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ANDREBIO

05/02/2016 15:46

Le syndrome de la sarkozyte...

Syndrome :

Nom masculin singulier.

Ensemble des signes et des symptômes qui caractérisent une maladie

 

les_martin_et_les_sarko.jpg

L’ex-président de la République et son ex-femme Cécilia formaient une famille recomposée.

Tous deux ont été mariés auparavant, tous deux ont eu des enfants d’un autre lit.

Le « clan » Sarkozy avait réussi leur entrée à l’Elysée.

 

 

Guillaume-sarkozy-copie.jpg francois_sarkozy-copie.jpg pierreolivier-copie-copie-1.jpg

Rarement évoquée dans les médias, la complexe fratrie Sarközy ne manque pas d’intérêt.

On y trouve en effet deux frères, Guillaume et François, mais aussi un demi-frère, Pierre-Olivier (dit Olivier) Sarközy, et une demi-sœur, Caroline Sarközy, épouse Fournier. Ils occupent, en général, des positions éminentes, voire d’exception. Voici l’étonnante saga d’une famille très cosmopolite.

 

Pal-Sarkozy-de-Nagy-Bocsa-copie.jpgÀ l’origine, il y a Pal Sarközy de Nagy-Bocsa

 (cf portraits de Nicolas Sarközy dans l’Encyclopédie politique française, tome II).


Né le 5 mai 1928 à Budapest et déclaré comme protestant (mais sa mère était catholique), ce hobereau, issu d’une famille de petite noblesse (anoblissement le 10 septembre 1628) devait s’enfuir de Hongrie dans des circonstances mal connues.

 

En 1948, il s’engagea dans la Légion étrangère à Baden-Baden, pour venir en France, et devait réussir à se faire rapidement exempter pour de fausses raisons médicales (grâce à un médecin hongrois, ami de son père).

 

tf1-lci-la-mere-de-nicolas-sarkozy-2307262_1902-copie-1.jpgIl épousa, en premières noces, Andrée (dite Dadu) Mallah, avocate au barreau de Nanterre, née à Paris, le 12 octobre 1925, civilement à Paris XVIIe, le 8 février 1950.

Elle est la fille du chirurgien urologue Benedict Mallah, juif de Salonique converti au catholicisme peu avant son mariage, le 19 octobre 1917, avec Adèle Bouvier, infirmière catholique (mariée en premières noces avec un infirmier militaire, René Prost, mort pour la France le 2 mars 1916). Le mariage de Pal Sarközy et d’Andrée Mallah aurait été suivi d’un mariage religieux à St-François-de-Salles, mais il n’en a pas été retrouvé trace semble-t-il.

 

Melinda-d-Eliassy-copie.jpgPal Sarközy quitte le domicile conjugal en 1959 et le couple divorcera rapidement. Il se remariera, à une date non définie, avec Mélinda d’Eliassy, née à Budapest le 16 avril 1942 (semble-t-il), fille d’Ivan Eliassy et de Véronique Mallet (descendante des barons Mallet de Chalmassy), décédée le 15 décembre 2004.

 

Le couple, qui n’aura pas d’enfant, divorcera également, et Pal Sarközy se remariera, en 1964 ou 1966 (les dates divergent) avec Christine de Ganay, fille de Philippe de Ganay et de Marie- Hélène Blanchy.

 

Pal Sarközy divorcera à nouveau et se remariera une quatrième fois (il est maintenant marié avec la même femme depuis 40 ans). Après l’élection de son fils à l’Élysée, ce séducteur patenté a publié un ouvrage aussi graveleux que hâbleur sur son itinéraire, « Tant de vie » (Plon, 2010).

 

 Pierre-Olivier Sarközy de Nagy-Bocsa, dit Olivier Sarközy est un demi-frère de Nicolas Sarközy. Né en 1969, il est le fils de Pal Sarközy de Nagy-Bocsa, le père de Nicolas Sarközy, et de sa troisième épouse, Christine de Ganay. Sept ans après la naissance de Pierre- Olivier, sa mère, qui avait rapidement divorcé de Pal Sarközy, se remariera, le 28 juin 1976, avec un important diplomate américain, Frank G. (George) Wisner, qui deviendra alors le beau-père de Pierre- Olivier Sarközy.

(Sur les relations intéressantes liant le jeune Sarkozy, souvent en vacances chez son demi-frère et sa belle-mère Christine, dans la maison d’un ponte de la CIA, il est intéressant de lire l’analyse qu’en a fait Thierry Meyssan dans…/…

 

Petit « Who’s Who » afin de s’y retrouver

 

pierre_sarkozy.jpgjean sarkozyIl était en son temps plus besoin de Monaco ou de Buckingham Palace pour jouer au roi et à la reine. Paris aussi avait ses « Royals».

Ils se nommaient Sarkozy et logeaient à l’Elysée. Pierre et Jean, deux grands enfants blonds, les mêmes cheveux longs qu’Andrea Casiraghi, le fils aîné de la princesse Caroline. Cécilia, silhouette élégante de Jackie Kennedy.


 

nng_images.jpgEn matière de « people », les références étaient « top »

 

Mais la trajectoire des Sarkozy, c’est un peu, aussi, un roman de Michel Houellebecq, avec ce qu’il faut de désillusions sentimentales et de recompositions conjugales.

Mai 1968 - dont le président de la République avait dit tant de mal durant sa campagne - en passant par là.

Le couple Nicolas-Cécilia était l’aboutissement d’un parcours amoureux heurté de part et d’autre.

 


Louis, plus tard...


marie-dominique-culioli.jpgLe jeune Sarkozy scelle sa première union en 1982, à 27 ans, en épousant Marie-Dominique Culioli, une Corse qui a le même âge que lui. Elle vient de Vico, un chef-lieu de canton de Corse du Sud. Son père est le pharmacien du village. Nicolas est conseiller municipal de Neuilly-sur-Seine, si souvent caricaturée en ville bourgeoise.

 

pasqua_cigare.jpgSon témoin de mariage est Charles Pasqua, qui n’aurait certainement pas accepté cet honneur, s’il avait su qu’un an plus tard le marié lui chiperait sous le nez la mairie de Neuilly.

 

Deux fils naissent : Pierre et Jean. Marie-Dominique adopte le style d’une épouse BCBG, rangée, trop vite effacée. Elle et lui vont en vacances à Sagone, une station balnéaire corse à 13 kilomètres de Vico, qui se trouve dans la montagne. Les Culioli ont une maison à Sagone, où Nicolas Sarkozy a vécu ses premières amours.

 

La passion se tasse rapidement.

 

41ccc2dfc27284817c08f9df7bf3f79c.jpgEn 1984, maire de Neuilly, Nicolas Sarkozy officie au mariage de Jacques Martin et de Cécilia Ciganer-Albeniz.

 Le maire, Nicolas, dira plus tard : « Ce jour-là, je suis tombé amoureux de Cécilia. » Les choses ne tardent pas trop.

judith_martin-copie.jpg

 

La naissance des enfants de Jacques Martin et Cécilia, d’abord : Judith et Jeanne-Marie.

 

jeanne_martin-copie.jpgLa rupture ensuite.

 

En 1987, Cécilia prend ses deux filles et s’en va rejoindre Nicolas Sarkozy. C’est le début d’un grand périple amoureux. Ils se marient en 1996.


louis sarkozy-copie-1Louis naît dans la foulée de leur union.

(D’après la fiche bibliographique de Sarkozy dans « L’Encyclopédie de la Vie Politique » d’Emmanuel Ratier, Jacques Martin se serait présenté à la mairie de Neuilly pour demander Nicolas en duel - classe !!!!

 

Il n’y a qu’en France qu’on voit encore des trucs comme ça !)

 

Première dame de France ?


attias-copie.jpgEn 2005, une phrase sibylline de Cécilia retient l’attention: « Je ne me vois pas en première dame de France », dit-elle. Le message est vite décodé et pour Nicolas, c’est le début du calvaire. L’a-t-il trompée ? C’est ce qui se dit. Elle se vengera donc. C’est l’été. Un beau matin, elle prend l’avion pour New York, où un homme l’attend : le publicitaire Richard Attias (Publicis).

 

A Paris, Nicolas souffre comme un chien. Il annule - chose extrêmement rare chez lui - un rendez-vous de travail. On lui prêtera une liaison avec une journaliste du « Figaro ».

 

Jusqu’à l’investiture


cecilia_sarkozy--1-.jpgAu début de 2006, Cécilia rentre en France.

Les retrouvailles avec Nicolas sont faussement chaleureuses. A partir de cet instant, le couple joue à « je t’aime moi non plus ». Cécilia est moins présente qu’auparavant à ses côtés, alors qu’il entreprend son ascension de l’Elysée.

Elle semble l’aimer toujours mais sa rancune, fruit de sa blessure, est tenace. A un point tel, que, le 6 mai dernier, au second tour de l’élection présidentielle, elle ne prend pas la peine de voter.

