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ANDREBIO

05/02/2016 15:46

L’argent achète tout, même le talent de nos stars !

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Etre dans le peloton de tête du box-office, devenir champion du monde ou personnage médiatique ne leur suffit pas.

 

Certaines célébrités françaises cultivent un intérêt pour le business. Fortune faite, elles investissent dans leurs entreprises, prennent des parts dans des sociétés quand elles ne se reconvertissent pas en chef d'entreprise en monnayant si possible leur notoriété.

Dans les affaires, la plupart des stars trouvent le succès, d'autres essuient de sérieux échecs, mais toutes poursuivent les mêmes objectifs : se faire plaisir et faire fructifier leur capital. Qu'ils soient acteurs, chanteurs, sportifs ou écrivains, découvrez les petits business  parallèles des célébrités.

 

Yannick Noah, une saga entrepreneuriale

 

yannick_noah.jpgEn 2007, Yannick Noah déclarait vouloir quitter la France si Nicolas Sarkozy était élu, avant de se raviser. Ses entreprises, qui pèsent ensemble près de 5 millions € de chiffre d'affaires, n'ont-elles pour seul débouché que l'Hexagone. Sa plus belle affaire, c'est Sport Invest, une société de conseils en gestion de patrimoine pour les sportifs professionnels. Cette petite PME dégage un bénéfice de plus de  300 000 € pour plus de 3 millions € de chiffre d'affaires environ. Ses clients s'appellent Stéphane Diagana, Mats Wilander, Fabien Pelous et Zinedine Zidane. L'entreprise offre également des prestations de conseil en marketing à l'occasion.

 

La reconversion comme chanteur de l'ancien tennisman est aussi une belle affaire. NLonkak et Etoudi, les deux entreprises associées à la production de ses albums et à l'organisation de ses tournées, lui ont plus de 1 million d’€. Enfin, Yannick Noah est administrateur de la holding du Coq Sportif.

 

Patrick Bruel joue souvent le rôle de l'actionnaire

 

Bruel.jpgChanteur, acteur, animateur télé quelquefois, joueur de poker, Patrick Bruel est un touche-à-tout. Sans surprise on le retrouve aussi dans le monde des affaires. Lui est plutôt du genre à investir dans des domaines qu'il connait. Jugez plutôt. Connu pour sa passion du poker, il a officialisé sa participation (non précisée) dans le site de poker en ligne Winamax.

 

De la même façon, il a placé quelques billes dans le portail musical Allomusic.com. Il s'est pour le coup associé avec des copains, comme le comédien Gérard Darmon et le chanteur Manu Katché.

 

Patrick Bruel est également actionnaire à hauteur de 10% de Motocab, une entreprise de taxis à moto cotée en bourse. La participation de l'artiste est valorisé à environ 800 000 € aujourd'hui, même si l'entreprise affiche près de 2 millions d’€ de pertes pour 1,2 million € de chiffre d'affaires.

 

Gérard Depardieu, à la santé de ses sociétés

 

Depardieu_1621.jpgLe géant du cinéma Français le revendique, le plaisir est un viatique, aussi, il se fiche de rechercher à tout prix de bons placements. Véritable épicurien, Gérard Depardieu est copropriétaire avec Carole Bouquet du restaurant étoilé La Fontaine Gaillon, à Paris. Il accuse encore un léger déficit, mais s'approche de l'équilibre.

 

Depuis 1989, Gérard Depardieu est aussi patron du château de Tigné, en Anjou, un vignoble qui produit 350 000 bouteilles par an. Dans la foulée, il s'est associé à 50-50 avec Bernard Magrez dans Les clefs du terroir, qui possède plusieurs propriétés dans le bordelais et Le Secret des Templiers, qui exploite des vignobles dans l'Herault.

Aucun compte n'a jamais été publié, mais ces deux entreprises sont sans doute de meilleures opportunités pour l'acteur que ses investissements hasardeux avec son ami Gérard Bourgouin pour trouver du pétrole au large de Cuba.

 

David Guetta, au top dans les affaires

 

David_Guetta.jpgFigure des nuits parisiennes et de la musique, David Guetta s'est métamorphosé avec son épouse Cathy, en homme d'affaires. Pour preuve, c'est sa propre maison de disques, Square Prod, qui produit et édite ses albums, vendus par millions d'exemplaires. Le Figaro parle de 2,6 millions € de recettes en 2009 contre 400 000 € déclarés en 2008.

 

En tête des charts dans de nombreux pays, David Guetta donne, il est vrai, de sa personne, avec des centaines de dates l'an dernier dans des clubs. Chaque prestation est facturée par Guetta Events.

 

L'artiste détient par ailleurs 51% du Pink Paradise, une discothèque branchée des Champs-Elysées dont les strip-teases sont une marque de fabrique. Il est également propriétaire d'un hammam-massage, à Parisune entreprise destinée à développer des projets immobiliers.

