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ANDREBIO

05/02/2016 15:46

L’argent, ah l’argent !!! Le "fléau" des humains riches !!!

998952_3_703b_nicolas-sarkozy-et-le-roi-abdallah-a-riyad-en.jpg« Il n'y a plus de paradis fiscaux », avait déclaré Nicolas Sarkozy en septembre 2009, à la veille du sommet du G20 de Pittsburgh.


Une affirmation optimiste, si on en juge par la liste publiée au mois de novembre par Tax Justice Network, un collectif d'organisations non gouvernementales et d'acteurs de la société civile.

 

global-logo---square-version-NOV-2005.jpgCette liste a été établie selon le degré d'opacité et le poids des services financiers offshore dans leur activité globale. Au-delà de la Suisse et des îles Caïmans, on y trouve quelques pays plus inattendus. Selon les experts du réseau, les listes établies par l'OCDE ont surtout servi à blanchir les juridictions plutôt qu'à vraiment démanteler leur capacité de nuisance.


Londres : une plateforme financière pratique


city-de-londres-la-finance-en-eaux-troubles.pngLa capitale britannique est épinglée notamment pour son opacité sur l'identité des détenteurs de comptes et sur la non-publication d'un registre des trusts et fondations. Elle ne répond pas non plus à tous les critères de transparence exigés par la GAFI, l'organisation en charge de la lutte contre le blanchiment d'argent.
La City est également sous le régime de la « common law », qui permet de créer très facilement une entreprise, avec peu d'obligations sociales, et dont le fonctionnement est particulièrement opaque. Tax Justice Network note la « forte dépendance » de Londres aux services financiers. Ces derniers représenteraient ainsi 20% du PIB de la ville selon une étude de l'OCDE.

Taux d'opacité : 42%

 

Israël : un pays non collaboratif


Israel_threatens_Rachel_Corrie_by_Latuff2.jpgLes sociétés domiciliées en Israël ne sont pas soumises à l'obligation de publier leurs comptes. Seul le nom du directeur est requis, qui n'a même pas besoin de résider dans le pays. Le système bancaire est « particulièrement sophistiqué » selon Offshore Fox, une association de professionnels. Les « actions au porteur » y sont par exemple en vigueur. Ce système, bête noire de l'OCDE, permet l'anonymat de l'actionnaire. L'information sur les détenteurs de comptes ne pourra être divulguée que dans le cadre d'une enquête sur le blanchiment de capitaux ou dans la lutte anti-terroriste. Et comme Israël n'est pas membre de l'OCDE, il ne figure sur aucune liste de l'autorité, ni grise, ni blanche.


Taux d'opacité : 90%


Le Bahreïn est le pays du golfe le moins dépendant à l'économie du pétrole (seulement 21,3% du PIB en 2006).

 

voyage-bahrein-2.jpgEt pour cause : il s'est auto-proclamé centre financier de la région. Aujourd'hui le secteur est donc le plus important dans le PIB (26%)

Le système financier est peu coopératif et plutôt opaque. Le FMI avouait même dans son rapport de 2006 ne pas identifier précisément qui s'occupait de la régulation financière dans le pays. Il existe bien un registre des trusts enregistrés, mais il est « secret », détenu par la Banque centrale du Bahreïn.

Pour couronner le tout, il n'existe au Bahreïn ni impôt sur les bénéfices, ni sur les revenus des capitaux, ni sur la fortune.


Taux d'opacité : 92%

Delaware : une législation aux petits oignons pour les sociétés


delaware.jpgCe petit état américain d'à peine 870 000 habitants est considéré par Tax Justice Network comme le pire paradis fiscal mondial. Il répond positivement à un seul des critères de transparence établis par l'ONG, celui sur le nombre d'accord bilatéraux de coopération bancaire conclus avec d'autres pays.

