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ANDREBIO

05/02/2016 15:46

Jeux d’argent : la France s’est alignée sur l'Europe !


Après plusieurs années d’un feuilleton juridico-politique opposant la France à la Commission européenne et une flopée d’opérateurs Internet lancés à l’assaut d’un des derniers monopoles d’Etat, le gouvernement devrait très prochainement dévoiler les conditions dans lesquelles il a ouvert à la concurrence le secteur des jeux d’argent en ligne. Un secteur promis au plus bel avenir selon une récente étude de la banque Meryll Lynch qui estimait à 177 milliards d’euros ses recettes en 2015, rien que pour les paris sportifs à l’échelle européenne.

Mise devant l’obligation, en 2007 par Bruxelles, d’ouvrir dans les plus brefs délais son marché des jeux d’argent en ­ligne sous peine d’être déféré devant la Cour de justice européenne, la France entend néanmoins procéder à son rythme pour mettre en place une "légalisation contrôlée". Au grand dam des principaux opérateurs européens réunis au sein de l’EGBA (European gambling and betting association) selon lequel "la France ne respectait pas le calendrier et s'est trouvée hors délais du point de vue procédural".

La concurrence sera rude notamment pour le PMU mais surtout pour la Française des Jeux, "vache à lait" fiscale incontrôlée avec un milliard d'Euros, vous avez bien lus..... ! Certes la concurrence sera rude, mais pas plus que la régularisation d'opérateurs comme France Telecom.

Le responsable actuel du Marketing de la FDJ va savoir où il met les pieds, il a eu largement le temps de procéder à la réflexion sur de nouveaux jeux au gain instantané comme le Rapido qui, scotche dans les débits de boisson des Rmistes comme des chômeurs ou bien la petite pègre des grandes villes. C'est 25 % environ de son chiffre d'affaires et vous n'avez jamais eu à subir de campagnes publicitaires de télévision pour le Rapido, mass média par excellence. Quant on sait que la FDJeux est l’un des cinq premiers annonceurs de publicité de France, on réfléchit et on conclue qu’il y de quoi se cacher ou se courber.

Bon plan pour la santé des Français : la plupart du temps les joueurs sont « limites » sur le plan argent, maintenant ils pourront consommer de l’alcool pour fêter leurs pertes !

C’est un peu synonyme du tabac, on fait écrire aux manufacturiers de cigarettes des mentions d’alerte et/ou photos dans l’horrible, on augmente les tarifs…mais on laisse le hobbie des buralistes continuer leur bonhomme de chemin et monnaie liquide. Vous voyez ce que je veux dire ! Le chiffre d'affaires de la FDJ, dont les fonds atterrissent là ou là à la demande des pouvoirs politiques en place et maîtrisée en management par la castre des énarques. Equivaut le trou de la Sécurité Sociale, vieux serpent de mer s‘il en est… ! Un vrai scandale dénoncé par Sébastien Turay, journaliste enquêteur, dans son dernier livre.

Je connais bien le sujet et la FDJ qui n'a cessé de me harceler judiciairement sans dommage pour moi, car le premier en France et dans le monde qui a déposé la dénomination « française des jeux.com » dans les années 2.000, c’était moi. Finalement et amiablement si j’ose dire j’ai revenu la marque, sans me cacher en aucune façon.

Mais les yeux sont ouverts. Comme on dit :

"Mesdames, Messieurs, les jeux sont ouverts"

Sous le titre "Jeux de hasard et d’argent, Contextes et addictions», l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (INSERM) publie une étude sur la question de l’addiction aux jeux d’argent et de hasard en France. Et pour la première fois, cette étude intègre les jeux en ligne.

Cette étude, réalisée à la demande de la Direction générale de la santé sur la problématique de santé publique associée aux jeux de hasard et d’argent, présente les travaux du groupe d’experts réuni par l’Inserm dans le cadre de la procédure d’expertise collective.
Afin de répondre à cette demande, l’Inserm a réuni un groupe pluridisciplinaire d’experts en histoire, sociologie, économie de la santé, épidémiologie, psychologie, neurobiologie, psychiatrie et addictologie.