 

Mais dix jours plus tard, dans les rouges et hors de l’Elysée, entourée de ses enfants et beaux-enfants, elle verse une larme lorsque Nicolas, son mari, est investi président de la République. 

 Nicolas a déjà demandé une augmentation de personnel de maison à l’Elysée pour sa grande famille. Que font ses enfants aujourd’hui ?

Les journalistes politiques français n’enquêtent pas sur eux. (Classé secret-défense ?).

 

Portrait de Carla Bruni (Par Emmanuel Ratier)

 

Dites donc, les électeurs de l’UMP, là... Vous êtes contents de votre mec ? Vous qui avez toujours à la bouche les mots « grandeur » et « France », ça vous plait d’être représentés par un "psychopathe" complexé, tout droit sorti de « La Vérité Si Je Mens » ?


« Regarde Maman, j’ai un grosse Rolex en or ! », « Regarde Maman, je suis sur la photo avec George Bush ! », « Regarde Maman, je suis le Président ! », « Regarde Maman, je fais des fêtes au Fouquet’s avec les riches ! », « Regarde Maman, je sors avec des top-models ! », « Regarde Maman, je suis entré dans le club mondial des grands séducteurs »…. Ca y est, la France ressemble enfin à sa caricature !


Pour citer le journaliste Mikael Levinstein : « C’est ça le vrai bling-bling de Sarkozy. Il n’a pas envie « d’être » il lui suffit de « paraître »… et malheureusement, un an après son élection, la politique de Sarkozy relève du même acabit. Une politique en toc, du faux plaqué or comme les bijoux qu’on te vend à Barbès, de la réussite par procuration, de la célébrité par association, de l’agitation, pas de l’action… voilà le gouvernement de la France. Il y a déjà eu des gouvernements comme ça en France… sous Louis-Philippe.

On sait comment cela s’est terminé. »

 

Du Fouquet’s à Disneyland, des vacances chypriotes sur un yacht de Vincent Bolloré à la fin d’année égyptienne (avec un avion toujours fourni par Bolloré), de Rachida Dati à Rama Yade, de Cécilia Sarkozy à Carla Bruni, des Rolex ostentatoires aux Ray Ban, c’est la sous-culture « bling bling » (luxe, marques, paillettes), popularisée par les rappeurs américains, qui triomphe au sommet de l’Etat.

 

carla-bruni-sarkozy-voyance-copie.jpgCarla Bruni, nouvelle compagne du chef de l’Etat, en est le parfait exemple. Cette riche héritière, n’ayant ni morale ni valeurs, a collectionné les hommes qu’elle « jette » ensuite comme des Kleenex. Egérie de la gauche-caviar, elle signait encore tout dernièrement la pétition contre le pseudo « fichage ADN ».

 

Le mariage était prévu le 9 février (selon Le Journal du dimanche, 6 janvier 2008). Une dangereuse dérive qui illustre parfaitement la décadence française.

« Vous avez adoré Grâce Kelly à Monaco, vous adorerez Carla Bruni à l’Elysée » (Le Journal du Dimanche, 6 janvier 2008).

 

jacques-seguela-copie.jpgNicolas Sarkozy a rencontré Carla Bruni, un soir, le 17 novembre, chez Jacques Séguela, le publicitaire qui soufflait aux oreilles de François Mitterrand. Elle y était arrivée avec Denis Olivennes, patron de la Fnac et animateur des réseaux fabiusiens.

 

Depuis, les tourtereaux ne se sont pas quittés, avec une première escapade quasi-officielle à Disneyland, immortalisée par des paparazzis « complices » convoqués pour l’événement. Suivie d’un réveillon à Louxor, toujours avec les photographes.

 

Pour la presse britannique, moins soumise aux pressions que la presse française, le président l’aurait déjà demandée en mariage. Et Gala d’évoquer un futur possible « mariage de la décennie » et d’ajouter que Nicolas Sarkozy « a l’impression d’entrer dans le club mondial des grands séducteurs ». Il lui aurait offert un portable à usage unique, étant le seul à l’appeler dessus.

 

valeria-bruni-tedeschi-copie.jpgCarla Bruni-Tedeschi est née le 23 décembre 1968 à Turin. Elle a une sœur, Valéria Bruni- Tedeschi, qui est actrice et réalisatrice

(« Il est plus facile pour un chameau »…, « Actrices », où joue son compagnon, Louis Garrel).


Interrogée par ITV, cette dernière déclare : « J’ai eu une éducation catholique, mais Tedeschi est un nom juif d’Italie du Nord. Mon grand-père paternel s’est converti pendant la guerre, a épousé une catholique, ce qui lui a valu d’être mis au ban par la communauté juive de Turin. J’ai mis très longtemps à l’accepter, comme si j’avais hérité de sa faute. Même si ma famille n’a pas été déportée, je me sens très proche du désarroi de cette communauté. Aussi, mon personnage de Sarah (dans un film qu’elle tournait) résonne-t-il par rapport à mon histoire, comme si moi aussi je portais un passé trop lourd pour moi. »

 

La famille Tedeschi, que Le Parisien (30 décembre 2007) ose qualifier de « famille de la Vieille Europe », s’est donc convertie à la grande époque du fascisme dans l’Italie de Benito Mussolini.

Ce qui rapproche son histoire de celle de Cécilia Ciganer-Albeniz. Son frère, Virginio, un marin réputé (trois tours du monde dans les deux sens), est décédé le 4 juillet 2006 à 46 ans des suites d’une longue maladie. Une fondation (dotée d’environ 20 millions d’euros) a été créée pour honorer sa mémoire.

Son père, Alberto Bruni-Tedeschi (décédé en 1996) avait repris l’affaire familiale, le groupe turinois CEAT, spécialisé dans les câbles électriques et les pneus, tout en étant, à ses moments perdus, un compositeur dodécaphonique respecté (encore un point de ressemblance avec Cécilia ex-Sarkozy).

Il développa largement l’entreprise et en fera l’un des fleurons de l’industrie italienne.

 

Son père cumulait donc une profession honorable et une passion extrême pour la musique, ayant été élevé dans le culte de Richard Wagner et d’Alban Berg. Son premier opéra, « Villon », composé à 25 ans, sera joué par les plus grands chefs. Il sera même un temps directeur artistique du Théâtre Regio de Turin entre 1959 et 1971.

 

Sa mère, Marisa Borini, est pianiste professionnelle. « Les plus grands artistes fréquentent leur palais. La Callas et Karajan dînent au Castagnetto, leur résidence du Piémont (Le Parisien, 30 décembre 2007). » Elle accompagnera Nicolas Sarközy en décembre lors de sa rencontre avec Benoît XVI mais n’obtiendra pas, comme elle l’espérait, le droit de le rencontrer.

 

bruni-tedeschi_logo.jpgMais, c’est le grand père, Virginio Tedeschi, juif piémontais (lui aussi très grand mélomane, comme ancien élève d’Edgar Varèse), qui est bien à l’origine de la fortune de la famille, l’entreprise n’ayant jamais eu de problème durant le Ventennio et ayant participé efficacement à l’effort de guerre italien à partir de 1940. Un épisode peu souligné aujourd’hui.

En 1973, en Italie, les Brigades rouges prennent les riches familles pour cibles, avec enlèvement à la clé afin de demander des rançons (qualifiées « d’expropriations prolétariennes » dans la phraséologie marxiste).

 

La famille Bruni-Tedeschi décide donc d’émigrer en France, où le père, pratiquement devenu rentier, se consacrera entièrement à la musique. Sans doute eurent-ils raison : le fils des nouveaux propriétaires de leur palais turinois fut enlevé par les Brigades Rouges.

Plusieurs de ses opéras, notamment l’opéra jazz « Paolino la juste cause et la bonne cause », seront présentés dans les plus grandes salles françaises.


Carla a alors cinq ans. Etudes dans les bonnes institutions mais à 19 ans, Carla largue ses études d’architecture et choisit de devenir mannequin. Cette polyglotte sera l’un des grands top models de sa génération, rejoignant les Claudia Schiffer, Cindy Crawfordou Linda Evangelista. Mais son physique évoque plutôt Kate Moss. Elle gagne alors 1,9 million de dollars par an. Cela va durer une dizaine d’années. A l’époque, elle entame une psychanalyse.


C’est l’époque où elle papillonne, passant des bras du chanteur Mike Jagger à ceux d’Eric Clapton ou du milliardaire Donald Trump (période américaine) avant d’enquiller (période française) avec Vincent Perez, Guillaume Canet ou le chanteur Jean-Jacques Goldman.


Côté politique, elle n’a pas été insensible aux charmes de l’ancien Premier ministre socialiste Laurent Fabius (elle assure qu’il n’en est rien aujourd’hui) ni à ceux de Maître Arno Klarsfeld, fils du couple « chasseur de nazis » et garde-frontière israélien, futur chargé de mission de Nicolas Sarközy et de François Fillon. On passera sur ceux qu’elle a oubliés, étoiles filantes de nuits brèves et houleuses.