 

Bernard-Henri Levy, une certaine philosophie du business

 

Levy-Bernard-Henri.jpgDepuis 1993, Bernard-Henri Levy préside le Conseil de Surveillance d'Arte France. Malgré les alternances politiques, son mandat a toujours été reconduit sans discontinuer. Un poste qui lui a permis d'intégrer dès son entrée dans la chaîne le comité de sélection d'Arte France Cinéma, une filiale d'Arte destinée à produire des longs métrages. Bernard-Henry Levy est aussi producteur.

 

En 2010 avec sa société de production, les Films du Lendemain, détenu à 50-50 avec François Pinault, il va sort le très attendu produit « Yves Saint-Laurent », Pierre Bergé, l'amour fou. Ses Films du Lendemain se portent plutôt bien. Avec deux films en moyenne par an, la société a engrangé 801 618 € de bénéfices pour 1,11 million € de chiffre d'affaires en 2008. Et sa boite de production lui permet de produire ses propres films, et même des documentaires sur la restauration de sa résidence secondaire au Maroc.

 

Zinedine Zidane dribble entre ses différentes PME

 

Zinedine_Zidane.jpgA peine les crampons raccrochés, l'ancien capitaine de l'équipe de France Zinedine Zidane s'est reconverti en chef d'entreprise avisé. Depuis 2000, il est à la tête de Zidane Diffusion, une petite SARL à laquelle sont associés plusieurs membres de sa famille. Zidane Diffusion négocie les droits d'image du mythique numéro 10, et c'est par ce guichet que passent Grand Optical, Generali ou Adidas. Depuis la retraite du footballeur, le chiffre d'affaire de la société (en millions d’€ en 2008) continue de progresser et les bénéfices aussi.

 

Sa marque ZZ profite encore de sa notoriété. Elle sigle aussi bien des pâtes d'amande que ses sacs et elle est gérée en revanche par Colyre SA, une société de droit suisse dont on ne connait presque rien. Tous ces revenus, Zidane sait les faire fructifier. Via la SCI Zifern, il avait acheté pour 8,2 millions € en 2004 une maison de retraite de standing.

 

Johnny Halliday, une ode au business

 

johnny-hallyday.pngA l'heure où la France entière s'inquiète pour sa santé économique, sachez que celle des entreprises de Johnny Halliday est bonne. Pour les tournées, il est associé à avec Jean-Claude Camus. Les bénéfices ont été placés dans Artistes et Promotion dont Johnny est l'unique actionnaire. Pour les albums, outre Universal, WarnerSony qui lui versent de confortables cachets et royalties, Johnny est éditeur de ses chansons. Pour une centaine d'entre elles, il a créé Pimiento Music. Cette société, transférée récemment au Luxembourg, lui verse des centaines de milliers d’€ de dividendes par an. Pour les fans enfin, Johnny Hallyday possède 80% de son déficitaire fan-club, ­Limited Access…

 

Bon vivant, Johnny était propriétaire du restaurant parisien Le Balzac. En revanche il est toujours actionnaire à 30% de Hallyday Wines Diffusion qui possède entre autres un Graves, près de Bordeaux.

 

Enrico Macias gagne presque à tous les coups

 

Enrico_Macias_in_Tel_Aviv.jpgC'est sous son véritable nom, Gaston Ghrenassia, que le chanteur Enrico Macias s'investit dans les affaires. Son domaine de prédilection ? Les casinos. Il est administrateur du groupe Partouche. Dans son rapport annuel, le groupe justifie la présence du chanteur dans la plus haute instance de décision en ces termes : « Gaston Ghrenassia, dit Enrico Macias, apporte au Groupe Partouche sa parfaite connaissance et son expérience irremplaçable du monde du spectacle, activité que les casinos sont tenus légalement de mettre en œuvre. » Une présence rémunérée 5 000 € par an en jetons.

 

Enrico Macias est aussi membre du Conseil de Surveillance de la holding du groupe et Président du Conseil d'administration du Casino d'Arcachon. Le groupe Partouche lui a également confié la direction générale de la Société Européenne des grands restaurants, propriétaire notamment du Laurent, à Paris dont le chiffre d'affaires baisse et le déficit s'accroit.

 

Thierry Lhermitte, un acteur dans les affaires

 

lhermitte.jpgPlébiscité  par le public, Thierry Lhermitte a fait aussi ses preuves dans les affaires. Dès 1986, il s'associe pour fonder Ice3, une société de production de films pour le cinéma. Il signe quelques succès notables, en s'investissant personnellement, avec Un Indien dans la ville et Quatre garçons plein d'avenir. Bon an, mal an, l'entreprise réalise environ  7 millions € de chiffre d'affaires et dégage entre 100 000 et 1 million € de bénéfices.