Ce groupe a structuré sa réflexion sur les jeux de hasard et d’argent ainsi que sur les jeux vidéo et Internet autour de plusieurs approches : historique et sociologique, psychologique et neurophysiologique, clinique et enfin une approche de santé publique. La manière d’appréhender les problèmes de jeu dans quelques pays a constitué un autre axe de réflexion. Au cours de dix séances de travail, le groupe d’experts a analysé environ un à 250 articles rassemblant les données disponibles au plan national, européen et international sur le jeu, son contexte, les comportements ludiques et l’addiction.

Si pour la majorité des joueurs (c'est politiquement correct...mais faux !), ces jeux constituent une activité récréative, leur pratique peut atteindre chez certains la dimension d’une « conduite addictive », avec des conséquences sociales et financières importantes, souligne l’expertise de l’Inserm. L’INSERM, qui apporte un éclairage scientifique sur cette question, évalue, sur la base d’études réalisées à l’étranger, entre 1 et 3% la proportion des joueurs qui « présentent une façon excessive de jouer », pathologique, c’est à dire considérée comme une maladie, ou simplement « problématique ».

Le sujet le plus à risque a « le profil d’un homme jeune, sans emploi et à faibles revenus, célibataire et peu intégré sur le plan socioculturel », selon le groupe d’experts réuni par l’Inserm (histoire, sociologie, économie de la santé, épidémiologie, psychologie, neurobiologie, psychiatrie, addictologie).

« L’évolution est particulièrement inquiétante », a souligné devant la presse Dominique de Penanster, de la Direction générale de la santé qui avait demandé en 2006 cette « expertise collective » à l’Inserm. Rendus plus visibles par l’augmentation de l’offre, le jeu problématique et le jeu pathologique sont devenus une préoccupation des pouvoirs publics. Le Plan de prise en charge et de prévention des addictions (2007-2011) du ministère de la Santé a intégré la problématique du jeu.

L’expertise de l’Inserm révèle les lacunes françaises en la matière. Selon elle, « la France souffre de nombreuses lacunes dans la prévention du phénomène de jeu dit « pathologique ». "Les lacunes en matière de recherches sur le jeu et la socialisation ludique contemporaine, l’absence d’études systématiques et pluridisciplinaires, l’hétérogénéité des mesures entreprises, différentes instrumentalisations et actions lobbying ont empêché la mesure objective des conséquences de l’exploitation des jeux d’argent" .

Une enquête devrait démarrer sur un échantillon important de 15.000 à 25.000 personnes, a indiqué le délégué de la Mission interministérielle de lutte contre la drogue et la toxicomanie, Julien Emmanuelli.

Les experts recommandent également plusieurs actions de prévention: informer tous les joueurs sur les dommages liés au jeu en mettant « clairement en avant le risque d’une addiction »; offrir une aide, au sein même des espaces de jeux, aux joueurs en difficulté; étendre les fichiers d’ »interdits de jeu » en vigueur dans les casinos à l’ensemble des jeux de hasard et d’argent; développer une ligne d’écoute publique.

Spécifiquement pour les jeux sur Internet, ils recommandent que ces sites comportent des liens vers des « sites d’information sur les problèmes liés aux jeux » et que les éditeurs de jeux d’argent en ligne mettent en place un « seuil limite de crédit » et une « obligation de confirmation après un pari ».

L’expertise appelle à « développer plusieurs lieux de repérage et de prise en charge des joueurs à problème » et à évaluer les modalités de prise en charge.

A l’heure de l’ouverture du marché des jeux d’argent, la question de l’addiction sera au coeur des préoccupations du gouvernement dans sa décision de libéralisation des jeux en France.

Le seul prétendant à une place de choix on line et of line est à mon sens le Groupe Partouche qui ne se dérobe jamais, ni devant les médias, ni et encore moins devant la Française des jeux !

 

Patrick Partouche, Pt du Directoire du Groupe éponyme

 


"Mesdames, messieurs, les jeux sont ouverts"

Et la concurrence aussi. Comme Félicie !

 





















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