Jjean-paul-enthoven-637x0-1.jpgEt puis, elle a rencontré le critique littéraire, vaguement philosophe Jean-Paul Enthoven, un personnage clé de l’intellocratie française même s’il a attendu 50 ans pour publier son premier roman. « Le dandy des lettres » dira de lui L’Evénement du Jeudi (26 septembre 1996). Dans les colonnes du Who’s Who il est diplômé de l’Institut d’études politiques. Editeur chez Grasset (où doit sortir le « Mandel »  de Sarkozy…) depuis plus de vingt ans, chroniqueur au Point (après avoir œuvré au Nouvel Observateur), mais aussi rédacteur en chef de La Règle du jeu, la revue de BHL, il est « l’éminence grise du tout-Paris Littéraire» (Livres Hebdo, 8 décembre 2000). Il est aussi et surtout le meilleur ami de l’incontournable Bernard-Henri Lévy (dont il publie les livres) à qui, il ne consacrait pas moins de cinq pages dans ses Aventures de la liberté (Grasset, 1991). "Ils se voient tous les jours et se téléphonent plus encore" (L’Evénement du jeudi, 26 septembre 1996).


Elle vivra avec lui une passion torride, jusqu’aux vacances de milliardaires à Marrakech durant l’été 2000, où se trouvait le propre fils de son compagnon, Raphaël Enthoven, alors marié à Justine Lévy, la fille de Bernard-Henri Lévy. Leur mariage avait été sacré « mariage du siècle » par toutes les gazettes à papier glacé, dans la lignée de Love Story.

« Ils se trouvent beaux, surtout lui. Ils le sont, surtout elle. Ils mangent des corn flakes, boivent du Coca et fument de l’herbe (Marianne, 23 février 2004). »

 

Mais "la belle" repartira avec le fils, laissant le père sur place. Fin du mariage, abandon et pleurs. Justine Lévy se vengera de cette dernière, rebaptisée Paula, en écrivant un roman à clés particulièrement salé, « Rien de grave » (Plon, 2004), qui fera les délices du milieu germanopratin, toujours avide de ce genre d’essai.

 

Un « amour insolent et solaire », avec une rupture qui la laissera « tchernobylisée ».

Elle surnommera Carla Bruni « la fouteuse de merde » (Marianne, 23 février 2004), ajoutant entre autres : « Elle chie dans un ventilateur pour voir l’effet que ça fait. »

Elle y ajoutera même des séances de chirurgie esthétique tout en assurant qu’elle a tout inventé.

Avec Raphaël, agrégé de philo et normalien un tantinet éthéré, Carla Bruni aura même un fils, Aurélien (qui était à Disneyland, le jour des premières photos avec Nicolas Sarkozy). Sans doute par accident, puisqu’elle a toujours condamné la maternité (notamment dans Marie-Claire en décembre 2002). De son fils, elle disait alors : « Même s’il a quinze mois, il n’est pas moi. ». A cette époque de grand amour, elle en fera même une chanson, Raphaël. Avant de le larguer, comme les autres, d’autant qu’il était prévenu : « A chaque fois que j’ai quitté un homme, j’ai jubilé. »

 

Entre-temps, elle avait participé de bonne grâce aux dîners très sélects de la « gauche caviar » qu’Enthoven organisait, via son propre cercle, Gauche 21.

Une association très chic de normaliens, de journalistes et d’intellectuels fabiusiens qui fréquentent leur domicile, boulevard Saint- Germain, après s’être émue de la présence de Jean-Marie Le Pen le 21 avril 2002 pour le second tour de l’élection présidentielle.

On y retrouve Marc Lazar, Henri Weber, Stéphane Israël, Marc Mossé, Laurent Mucchielli, Marcel Gauchet, Michel Schneider, etc.


En 1997, elle arrêtera le mannequinat et se lancera dans la chanson. « Le mannequinat, c’est comme le sport : à 30 ans, vous êtes mort. Le métier s’arrête là, pas pour une question d’âge ou de physique, mais d’usure. Lassitude de voir toujours les mêmes visages. »

Elle écrit des textes pour Julien Clerc, mais c’est Louis Bertignac, une vieille liaison et ancien du groupe Téléphone, qui l’aide à faire son premier disque qui se révélera un joli succès. Il faut dire que la presse tant écrite qu’audiovisuelle en a fait des tonnes, car si les textes tiennent à peu près la distance, elle n’a aucune voix. 

Françoise Hardy, à côté, c’est Maria Callas. Toujours est-il qu’elle en vend 2 millions d’exemplaires. Son deuxième disque, No Promise, passe quasiment inaperçu. La voici à l’aube d’une belle quarantaine.

 

Accrocher un président de la République à son tableau de chasse, cela ouvre des horizons et fait surtout monter les enchères. D’autant qu’elle est clairement de gauche, ayant encore signé tout dernièrement la pétition contre le « fichage ADN » et ayant toujours voté à gauche. Elle avoue volontiers son amour pour mai 1968, quand les adolescents « ont craché à la gueule de leurs pères » (Marie-Claire, mai 1998, où elle apparaît habillée en maoïste, disant aussi : « C’est éclatant pour moi, fille de capitaliste, de poser avec Le Petit livre rouge de Mao »).


Considérée par tous comme une « croqueuse d’hommes », elle déclarait récemment à Madame Figaro : « Je suis une amadoueuse, une chatte, une Italienne. J’aime projeter la féminité la plus classique : la douceur, le « “charmag”, la “charmitude” comme dirait Ségolène Royal. Je m’ennuie follement dans la monogamie. Je préfère la polygamie et la polyandrie. Le désir, brûlant (ne dure) que deux à trois semaines. Une fois que le désir est appliqué, satisfait, comblé, il se transforme. Le pauvre, qu’est ce que vous voulez qu’il fasse ? Je sais faire, mais avec un avantage sur eux (les hommes) : ma précision féminine. Je ne me plante jamais ! » Voilà donc le président de la République qui était prévenu, d’autant que sa cote de popularité était en forte baisse ! Elle confiait aussi au supplément du Monde (2003) : « Le paradis, ce serait un cuisinier français, un policier anglais, un manager allemand et un amant italien. L’enfer, ce serait un cuisinier anglais, un policier allemand, un manager italien et un amant français. »

 

C’est peut-être là, la clé de la société néo-bourgeoise dans laquelle baignent les Sarkozy et autres. Des gens qui se rêvent des vies et des destins et qui trouvent des troubadours médiatiques pour les raconter.

Nous aussi on rêve qu’on est OSS 117 ou qu’on fait partie « du club des grands séducteurs de la planète »… mais nos rêves ne font pas la une de Paris Match…  A force de rêver leur vie et de ne pas avoir de souci de fin de mois, ils perdent tout contact avec la réalité. Orwell disait déjà cela dans les années 1940…

 

Le roman vrai des infirmières bulgares

 

Dans cette affaire, tout se mêle : espions et people, gros contrats et humanitaire, les soubresauts du couple Sarkozy et la soif de revanche du colonel Kadhafi. Retour sur une initiative diplomatique menée comme un raid nocturne…


En Libye, Cécilia Sarkozy a vécu « un truc » dément.


Vous vous souvenez qu’elle était allée deux fois à Tripoli, en juillet, pour la libération des infirmières bulgares ? « Je suis arrivée, je les ai prises, je mis partie. J’ai fait le plus grand casse du siècle. Kadhafi n’avait aucune intention de libérer ces filles. »


Elle en est sûre, elle le raconte, ou en tout cas tout le monde le répète aujourd’hui.

Cela s’est passé aux dernières minutes de la dernière nuit du dernier voyage, le 24 juillet 2007, vers 3 heures du matin. Comme un « roman », dit-elle. Les négociations patinent avec les Libyens. Cécilia se tourne vers ses gardes du corps : « Messieurs, c’est le moment de prouver que vous en avez. » Nos garçons sont galvanisés : ils partent à la prison de Djoudeida, font sauter les verrous des cellules avec leurs armes de poing, sortent les infirmières et le médecin. Sauvés ! Trois biographies sur l’ex-madame Sarkozy sont éditées et toutes reviennent sur « les aventures de Cécilia en Libye ».

Claude-Gueant-copie.jpg

 

Même le fidèle Claude Guéant, le plus proche collaborateur du président, reste estomaqué par son récit : « C’est évidemment absolument inexact… C’est même complètement fou. »

 

On a tout invoqué, l’atome et le people, les ventes d’armes et l’humanitaire, les services secrets et le prime time. Saisie, une commission d’enquête parlementaire se lance sur les traces du « commando Cécilia ». Loin de l’éclaircir, son rapport rajoute aux mystères du vrai-faux roman des infirmières.

