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ANDREBIO

05/02/2016 15:46

Il est vrai que la vie n’a pas de "sens", parce que le sens posé dans la représentation est seulement représentation de la Vie.

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Le but de la Vie est précisément de vivre. 

La Vie s’accomplit dans sa propre expansion et sa propre jouissance de soi. Mais cela ne signifie pas, bien au contraire, que toute valeur donnant un sens à la vie soit arbitraire.

Le service de la Vie est la tâche la plus haute et la plus noble et un système de valeurs doit savoir l’incarner.

Il ne doit pas devenir un carcan, un dépotoir de préjugés, une promess pour un ailleurs, cautionné par on ne sait quelle malédiction.

Ce dont la religion la trop souvent montré l’image, elle qui n’a su que faire un "Dieu" à l’image de l’homme ou pour le dernier homme. Comme si l’unique fonction d’un système de valeur n’était que de tenir le chien en laisse.

Un système de valeur est l’expression de ce que nous sommes et de notre rapport intime avec la Vie.

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Le vrai nom de la crise des valeurs qui traverse nos civilisations dans le monde entier, s’appelle la maladie de la vie.

Et quand la maladie de la vie attaque une civilisation, celle-ci s’oriente vers La Barbarie.

La maladie de la vie qui consume notre époque se développe dans des pratiques, toutes marquées par la projection dans l’évasion

"La fuite de soi est le titre sous lequel on peut ranger presque tout ce qui se passe sous nos yeux".

L’hyperactivité ne concerne que le système social et sa frénésie habituelle, il a cessé de coïncider avec le don de soi d’un investissement pathétique. Nous voyons autour de nous dans quel état désemparé se trouve notre jeunesse.

Quand l’actuel impose son diktat et qu’il n’est plus compris à la lumière des valeurs spirituelle, l’imagination et l’intelligence ne sont plus développées que dans le sens de l’utilité pratique ou de la projection dans l’imaginaire.

L’enfant n’a d’autre issue devant lui que de grandir dans un monde artificiel, qui fait tout pour le dispenser d’une interrogation vivante sur le sens des événements et le sens des choses. 

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L’étude se borne au choix d’une carrière et encore, ce n’est pas un choix, car en fait, on ne fait que suivre le marché du travail.

La connaissance n’est plus développée pour elle-même, en direction de l’enrichissement de soi.

La création artistique n’est pas perçue comme une expression magnifiée de soi, mais n’est plus qu’un divertissement.

Le travail (de plus en plus raréfié !) a perdu toute attache dans la réalisation de soi. Le travail devient technique et dépersonnalisé.

Ce qui dès lors commande la finalité des entreprises, ce n’est plus que la production de masse.

Partout se répand une unique orientation dans le sens de l’efficacité et de l’habileté purement technique.

Le concept de « performance » devient une valeur et on prétend dispenser des cours pour former la "personnalité", alors qu’il ne s’agit à tout prendre que d’inculquer le sens des affaires.

Les relations sociales sont ramenées à des relations de droits ou à des relations fondées sur l’intérêt purement matériel.

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Ce qui relie n’est plus la relation de soi à soi de la complétude qui donne et se donne, mais l’échange marchand, sa comptabilité, ses investissements, ses calculs, ses fourberies, son hypocrisie, ses secrets et ses mensonges.

Plus personne ne sait ce que signifie une relation humaine authentique, honnête et juste, une relation ouverte à autrui et dans laquelle on donne de soi.

Tout le temps que nous passons avec les autres est d’abord compté et escompté dans le temps psychologique. Exit la dimension existentielle de l’instant.

Le temps, c’est un décompte de périodes, avec des obligations et des échéances.

La valeur des objets c'est leur valeur marchande.

Que dire des personnes, puisqu’elles sont dans ce contexte ramenées à leur fonction, et leur pouvoir mesuré à la solvabilité de leur compte en banque ! 

Toutes les valeurs postmodernes s’organisent autour d’une valeur matrice, celle de la consommation.

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Un médecin qui sert le bien-être des hommes, est de ce fait moins « honoré », ce qui veut dire "rémunéré", qu’une vedette de sport ou du show business.

L’art, dans ce qu’il a de plus élevé, dans son aptitude à toucher la sensibilité, jeter une lumière sur l’existence humaine, appartient à un monde à part, un monde autre que celui de la vie, un monde de spectacle.

