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ANDREBIO

05/02/2016 15:46

L'esclavage, crime contre l'humanité

La traite et l'esclavage constituent un « crime contre l'humanité ».

 

ChristianPaul.jpgCette reconnaissance était l'objet d'une proposition de loi PS que les sénateurs avaient votée à l'unanimité dans les mêmes termes que l'Assemblée nationale. « Comment nommer autrement cet asservissement systématique de millions d'hommes, pourchassés comme des animaux sauvages, troqués comme des vulgaires marchandises, entassés dans des cales comme une cargaison sans valeur, vendus comme du bétail et exploités jusqu'à l'épuisement ? » s'était interrogé Christian Paul, secrétaire d'Etat.

 

Christiane-Taubira-Delannon.jpgLe texte porté par la députée socialiste de Guyane Christiane Taubira-Delannon visait selon la secrétaire d'Etat à cette époque à « inscrire dans le droit français une condamnation morale de la traite et de l'esclavage » qui firent entre 15 et 30 millions de victimes à partir du XVe siècle, aux Amériques et aux Caraïbes, dans l'océan Indien et en Europe. Pour appuyer cette reconnaissance, le texte précise que les manuels scolaires et les programmes d'histoire devront accorder à l'esclavage et à la traite négrière « la place conséquente qu'ils méritent ». Une date de commémoration est arrêtée, par décret du gouvernement, pour honorer en métropole l'abolition de l'esclavage, comme cela se passe déjà dans les DOM-TOM, depuis 1983.

esclavage1.jpgEnfin, un comité de personnalités est constitué pour garantir la « pérennité de la mémoire » de ces crimes. Les associations « qui visaient à défendre la mémoire des esclaves et l'honneur de leurs descendants » pouvaient désormais se porter en justice. « Ce rendez-vous avec la mémoire était, selon Christian Paul, très attendu des populations d'outre-mer ».

 

Frantz-Fanon.jpg« On avait pensé en 1848 (date de l'abolition de l'esclavage) qu'il fallait tourner le dos au passé. Mais, avait-t-il expliqué aussitôt, l'injonction à l'oubli a rendu les populations d'outre-mer « esclaves de l'esclavage » selon l'expression de Frantz Fanon. » Marie-Georges Péria, pour le Cerfom (centre d'études et de recherches des Français d'outre-mer), acquiesçait au Sénat: « On reconnaît enfin le passé des gens d'outre-mer, leur identité, le drame de leurs ancêtres. » Mais, selon elle, les prochaines étapes concernaient la question du préjudice subi et donc des réparations, sujet évacué du texte de loi adopté. Mais qu’en est-il aujourd’hui ???

 

 

 

 

 

 

COPYRIGHT-copie-1

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