Surtout ni gyrophare ni voiture officielle : de la discrétion. Le second tour de la présidentielle est proche, et Pierre de Bousquet de Florian, patron de la DST, conduit lui-même un visiteur à Nicolas Sarkozy, toutes affaires cessantes. Officiellement, Moussa Koussa est dépêché par Muammar Kadhafi pour transmettre ses félicitations au nouveau président. 1,90 mètre, les tempes argentées, des doigts démesurés, Koussa parle peu, toujours d’une voix douce. « Un seigneur », dit-on à la DST. Lui aussi la connaît bien : Koussa dirige les renseignements libyens.

 

C’est Claude Guéant qui le reçoit : ils se sont déjà rencontrés quand Sarkozy était ministre de l’Intérieur.

 

En réalité, Koussa est venu parler des infirmières bulgares et du médecin palestinien, emprisonnés depuis 1999 et condamnés à mort. Boucs émissaires d’un système sanitaire défaillant, ils ont été désignés à l’opinion publique libyenne comme coupables d’une épidémie de sida qui a contaminé plus de 400 enfants dans un hôpital à Benghazi. Des quasi-otages, le signe pour l’Occident que, malgré ses efforts,; Kadhafi restera toujours ce«chien enragé du Proche-Orient», comme disait Ronald Reagan.

Moussa-Koussa-copie.jpgA Claude Guéant, Koussa explique : 

« Nous ne voulons ni les exécuter ni les garder, mais l’opinion est très remontée. »

Il ajoute : « La Libye serait ravie que Nicolas Sarkozy joue un rôle.» 

 

Le voilà justement qui surgit pendant l’entretien. Le président accepte la partition que lui a réservée Kadhafi.

 

Il sera le libérateur des infirmières. Comme pour tout, Sarkozy va s’approprier le rôle au point d’en paraître l’initiateur.

Des contacts à propos des infirmières avaient déjà eu lieu pendant la campagne. Rien de définitif. En mai 2007, les choses s’étaient accélérées. Kadhafi venait d’avoir une attaque cérébrale, ses fils avaient été rappelés à son chevet. Il s’était  rétabli, même s’il gardait une rigidité dans le bas du visage. Mais désormais le Guide de la révolution est pressé. Avec cette affaire, il veut sa revanche. Vite.

Mouammar-Kadhafi-copie.jpgDevenir un homme d’Etat fréquentable n’est pas une ambition nouvelle pour lui.

Il a déjà abandonné ses vulgates antiaméricaines, ses folies, ses complots au tournant des années 2000. Après onze ans d’embargo, la Libye a fini par payer les indemnités réclamées par les juges européens pour l’attentat de Lockerbie, puis pour celui du DC-10 : 10 millions de dollars par victime dans le premier cas, 1 million dans le second.

 

L’arrestation de Saddam Hussein, en 2003, le frappe comme un signe du ciel. Et s’il finissait comme lui, en animal débusqué d’un trou, hirsute et humilié, avant d’être exécuté ? Il regarde en boucle les images sur son magnétoscope.

 

Quatre jours plus tard, la Libye renonce à ses programmes d’armes de destruction massive. Washington lui a promis deux récompenses. D’abord la retirer de la liste des Etats terroristes. Accordé. La seconde est un de ces symboles dont le Guide est friand : la visite de Condoleezza Rice à Tripoli. Elle ne viendra jamais.

 

Quelques chefs d’Etat défilent, certes, sous la tente du Guide; mais ils gardent l’œil rivé sur leur montre, et surtout évitent de lui rendre l’invitation. Il n’a droit qu’à une brève virée à Bruxelles, à la Commission européenne. 

« Kadhafi s’estime lésé, dit un diplomate. Il trouve que la Libye a perdu le match aller. Il veut le match retour », un démenti cinglant à ceux qui l’accusent d’avoir cédé sans rien obtenir.

 

Que lui reste-t-il entre les mains ?

 

Cinq infirmières bulgares et un médecin palestinien. Plus question de faire appel aux Etats-Unis. Ni à l’Allemagne, trop prudente, ou au Royaume-Uni, qui refuse de libérer un des accusés de Lockerbie. Quant à l’Union européenne, qui négocie dans ce dossier depuis sept ans, elle ne vend rien.

Reste la France. Les six prisonniers ont déjà attiré l’attention de Nicolas Sarkozy : en janvier 2007, encore candidat, il a rencontré secrètement l’avocat français des Bulgares, Emmanuel Altit.

 

Sarkozy aime les causes médiatiques, qu’il peut raconter comme des histoires, entre méchants et gentils, victimes et sauveurs. Maintenant, il cherche aussi « un machin à faire pour Cécilia ». Elle se voyait conseillère régionale, députée peut-être. Lui n’a pas voulu. Pourquoi pas Madame Otages, un sourire humanitaire à la Lady Di avec, en plus, quelque chose de « Drôles de dames » ? Douze jours après l’arrivée à l’Elysée, le contact est pris avec Tripoli.

 

Mais que représentent 461 millions de dollars, avec l’envolée du cours du pétrole, quand il s’agit de laver les affronts ? « L’aspect financier est à la fois totalement indispensable et totalement secondaire », résume tous les conseillers : « En y regardant bien, le paiement de ces dédommagements va à l’encontre des intérêts vitaux du régime.» A Benghazi, ville réputée rebelle, une infime partie du dédommagement permettrait d’armer de kalachnikovs l’ensemble de la population.

« Kadhafi s’en moque : il y va de sa conception de l’honneur. »

 

Pendant deux mois, cet automne là, la commission d’enquête parlementaire à Paris va tenter de tirer au clair ce qui s’est négocié entre Paris et Tripoli. Les uns après les autres, documents en main, des industriels vont expliquer aux députés que les contrats pour les missiles antichars Milan 3 ou la maintenance de Mirage F1 avaient été lancés dès 2006.


« L’affaire des infirmières a juste créé un climat favorable pour les finaliser : ça se passe toujours comme ça », dit un dirigeant d’EADS.

La véritable revendication de Kadhafi se trouve ailleurs. A quoi bon acheter du matériel si, à la moindre crise, il ne peut plus obtenir de pièces de rechange ? Et le Guide raconte inlassablement l’histoire de ses Mirage achetés au temps de Pompidou qui ont fini au hangar pour cause d’embargo.

 

En matière de défense, il veut les garanties d’une coopération dans la durée, indépendante des aléas politiques, avec à terme sa propre industrie de défense. Un accord de défense va être bouclé en catastrophe entre le 10 et le 23 juillet. Il n’est ni rédigé ni signé par Hervé Morin, le ministre de la Défense. Là encore, l’Elysée a tout verrouillé.

 

Quant à l’atome, les Libyens n’ont que ce mot à la bouche depuis le démantèlement de leur propre équipement. « Nous leur avons expliqué qu’une centrale ne s’achète pas sur une étagère », dit Anne Lauvergeon, ex Areva, leader mondial du secteur.

Une timide expérience balbutie depuis 2004 pour la désalinisation de l’eau de mer, près de Tripoli, grâce à un petit réacteur civil russe de 10 mégawats datant des années 1970. Il va servir de base à une renégociation, et surtout à un changement d’échelle. Depuis son arrivée à l’Elysée, Nicolas Sarkozy est décidé à vendre l’EPR réacteur dernier cri de 1 600 mégawatts, à tout pays arabe qui ne flirte pas avec la bombe. On fait passer le message à Tripoli fin juin. Nouveau mémorandum, là aussi écrit à la hâte.

 

Jacques-Chirac-copie.jpgDernier élément, peut-être le plus important, Sarkozy est prêt à offrir au colonel ce que Chirac lui a toujours refusé : une visite officielle à Paris, aussi longue et fastueuse qu’il le désire.

 

Kadhafi-copie.jpgLe « commando » débarque à nouveau en Libye le 22 juillet, sans invitation cette fois. Après la visite de Benghazi, le Guide impose pour ce second séjour celle d’un site archéologique. La frustration monte. Elle retombe un peu, le lendemain, quand Kadhafi donne enfin un accord de principe avant de renvoyer tout le monde à l’hôtel Corinthia.

Dans un fauteuil du bar, Cécilia Sarkozy s’est mise à envoyer des textos sur son Black-Berry. Elle est de plus en plus nerveuse. Depuis qu’elle est arrivée en Libye, personne ne l’a jamais vue lâcher son portable, « même pour serrer la main ». Vers 18 heures, le Premier ministre, Baghdadi el-Mahmoudi, les rejoint. « Les choses iront moins vite que prévu. » L’homme, tout empreint de sa haute fonction, a un certain âge. « Cécilia Sarkozy s’est mise à l’engueuler. Elle criait qu’elle était là depuis trente heures et qu’il était temps de partir. Résultat : ils l’ont fait lanterner », raconte un observateur.