La philosophie est communément perçue comme une entreprise vaine et inutile. Celui de se poser des questions là même où communément plus personne n’en pose.

Comme si était implicitement admis un contact tacite selon lequel il est inutile de penser, inutile de s’interroger.

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Du moment que les rayons du supermarché sont pleins, et que les programmes télé sont attrayants, on est forcément dans le meilleur des mondes possibles.

On peut donc dormir sur ses deux oreilles et se dispenser de toute réflexion.

La grande majorité des adultes dans notre société n’ont pas lu un bon livre depuis des années, mais par contre, ils peuvent vous réciter par cœur le programme télé pour toute la semaine.

Ce qui est très caractéristique de notre époque, « faisant d’elle une barbarie d’un type encore inconnu, c’est précisément d’être une société privée de toute culture et subsistant indépendamment de celle-ci ».

Que dire, dans pareil contexte, de valeurs telles celle de la famille ?

Elle est très souvent perçue dans ses aspects négatifs : son rapport de dépendance, la restriction de la liberté qu’elle impose, les intérêts divergents qui s’y affrontent.

La donation joyeuse de la richesse affective est perdue de vue.

De même, on ne cautionne la relation de couple, que sous la condition d’une garantie de sécurité, d’investissement sexuel et financier.

Cela s’appelle le mariage.

mariage-copie-1.jpgMais c’est ce que l’on appelle « amour », dans les chansons que l’on entend au supermarché, est en fait un attachement égocentrique qui tue l’épanouissement de soi et interdit la générosité.  

Bref, quand elle a perdu toute dimension spirituelle, quand la vie humaine n’a plus d’autre valeur que matérielle, toute évaluation passe par des considérations économiques.

Le bonheur devient une valeur économique qui se consomme comme le reste et se mesure à ce que l’on est à même de posséder, d’exhiber, il se résume à la sécurité économique, le confort et la jouissance matérielle.

Le chien est heureux quand sa niche est confortable et que sa gamelle est remplie tous les jours. Il se tient tranquille.

S’il se révoltait, il sentirait la laisse qu’il a acceptée avec le collier : la réprobation diffuse du qu’en dira-t-on, le diktat de l’opinion, la pression de l’économie, les imprécations de la religion, la sévérité de la loi, la force de la police, etc. Autant rester tranquille.

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Pour tous les paumés du système, pour ceux qui ne peuvent pas accéder à la jouissance matérielle, que reste-t-il ?

  • Y a-t-il une autre issue que la marginalité ?
  • L’évasion nihiliste dans la contre-culture ?
  • La dérision systématique ? Le sabotage et la casse ?
  • La toxicomanie et la délinquance ?
  • Que faut-il faire quand la vie n’a plus de sens que celle d’une survie sans espoir et sans lendemain ?
  • Décrocher le fusil du râtelier et tirer au hasard dans la rue ?

 Le vide est aspirant, déprimant et désespérant.

D’autant plus qu’économiquement, il est dans l’intérêt des multinationales qu’il perdure, car il rapporte. Quand on est déboussolé, on consomme n’importe quoi. Pour compenser.

On est prêt à trouver une valeur absolue à n’importe quel gadget, n’importe quel leurre bombardé dans une campagne de pub. Moins la vie a de sens, plus on consomme...quand il reste de l’argent !

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On ne sait plus quoi ni pourquoi, mais la pulsion de toute manière est réactivée par le milieu en permanence et il n’est pas possible d’y échapper.

Il n’y a pas à s’étonner en conséquence de la résurgence permanente de la violence dans un monde où les valeurs spirituelles ont été perdues, car elle ne fait que manifester la frustration dans laquelle la vie se trouve maintenue.

Nous sommes dans un monde où la colère et la rage contenue n’attend qu’une délivrance. Ce n’est pas une violence idéologique ou guerrière mais une clameur de souffrance et d’impuissance.

Ce que, dans son for intérieur, la vie cherche, c’est d’être pleinement vécue dans ses multiples potentialités phénoménologiques.

Ce que la vie veut se donner, c’est l’épanouissement entier de son propre pouvoir; ce vers quoi elle tend, c’est toujours une création consciente d’elle-même.

 

C'est seulement dans les valeurs que la relation consciente s'établit entre le soi et la vie.

 

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Chole Robin 17/07/2020 21:58

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