qui se comptent... Surtout la nuit… Quand la lucidité est libre de tout bruit…de tous les miasmes des bruits de la vie quotidienne.

 

con7an6L’espoir entretenu d’un demain meilleur empêche de vivre avec justesse un aujourd’hui fragile et fugace. L’espoir est un tant soit peu aveugle, et il ne se laisse pas être reconnu dans un éventuel découragement. Même passager

 

Apprenons à vivre avec ce que la marée nous apporte, à mettre la table du jour avec les moyens du bord, mais avec joliesse, avec créativité, avec plaisir tout simplement.

Mais que c’est difficile de ne pouvoir être complice du temps !!! L’ennemi public numéro 1 !!!

 


 

Finalement, l’espoir permanent n’est-il pas

une bouée bien fragile ?

Et qu’on ne puisse mettre son espoir

qu’en soi-même ?

 

 

 


COPYRIGHT-copie-1

 

 

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