 

Toutes les quinze minutes, les Libyens inventent de nouvelles exigences. Cécilia Sarkozy a de plus en plus de mal à se calmer. « Je ne suis pas là pour négocier, je suis venue ramener les infirmières.» Les Libyens exigent maintenant une escorte de policiers bulgares pour les prisonnières. Il n’y en a pas à Tripoli. On demande : « Des Français, ça irait ? » Accepté. Les deux gendarmes de l’ambassade sont réquisitionnés. Vers 3 heures du matin, tout le monde part vers l’aéroport. Toujours rien.

Pour la première fois, Cécilia Sarkozy semble se rendre compte de la présence de l’ambassadeur de France, qui marche depuis deux jours sur ses talons. Elle lui ordonne :« Allez chercher les infirmières. » L’expédie à la prison avec un de ses gardes du corps. Contrairement au « roman de Cécilia », ils reviennent seuls. Peu avant 6 heures, les infirmières et le médecin apparaissent enfin entre deux gendarmes français.

 

La tempête qui les attend à Paris est pire pour ce voyage victorieux que pour celui qui ne le fut pas. Boillon s’en étrangle encore : « Dire qu’on a risqué notre vie, et on a l’impression de se faire conspuer ! » Des polémiques éclatent sur tout, les contrats, la visite de Kadhafi à Paris. Cécilia Sarkozy veut s’expliquer. Son mari le lui interdit, « pour la protéger ». Elle se braque. « Elle s’enferme tout à fait, selon un observateur. Elle disait qu’elle n’y croyait plus. Elle répétait : « Me faire traiter comme ça, alors que j’ai arraché ces femmes à la mort !»

Le plus vibrant hommage à son action va émaner paradoxalement du président de la commission d’enquête, Pierre Moscovici (PS) : « Nous n’avons pas pu l’auditionner. C’est un scandale ! » Les onze députés socialistes se sont abstenus de voter le rapport final…

 

« Opération Sarkozy : Les relations anciennes et intimes de Nicolas Sarkozy avec la C.I.A…»

 

Frank_George_Wisner.jpgNé en 1938, Frank George Wisner Wisner fut plusieurs fois ambassadeur (Inde de 1994 à 1997, aux Philippines en 1991-1992, en Égypte de 1986 à 1991, en Zambie de 1979 à 1982), sous-secrétaire d’État à la Défense (1993-1994), membre du conseil d’administration d’Enron, du Council on Foreign Relations, de la Rand Corporation. Il était encore en poste durant les années 2000 puisqu’il fut alors le représentant spécial des États-Unis au Kosovo. Son père, Franck Wisner, fut l’un des fondateurs de l’OSS puis un haut responsable de la CIA en Europe durant la Guerre froide, qui participa notamment à la création des fameux réseaux « Stay Behind » (dont le Gladio italien fonctionna jusque dans les années 1980). (sa belle fille, Christine de Ganay, est d’ailleurs l’ancienne secrétaire d’Achille de Peretti, garde du corps de De-Gaulle, fondateur du SAC, homme de confiance du réseau Stay-Behind… et…parrain de la mafia corse)


 

os.jpgOlivier Sarközy passera donc le reste de sa jeunesse et de son adolescence hors de France, notamment en Zambie, en Égypte ou au Royaume-Uni. Il étudiera à l’université de St Andrews (Écosse), dont il sortira muni d’un M.A. (with honors) en histoire médiévale. Parfaitement bilingue, il rejoindra la banque américaine d’investissement Dillon, Read & Co, avant de passer, trois ans plus tard, à la First Boston Corporation, puis au Crédit suisse, où il touche le plus gros bonus (4 millions de dollars, plus un salaire de 3,5 millions de dollars). Il y supervisera quelques-unes des plus grosses fusions acquisitions de banque, notamment avec l’achat de MNBA par Bank of America pour 35 milliards de dollars.

 

En 2002, il est débauché par l’Union des banques suisses, où il devient le principal conseiller en fusions acquisitions (à la tête du « Financial Institutions Group »). Il s’est imposé comme l’un des plus importants noueurs de « deal » de Wall Street, ayant réalisé, en 2007, selon le classement Dealogic, des opérations pour un montant de 514 milliards de dollars.

Il a participé au financement de la campagne sénatoriale de Kathleen Mac Farland, candidate républicaine, pour l’État de New York, face à la démocrate Hillary Clinton. À noter que c’est lui qui organisera la première rencontre entre le président George W. Bush et Nicolas Sarközy lorsque celui-ci n’était encore que ministre de l’Intérieur. Il fête la victoire de son frère à Paris en mai 2007.

 

paul-desmarais-copie.jpgAprès la victoire électorale de son demi-frère, il connaît une nouvelle promotion, étant embauché comme codirecteur des services financiers du premier fonds d’investissement mondial, le groupe Carlyle.

 

Certains assurent que le milliardaire canadien Paul Desmarais, protecteur de Nicolas Sarközy, a sans doute joué un rôle dans cette embauche, en tant qu’administrateur de Carlyle, mais Pierre-Olivier Sarközy n’en avait sans doute pas besoin. Lors de son embauche, l’agence Reuters citait le cofondateur de Carlyle David Rubinstein : « (Olivier) a une carrière et un réseau incroyables, qui aideront Carlyle à capitaliser sur les bouleversements dans le secteur des services financiers et d’étendre notre présence sur cette partie importante et croissante de l’économie mondiale.»

Sa spécialité est d’investir dans des sociétés non cotées en espérant de gros rendements et de grosses plus-values lors de la revente ou de l’entrée en bourse.

 

Le groupe Carlyle est souvent considéré comme un « faux nez » de la CIA, en raison de la présence, aux postes de commande, de nombreux anciens espions (ou militaires de haut rang).

 

On trouve (ou on a trouvé) à son conseil d’administration ou parmi ses dirigeants des personnalités aussi importantes que l’ancien premier ministre britannique John Major, l’ancien président américain George Bush (père), qui fut également directeur de la CIA, l’ancien secrétaire d’État James Baker, l’ancien directeur de la CIA Frank Carlucci, l’ancien président de la Bundesbank Karl Otto Pöhl, la famille Ben Laden, George Soros, l’oligarque russe Mikhaïl Khodorkovsky, etc. Le fonds s’est spécialisé dans la prise de contrôle de sociétés d’armement et de médias (comme, un temps, en France, Le Figaro).

 

On remarquera, remarquable hasard, que c’est Frank Wisner, le beau-père de Pierre-Olivier Sarközy, qui embauchera Frank Carlucci aux « opérations spéciales » de la CIA.

Pierre-Olivier Sarközy a épousé Charlotte Bernard, agrégée d’histoire et auteur de livres pour enfants (dont il a eu deux enfants).

Elle est la fille d’Alain Bernard, important producteur de films publicitaires (notice au Who’s Who), descendant lui-même de Michel Bernard, industriel de la métallurgie, et de Suzanne Achillas Achillopullo. Par son père, elle est la nièce du célèbre professeur de médecine Jean Bernard, membre de l’Académie française.

Le couple est actuellement en instance de divorce. Leur seul appartement (650 m2) newyorkais de l’Upper East Side, à deux pas du Lycée français, qui a servi de studio au photographe Richard Avedon, vient d’être mis en vente pour 10,5 millions de dollars. Mais le couple a bien d’autres biens, en particulier une importante collection d’objets d’art et de tableaux d’artistes contemporains.

 

La suite du divorce ne manquera pas d’intérêt : le couple s’est marié officiellement à Nantucket (Massachusetts) en octobre 1997, puis en décembre 1997, en France, très exactement à Neuilly, sous les auspices de Nicolas Sarközy. Si la justice américaine considère que le mariage qui prime est celui des États-Unis, il devra verser la moitié de sa fortune à son épouse. Si le mariage français est retenu, il n’aura rien à lui verser, hormis sans doute une pension alimentaire, le mariage en France ayant été doublé par un contrat de séparation de biens.

 

Extrêmement discrète, Caroline Sarközy est certainement la moins connue de la fratrie des Sarközy.

 

caroline-sarkozy.jpgElle n’en dispose pas moins d’un grand entregent. Élevée comme son frère à l’étranger, particulièrement aux États-Unis, en Asie et au Proche-Orient, elle s’est spécialisée dans l’aménagement intérieur et la décoration, ayant hérité ses talents de sa grand-mère, une proche de Christian Dior et du créateur Jean Schlumberger. Son arrière-grand-père américain fut gouverneur de la Caroline du Nord.


Partageant son temps, notamment entre New York, Paris et Trouville, elle a épousé, le 23 décembre 2000, François Fournier, divorcé (un enfant), né le 11 avril 1950 à Neuilly (Hauts-de-Seine).

fournierfrancois.pngDiplômé de Sciences Po Paris, cet énarque (promotion Pierre Mendès France, 1976-1978) était notamment directeur puis directeur exécutif de Lehman Brothers Londres (1983-1987), François Fournier directeur général de Lehman Brothers Paris (1987-1991), associé gérant de Lazard Frères (1994-1997), gérant de Rothschild Ingénierie financière de marché (1997-1999), administrateur-délégué de HSBC France depuis 2000, etc.