Pour le reste, l'opacité est totale. Son code des sociétés est quasiment modulable à la demande, il n'y a pas d'impôt sur les bénéfices, pas plus que l'obligation de tenir une comptabilité. Les assemblées générales peuvent même se tenir par simple échange postal.

Aujourd'hui, plus de la moitié des 500 plus grosses fortunes et 43% des sociétés cotées à la Bourse de New York sont domiciliées dans le Delaware.


Taux d'opacité : 92%

 

Madère.

 

MADERE.gifCette petite île portugaise à l'ouest du Maroc est surtout connue comme destination touristique. Moins pour son secret bancaire. Le territoire ne répond en effet positivement qu'à un seul des critères de transparence définis par Tax Justice Network (les sociétés à compartiments multiples n'y sont pas autorisées).

 

En temps que « zone de libre-échange », Madère n'est supervisé par aucune autorité de régulation et bénéficie d'exceptions à la loi portugaise. Il est par exemple permis d'y établir un trust alors que c'est interdit au Portugal. Or les trusts ne sont pas enregistrés comme entité légale, contrairement aux sociétés. Ils sont donc soupçonnés de servir au blanchiment d'argent, en faisant disparaître les fonds derrière l'identité d'un prête-nom.


Taux d'opacité : 92% 

 

La Lettonie a rejoint l'Union européenne en 2004, mais figure en 26e position sur la liste des paradis fiscaux de Tax Justice Network.

 
voyage-lettonie-3.jpgLes banques du pays détiennent de grosses parts d'actifs étrangers
selon Lowtax.net. Deux d'entre-elles (VEF Banka et Multibanka) ont d'ailleurs été épinglées par le département du Trésor américain pour blanchiment d'argent en 2005.
Sur demande du FMI, le pays a toutefois entrepris des réformes bancaires en 2005. Elles essayent en particulier d'établir l'identité des détenteurs de comptes et demandent les documents relatifs aux transactions financières. Plus de 100 000 comptes ont été fermés cette année-là pour défaut d'informations.

 

Taux d'opacité : 75% 


Labuan !

 

KualaLumpurMalaysiaSkyline5-500x333.jpgCe territoire fédéral de Malaisie est composé d'une grande île et de six îlots au large du sultanat de Brunei.
Lorsque la Malaisie le récupère en 1984, elle décide d'en faire en grand centre financier offshore pour concurrencer les places financières de Hong Kong et Singapour.

Pari réussi : entre un tiers et la moitié des sociétés aujourd'hui enregistrées au Labuan sont coréennes selon Lowtax.net.

Le Labuan atteint le score record de 100% d'opacité : il entretient le secret bancaire, les entreprises n'y sont pas soumises à l'obligation de divulguer leurs comptes ou le nom de leur propriétaire et le pays ne collabore pas suffisamment avec les autorités financières internationales.

 

Taux d'opacité : 100% ! ! !

 

 

 

Ce vadémécum n’est évidemment pas exhaustif !

 

 

 

 

COPYRIGHT-copie-1.jpg

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Maurice 19/10/2012 01:49


On ne prête qu'aux riches ... C'est bien connu .


Et ceux qui en ont beaucoup font tout pour le planquer ailleurs ... :!! . Tout est bon pour éluder l'impôt ..Et quand
l'argent ne part pas à l'étranger, tout est bon aussi pour certains pour trouver des "astuces" pour en payer le moins possible .... :)

AD 19/10/2012 07:30



Pardon de n'être pas en totale communion avec cette vieille sentence éculée. Non, hélas, la "crise" - qui a toujours bon dos - lui donne tort ! Il suffit de
la légèreté des entreprises de crédit, même encadrées par la règlementation supposée sévère, prennent la main de ceux qui croûlent sans espoir vers le crédit facile à des taux fous, et pour
prendre le chemin du surendttement, au nord du grouffre de la vie...


Merci de cette intervention. La maïeutique réside dans l'echange des popints de vue...


André