 

L'acteur a aussi participé à beaucoup d'aventures du web, mais avec moins de succès. Il avait investi dans France Cinéma Multimédia, un portail dédié au cinéma et Contentis, une start-up spécialisée dans le conseil et la stratégie internet. Les deux entreprises ont disparu. Son dernier coup en 2009 a fait couler beaucoup d'encre, puisqu'il a dépensé 50 000 € pour devenir actionnaire de Trident média guard (TMG), chargé par Hadopi de traquer les téléchargements illégaux.

 

Jean Reno dans les pas de Winston Churchill

 

reno_jean02.jpgL'acteur vedette Jean Reno a investi en 2007 dans un hôtel-restaurant quatre étoiles, l'Abbaye de Talloires, sur les bords du Lac d'Annecy. Simple actionnaire, il s'est engagé aux côtés du groupe de spiritueux Belvédère qui détient 9% du capital et l'acteur américain Bruce Willis, icône publicitaire de l'entreprise. L'établissement jouit d'une renommée internationale.

 

L'hôtel était très prisé de Churchill ou Cézanne en leurs temps. Aujourd'hui, la célébrité de l'acteur est censée perpétuer cette tradition d'hôtels fréquentés par les grands de ce monde. Si ce n'est qu'au dernier exercice publié par l'entreprise, l'Abbaye de Talloires accuse encore des pertes de chiffre d'affaires, presque autant que ses dettes.

 

Annoncées en guest-star à la prochaine assemblée générale de l'Abbaye de Talloires, Jean Réno se révèle finalement être aussi un bon argument marketing. Une suite porte son nom.

 

Bixente Lizarazu, propriétaire immobilier

 

bixente-lizarazu-du-bleu-au-vert_149593.jpgL'ancien arrière de l'équipe de France de foot Bixente Lizarazu a réalisé une des plus belles reconversions professionnelles du football français et pas seulement à la radio. Les revenus de la simple exploitation de son nom et de son droit à l'image représentent environ 1 million d’€ chaque année, à en croire les comptes d'Itzala, la société qui les négocie. Il en est le seul actionnaire et gérant. Cette entité dégage de confortables bénéfices.

 

Pour le reste, Bixente Lizarazu met le paquet sur des placements sûrs, mais s'autorise parfois quelques folies. Il est ainsi à la tête de trois SCI : Le Truc Rouge, Le Truc Orange et Le Truc Bleu, toutes domiciliés à Ciboure, dans son cher Pays Basque. Mais il investit aussi dans le football. Il est actionnaire du C      lub Croix de Savoie, aux côtés de Franck Riboud, le patron de Danone, et de Zinédine Zidane. Enfin, il est propriétaire, excusez du peu, d'un Saint-Emilion Grand cru, le Château Plaisance.

 

Dominique Farrugia, loin d'être un patron « nul »

 

Dominique-Farrugia.jpgReconnu comme humoriste, Dominique Farrugia l'est aussi comme chef d'entreprise.  

La myriade de sociétés de production qu'il contrôle pèse plus de 10 millions € de chiffre d'affaires annuel. Farrudia Entrainement Worldwide constitue son vaisseau amiral.

 

Elle produit des émissions à la pelle, affiche près de 10 millions d’€ de chiffre d'affaires, mais présente un déficit de 300 000 € en 2008.

 

Barbes Film Compagnie est plus orientée vers le cinéma. Ses résultats son aléatoire d'une année sur l'autre. Largement bénéficiaire en 2007 (1,3 million €), elle accuse un important déficit en 2008 (591 577 €). C'est via Barbes qu'il possède 50% de Good TV, une société de production qui fait son business sur des parodies de publicités.

 

Véritable serial entrepreneur, il possède encore Few Interactive, orientée elle aussi vers le cinéma.

 

Michel Galabru, l'autre pièce de sa carrière

 

s_s_michel_galabru.jpgActeur de cinéma et de théâtre boulimique, Michel Galabru est depuis 1984 propriétaire de son propre théâtre, au pied de la basilique de Montmartre.

 

Quand il en fait l'acquisition, le vieil édifice construit en 1850 n'est plus qu'une sorte de hangar.

 

Année après année, il l'aménage avec le concours de sa fille qui en prend la direction.

 

Et vingt ans après, le théâtre, est entièrement réhabilité. Il prend alors le nom de Théâtre Montmartre Galabru.

Ce n'est pas certes pas la plus grande salle de la capitale, mais l'affaire tourne de mieux en mieux. En 2008, le théâtre dépassait pour la première fois les 100 000 € de chiffre d'affaires (116 936 €) et alignait une nouvelle fois des bénéfices (6 236 € pour le même exercice).  

 

 

 

 

Comme quoi, on peut avoir le beurre…

et l’argent du beurre !!!

 

 

 

 

 

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