 

Né le 3 (d’autres généalogistes évoquent le 6) juin 1959 à Paris XVIIe, François Sarközy de Nagy-Bocsa est le frère cadet de Nicolas Sarközy. Il est, comme lui, le fils de Pal Sarközy et d’Andrée Mallah. Passé par le Cours Saint-Louis et au Cours Hattemer de Paris, il est médecin-pédiatre et titulaire d’un MBA de l’Insead (Fontainebleau).

 

Les liens sont étroits entre les deux frères : Nicolas choisira François comme médiateur lors d’un conflit entre la mairie et l’hôpital américain ; c’est chez lui que Nicolas recevra ses amis le soir de son discours « fondateur » du 14 janvier ; c’est toujours dans la propriété des Alpilles de François que Nicolas se réfugiera plusieurs week-ends pour se reposer ou travailler tranquillement durant la campagne électorale de 2007.

 

Titulaire d’un DEA en physiologie respiratoire, François Sarközy de Nagy-Bocsa fut major de l’internat des hôpitaux de Rouen (1983), interne des hôpitaux de Paris (1983- 1985 et 1987-1989), puis assistant au laboratoire de physiologie respiratoire à l’hôpital Trousseau (1989-1990), avant d’entrer chez le géant Roussel-Uclaf. Il y sera chef de projet international pour les antibiotiques (1990- 1993), directeur du développement clinique international (1994-1995), responsable du développement international (1995). Il passe, en 1996, chez Hoechst Marion Roussel (qui donnera naissance à Aventis) comme vice-président, directeur de la gestion du portefeuille et des projets en développement international à Bridgewater (États-Unis). De 1998 à 1999, il sera directeur médical et financier du groupe pour la France.

 

Par la suite, il sera PDG du Centre international de toxicologie (1998- 1999), directeur médical pour la France d’Aventis (1999-2000).

Ayant opté de se spécialiser en gériatrie (ce qui tombe bien puisque son frère Nicolas a lancé un plan anti-Alzheimer), il passe alors au cabinet de conseil en stratégie médicale AEC Partners, dont il est associé (2001) et président depuis 2008 (et d’AEC Partners Inc., implanté aux États-Unis). AEC Partners est notamment conseil de fonds d’investissements financiers. Son principal client en France est le syndicat français de l’industrie pharmaceutique, le LEEM.

 

Il a également été vice-président (et demeure membre du conseil de surveillance) de BioAlliance Pharma et appartient au conseil de surveillance de Vesalius. Le Nouvel observateur (29 novembre 2007) et le « Réseau Voltaire » de l’ENA (Arche de Zoé : que faisaient Nicolas, Cécilia et François dans cette galère ?) révéleront les liens prétendus ou supposés entre Paris Biotech, où il siège au comité d’évaluation, et l’association L’Arche de Zoé, impliquée dans le rapt d’enfants à adopter au Tchad.

 

francois-de-la-brosse-copie.jpgAvec le publicitaire François de La Brosse, président de Z-Groupe, ancien responsable de la stratégie internet de Nicolas Sarközy durant la campagne présidentielle puis à la présidence de la République, ami personnel de Cécilia Ciganer-Albéniz (ex-Sarközy), il a lancé, en 2008, la web télé longevitv.com, consacrée au « bien vieillir » (largement financée par Sanofi, HSBC, Lancôme, Nestlé, etc.), puis, en 2009, toujours avec La Brosse, achetezmieux.tv, une web télé dédiée aux promotions et aux réductions.

 

Sophie-Douzal-Sarkozy-copie.jpgAprès un premier mariage, dont il a eu une fille, Katinka (née en 1991), François Sarközy de Nagy-Bocsa se remaria, en secondes noces, le 4 juillet 2001, avec Sophie Garaudet, également connue sous le nom de Sophie Douzal-Sarközy, directrice du bureau de presse Douzal-Sauvage (Douzal Communication ou Douzal Sauvage Communication), membre du Comité Colbert.

Le couple, qui a divorcé depuis lors, a eu deux enfants, Arpad (né en 2002) et Anastasia (née en 2003). Il s’est par la suite beaucoup rapproché de Rachida Dati, l’emmenant même réveillonner le 31 décembre 2008 à l’Élysée, au grand déplaisir de Carla Bruni-Sarközy (cf « Belle-Amie », Michaël Darmon et Yves Derai, Éditions du Moment, 2009).

 

Le nom de Sophie Douzal est à nouveau apparu, étroitement associé à celui de Rachida Dati, dans le cadre d’une campagne de déstabilisation de l’épouse du président de la République si l’on en croit Michaël Darmon et Yves Derai dans « Carla et les ambitieux » (Éditions du Moment, 2010).


Rachida-Dati-copie.jpgSelon ces derniers, Sophie Douzal et Rachida Dati estimaient que Carla Bruni constituait le maillon faible de la présidence. Aussi farfelue qu’elle puisse apparaître, leur idée est de ramener Cécilia Albéniz-Ciganer à l’Élysée dans la perspective de la campagne présidentielle de 2012. Elles se seraient alors employées à tenter de déstabiliser les deux couples recomposés après le divorce présidentiel de fin 2007, multipliant les rumeurs invérifiables.

 

Rumeurs qui auraient fini par alerter l’Élysée, entraînant une enquête du contre-espionnage français.

 

Selon les auteurs, Carla Bruni, s’appuyant sur un rapport de police résumant les investigations, aurait même appelé Sophie Douzal, lui déclarant : « Je ne discute pas avec toi, je te dis que j’ai un dossier sous les yeux. Tu t’entends respirer ? Sache que tu mens comme tu respires ! ».

Elle aurait ensuite appelé Cécilia Attias (ex-Sarközy), lui disant : « Madame, je dois vous dire que deux personnes avec lesquelles vous êtes en contact ont un comportement inqualifiable à notre égard. Il s’agit de votre ex-belle-sœur Sophie et de Rachida Dati. » Un vrai vaudeville…

 

Guillaume-Sarkozy-Sept2010.jpgDernier frère, Guillaume Sarközy de Nagy-Bocsa, frère aîné de Nicolas, est sans doute le plus connu, ayant envisagé de s’emparer de la présidence du Medef. Né le 18 juin 1951 à Paris XVIIe, il est passé par le Cours Saint-Louis et Janson-de-Sailly. Ingénieur de l’École supérieure des Travaux Publics, il débuta sa carrière, en 1974, au ministère de l’Intérieur, comme chargé de mission à la direction de la sécurité civile, envisageant de faire une carrière chez les pompiers. Déçu, il passe ensuite chez IBM, où il sera ingénieur commercial (1976-1979).

 

À la suite de son mariage avec une riche héritière, fille d’amis de sa mère et surtout fille d’un industriel picard du textile, il réoriente alors sa carrière, rejoignant, en 1979, l’entreprise de son beau-père (décédé peu après son mariage), la société Tissage de Picardie, spécialisée dans les tissus de grand luxe, comme directeur général.

 

Il en sera PDG de 1981 à 2006. Entre-temps, il a divorcé (le couple a trois enfants, dont l’un vote LCR) en 1989, s’endettant pour racheter l’entreprise à son ancienne épouse.

 

En parallèle, il jouera un rôle important dans les organisations patronales : il sera notamment président de la commission sociale de l’Union des industries textiles (1992-1994), président du Syndicat général de l’industrie cotonnière (1994-1997), président de l’UIT (2000-2006), président du Comité de liaison des industries de main-d’œuvre (2005-2006), membre du bureau exécutif du Medef (2000-2005), président du groupe de propositions et d’actions protection sociale du Medef (2002-2005), vice-président du Medef à partir de 2004, président du Groupe des fédérations industrielles (2004- 2006), vice-président du conseil d’administration de la Caisse nationale d’assurance-maladie des travailleurs salariés et de l’Union nationale des caisses d’assurance-maladie (2004-2005), etc. Ouf !!!

 

Tous les espoirs paraissaient permis à celui qui était devenu le négociateur du patronat en matière de protection sociale (et en particulier pour la réforme des retraites) pour envisager la présidence du Medef en 2005, mais Nicolas Sarközy lui demandera de tempérer ses ardeurs, afin de ne pas risquer d’obérer ses chances d’élection comme éventuel Premier ministre, et surtout comme candidat à la présidence de la République.

 

Bien qu’ayant fait équipe avec Francis Mer, cette proximité politique lui coûtera cher et il devra laisser la tête du Medef à Laurence Parisot, alors qu’il avait de bonnes chances de succéder à Ernest-Antoine Seillière de Laborde (en particulier avec la base du Medef), même si son entreprise était sur le point de déposer son bilan (elle se déclarera en cessation de paiements le 20 septembre 2005, à la suite de la chute de ses deux principaux clients, Boussac et Laura Ashley).

En 2006, il réoriente encore une fois, contraint et forcé, sa carrière, devenant président du directoire du groupe Résalliance conseil, société spécialisée dans les ressources humaines et l’outplacement (la conduite de licenciement en français) et, la même année, délégué général de Médéric, acteur majeur de la protection sociale complémentaire, devenu le groupe Malakoff Médéric en 2008 (18 % environ de parts de marché pour la retraite Arrco et 23 % pour la retraite Agirc).

 

Aujourd’hui, Malakoff-Médéric est devenu, en quelques années seulement, le n°1 des groupes paritaires de protection sociale, le n°2 de la retraite complémentaire et le n°3 de la santé collective (selon le classement de l’Argus de l’assurance). Le groupe a notamment profité de la création de Pôle Emploi (fusion de l’ANPE et des Assedic) décidée par Nicolas Sarközy : ses 50 000 salariés ont adhéré, comme ceux de la Sécurité sociale (120 000 salariés), étant contraints de résilier leurs contrats avec leur mutuelle santé (à la suite d’une réforme entrée en pratique le 1er janvier 2009), les deux marchés ayant été rempotés par Médéric-Malakoff. Le même groupe a également remporté le nouveau marché très prometteur des 800 00 salariés CHR (café-hôtellerie-restauration) qui démarrera en janvier 2011.

 

À ce titre, Guillaume Sarközy est administrateur du Groupe MMA, de la Scor, du groupe espagnol Adeslas, appartient au conseil de surveillance du Monde (il préside d’ailleurs Le Monde prévoyance) et de Korian, premier groupe privé dans le secteur de la prise en charge globale de la dépendance temporaire ou permanente). Il est également membre du Haut Conseil pour l’avenir de l’assurance-maladie depuis 2004.

 

Cette double casquette, frère de Nicolas Sarközy qui a réformé le système de retraites français et d’acteur majeur de la protection sociale complémentaire, a suscité nombre de réactions, certains (tel le député PCF André Gérin) évoquant même un « conflit d’intérêt ».

Plus sérieusement, de multiples facteurs (la démographie, l’allongement de la vie, la crise financière et économique, l’immigration non maîtrisée, les nouvelles mesures d’âge de départ à la retraite, etc.) vont entraîner le démantèlement inéluctable et l’asphyxie du système des retraites par répartition, la baisse du niveau des pensions publiques, et donc le besoin pour les futurs retraités de recourir à des assureurs privés. Ce, alors même que Nicolas Sarközy assurait encore le 25 janvier 2010 sur TF1 : « Je garantirai la pérennité du régime de retraite… Je ne changerais pas le régime par répartition […] par un régime où chacun épargnerait de son côté. »

 

Or, en janvier 2011, Guillaume Sarközy deviendra le président du conseil de surveillance de Sevriena (le nom de la société est provisoire), un fonds de pension à l’américaine, typique d’un système de retraites par capitalisation. Autrement dit, un fonds d’investissement réservé à l’épargne salariale et à l’assurance retraite « supplémentaire », qui aspire à devenir le géant de l’assurance complémentaire en France.

 

Sevriena a d’ailleurs tout pour y arriver, puisqu’il s’agit d’un « joint venture » entre Malakoff-Médéric, la Caisse des dépôts et consignations et la Caisse nationale de prévoyance, premier assureur de personnes privées en France. Or, la CNP est elle-même, depuis 1991, une filiale (à 40 %) de la Caisse des dépôts et consignations, un groupe public qui doit être « au service de l’intérêt général et du développement économique ». Ce qui ne paraît guère être le cas en l’occurrence, puisque, par le biais de Sevriena, la CDC va développer la retraite par capitalisation… tout en gérant plusieurs caisses de retraite par répartition, comme le très important Fonds de réserve des retraites. On peut donc s’attendre, dans les années à venir, à une explosion du chiffre d’affaires tant du groupe Malakoff-Médéric que de la société Sevriena.

Divorcé depuis 1989, Guillaume Sarközy s’est remarié, le 20 mars 2004, à Neuilly-sur-Seine, avec Christine Mulot, cadre de société, sa compagne depuis plusieurs années. En charge du marketing chez Boussac, Christine Mulot était devenue responsable du marketing de Tissage de Picardie.


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Takieddine, ou la vérité du « sarkozisme »…

 

N’ayant d’autres compétences que son rôle d’intermédiaire auprès de régimes autoritaires ou dictatoriaux qui échangent des marchés juteux contre une reconnaissance diplomatique, M. Takieddine n’a jamais cessé d’appartenir au premier cercle qui entoure Nicolas Sarkozy depuis qu’il fit ses premières armes, en 1994-1995, sur les contrats pakistanais qui sont au cœur de l’affaire Karachi.

Ziad-Takieddine-copie.jpgCe Franco-Libanais n’est pas un simple intermédiaire, mais un conseiller occulte.

Il fait des notes confidentielles, conçoit la stratégie secrète, participe aux réunions dans les palais de la République, donne son avis politique, transmet ses recommandations diplomatiques, prépare les rencontres avec des chefs d’Etat étrangers, organise les voyages préalables, s’occupe des contacts préliminaires, traduit de l’arabe les documents ou les conversations les plus sensibles, transmet officieusement des messages officiels, etc.

Depuis le retour, en 2002, de Nicolas Sarkozy sur la scène politique nationale, cet activisme militant d’un intermédiaire en vente d’armes ne s’est jamais démenti. Via le principal collaborateur administratif de M. Sarkozy, le préfet Claude Guéant – désormais ex ministre de l’intérieur après avoir été son irremplaçable directeur de cabinet comme ministre puis le secrétaire général de l’Elysée –, M. Takieddine n’a cessé d’occuper ce rôle clé dans la sarkozie, aussi bien auprès du ministre de l’intérieur avant 2007 qu’auprès du président de la République depuis 2007.

 

Après le Pakistan de ses débuts, son champ d’action a notamment concerné l’Arabie saoudite puis la Libye, mais aussi la Syrie et le Liban. Dans chaque cas, il s’est agi de promouvoir une politique extérieure de la France complaisante sinon complice avec des régimes non-démocratiques, les dictatures libyenne et syrienne. Mais surtout, dans chaque cas, il s’est agi d’en profiter pour obtenir ou tenter d’obtenir des contrats sur des ventes d’armes ou sur des achats de pétrole au détour desquels l’enrichissement notable de M. Takieddine était garanti par des commissions dont les destinations finales se perdent dans des paradis fiscaux.

 

zt-bh3.pngContrairement à ce qu’on avait pu croire avec les révélations constantes de "Mediapart", depuis 2008, sur l’affaire Karachi qui ont amené la justice à enquêter sur son volet financier M. Takieddine n’est donc pas l’homme d’une seule affaire : cette vente de sous-marins au Pakistan dans laquelle il fut imposé en 1994 comme intermédiaire par le gouvernement Edouard Balladur dans la perspective du financement de sa campagne électorale de 1995, avec  un circuit de commissions passant par une société écran dont la création fut supervisée par le ministre du budget de l’époque, Nicolas Sarkozy. Il fut en vérité l’homme de toutes les opérations similaires tentées depuis 2002 par le premier cercle de l’actuel chef de l’Etat dont les documents en notre possession prouvent qu’elles avaient la même finalité : assurer des financements occultes en vue d’une conquête durable du pouvoir suprême qui serait la garantie d’une protection et d’une poursuite de ces pratiques illicites.

 

Le fil noir de l’aventure Nicolas Sarkozy

 

En 2003, alors que Nicolas Sarkozy est ministre de l’intérieur, Ziad Takieddine a failli toucher 350 millions d’euros de commissions occultes dans le cadre d’un marché d’armement avec l’Arabie saoudite. Interrompue sur intervention de Jacques Chirac, alors Président de la République, cette négociation était secrètement conçue par celui que Ziad Takieddine nomme alors « le patron » et dont il n’était que l’exécutant : Nicolas Sarkozy.

Le montage prévu afin de cacher les circuits financiers occultes passait par « les décisions suivantes du patron », écrit M. Takieddine :

la création d’une « nouvelle structure complètement dépendante de son ministère » qui, en assurant « le rôle de Conseil du Projet », « sera capable de couvrir le sujet « sensible » par le biais de ses honoraires ».

 

Ce sujet sensible n’est autre que le versement de commissions pour lesquelles un échéancier avait été prévu par Ziad Takieddine sur le même modèle que celui déjà utilisé en 1994 pour un contrat de ventes de frégates militaires à l’Arabie saoudite. Ce précédent contrat avait été validé par le ministre du budget de l’époque qui n’était autre que Nicolas Sarkozy. M. Takieddine finira par toucher 91 millions d’euros de commissions sur ce marché.

 

S’agissant de la tentative avortée de 2003, on retrouve donc les mêmes personnages, le même ministre, passé du budget à l’intérieur, et le même intermédiaire professionnel, sinon personnel. Les notes Takieddine qui détaillent le montage financier prévu sont destinées à l’entourage direct de Nicolas Sarkozy, essentiellement son conseiller Brice Hortefeux, ex ministre délégué aux collectivités locales, et son directeur de cabinet, le préfet Claude Guéant. Elles évoquent, dans un euphémisme transparent, lettre capitale comprise, « le Système voulu ».

Elles mentionnent une « couverture/ parapluie sur place » qui serait « indispensable pour permettre une « assurance » de résultat ». Enfin et surtout, elles mentionnent une « Banque d’Affaires du P. » dont le rôle financier paraît décisif : « Il sera utile lors de la prochaine visite de préparation ultime de confirmer la signature avec la Société, représentée par la Banque d’Affaires du P., du contrat en votre possession suivant le schéma approuvé », écrit ainsi M. Takieddine aux collaborateurs directs de M. Sarkozy, le 23 octobre 2003.

 

reception-fastueuse-du-dictateur-Kadafi.jpgLes mêmes enjeux financiers occultes sont présents dans le dossier libyen, tel que le dévoilent les documents Takieddine. Ce dernier fut l’instrument direct du rapprochement privilégié avec Mouammar Kadhafi, entrepris dès 2005 par Nicolas Sarkozy via son bras droit, Claude Guéant. L’incongruité de la réception fastueuse du dictateur à Paris fin 2007, à l’invitation personnelle de  l’ex président de la République, trouve ici son fin mot : après la libération des infirmières bulgares, marché symbolique qui masquait les marchés financiers, c’était en quelque sorte une bonne manière faite à un partenaire en affaires.

Entravée de nouveau par la cohabitation conflictuelle avec Jacques Chirac, cette offensive libyenne aboutira à au moins un contrat d’armement : la livraison au régime libyen de matériel de guerre électronique offrant « une solution inviolable au système d’espionnage anglo-américain ». M. Takieddine touchera 4,5 millions d’euros de commissions sur ce marché. Auparavant, il aura cornaqué, dans leurs déplacements discrets en Libye, MM. Hortefeux et Guéant, préparant leurs voyages et leur donnant des recommandations précises.

 

Des guillemets aussi symboliques qu’énigmatiques accompagnent la mention dans ses notes de l’enjeu « commercial » de ces visites de deux représentants personnels de Nicolas Sarkozy, alors ministre de l’intérieur : « Le contenu, ainsi formulé, prendra en compte les sensibilités du pays, créant ainsi un “partenariat” qui permettra la réalisation de l’objectif commercial. (…) Il est indispensable que le volet “commercial” de la visite ne soit pas mis en avant par les préparatifs officiels. Seulement comme un point important dans le cadre des “échanges” entre les deux pays dans le domaine de la lutte contre le terrorisme.»

 

Plus de 5000 documents incontestables

 

L’affaire Karachi est au cœur d’une histoire passée : le financement occulte en 1995 de la campagne d’Edouard Balladur dont Nicolas Sarkozy était le plus ferme soutien et qui fut finalement vaincu par son rival à droite, Jacques Chirac.

En revanche, les documents Takieddine sont au centre d’une histoire actuelle : l’élection en 2007 de l’ex président de la République qui entendait bien être de nouveau candidat en 2012 pour se succéder à lui-même. « Putain, c’est de plus en plus cher de faire du camping à Paris. 50 millions d’Euros pour planter sa tente dans les jardins du Crillon ! » aurait-il dit !

 

Khadafi aurait financé la campagne électorale 2007 de N. Sarkozy

 

Sur les dessous de l’affaire Takieddine et le scandale Karachi, cf. l’article paru il y a quelque temps sur Mediapart et opportunément passé sous silence dans la presse « aux ordres » (Le Monde - 28/04/2012)

Mediapart a publié, samedi 28 avril, un document qui prouverait que le colonel Kadhafi aurait donné son "accord de principe" pour financer la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007.

mous69.jpg

Dans ce document, une note issue des services secrets libyens signée par son chef de l’époque, Moussa Koussa, et traduite de l’arabe par Mediapart, on peut lire que, dès 2006, le gouvernement libyen aurait décidé « d’appuyer la campagne électorale » de Nicolas Sarkozy pour un "montant de 50 millions d’euros". La note ne précise pas si un tel financement a effectivement eu lieu.

Abdallah-Senoussi-copie.jpgMoussa Koussa ajoute que cet accord est consécutif au « procès-verbal » de la réunion tenue le 6/10/2006, à laquelle ont participé de notre côté le directeur des services de renseignements libyens (Abdallah Senoussi) et le président du Fonds Libyen des investissements africains (Bachir Saleh), et du côté français M. Brice Hortefeux et M. Ziad Takieddine ».

Brice-Hortefeux-copie.jpg 

 

 

 

 

 

L’ex-ministre de l’intérieur, Brice Hortefeux, déclare n’avoir "jamais rencontré Moussa Koussa et Bachir Saleh", ancien homme clef du régime libyen et actuellement recherché par Interpol. Mediapart explique avoir obtenu cette note de la part "d’anciens hauts responsables du pays, aujourd’hui dans la clandestinité", qui l’ont communiquée "ces tout derniers jours".

 

« L’enquête sera difficile parce que beaucoup d’intervenants sont morts pendant la guerre en Libye, mais c’est déjà important de rendre public ce document », a ajouté M. Takkiedine, qui a ensuite expliqué à l’AFP le fonctionnement de la diplomatie libyenne de l’époque : « M. Moussa était effectivement un relais avec la France. Cela se passait en secret, avec Saleh. Les relations de la Libye avec la France étaient gérées par Senoussi lui-même, pour Kadhafi, mais il y avait des lignes parallèles entre les services de renseignements gérés par le ministre de l’intérieur de l’époque Sarkozy, à travers Claude Guéant et Moussa Koussa ».

 

Nathalie-Kosciusko-Morizet-copie.jpgLe 12 mars, M. Sarkozy avait qualifié de « grotesque » un éventuel financement de sa campagne présidentielle de 2007 par le régime libyen.

Sa porte-parole de l’époque, Nathalie Kosciusko-Morizet, avait dénoncé « une diversion grossière », imputée à « l’équipe de François Hollande (…)  gênée par le retour de Dominique Strauss-Kahn »… !!!

« Il s’agit d’imaginer un financement libyen de 50 millions d’euros, dans une campagne électorale dont les comptes sont plafonnés à 22 millions d’euros. Des comptes qui ont par ailleurs été validés par le Conseil constitutionnel et n’ont donné lieu à aucune contestation, fait-elle valoir. Autour de François Hollande, depuis le retour sur la scène de cette grande caution morale qu’est DSK, on ne craint plus rien. Même pas le ridicule ».

 

« Si les faits révélés par Mediapart étaient définitivement confirmés par d’autres documents ou les instructions judiciaires en cours, il serait alors établi que le président sorti aura menti aux Français, pour dissimuler la réalité d’une très grave affaire d’Etat », a réagi Bernard Cazeneuve, un des porte-parole de François Hollande, demandant à M. Sarkozy de « s’expliquer devant les Français ».

 

L'immunité de l’ex-chef d’état, Nicolas Sarkozy, prendra fin le 16 juin 2012, soit un mois jour pour jour après la passation de pouvoir au président élu, François Hollande. A partir de cette date, Nicolas Sarkozy redeviendra un justiciable comme les autres. Il pourra être convoqué par différents juges pour s'expliquer sur différentes affaires... tout en siégeant comme « Sage » au Conseil Constitutionnel.


Affaire Bettencourt

Jean-Michel-Gentil-copie.jpgLe juge d'instruction Bordelais, Jean-Michel Gentil, a déjà mis en examen Eric Woerth, ancien trésorier de la campagne de Nicolas Sarkozy en 2007, devenu ministre sous sa présidence, et fait procéder à l'incarcération de Patrice de Maistre, l'ancien gestionnaire de la fortune de Liliane Bettencourt. Il voudra certainement poser quelques questions au président déchu, comme le note le Canard Enchaîné : « Que désigne, par exemple, ce « NS » figurant sur l'agenda de l'ex-patronne de l'Oréal à la date du 24 avril 2007 » ?

 


Affaire Karachi

Renaud-Van-Ruymbeke-copie.jpgLes juges Van Ruymbeke et Le Loire convoqueront sans doute aussi assez rapidement Nicolas Sarkozy. Ils s'occupent du volet financier de l'affaire Karachi : ces rétro-commissions liées à des marchés d'armement et peut-être destinées à la campagne d'Edouard Balladur, dont Nicolas Sarkozy était son porte-parole. Thierry Gaubert et Nicolas Bazire, deux proches du président sortant, sont déjà mis en examen.


Roger-Le-Loire-copie.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Affaire dite « des fadettes »

Frederic-Pechenard-copie.jpgUne autre magistrate pourrait également venir troubler le repos de Nicolas Sarkozy. « C'est celle qui instruit l'affaire dite « des fadettes » et d'espionnage de journalistes, qui l'a déjà amenée à entendre Frédéric Péchenard, le grand chef des flics, et à mettre en examen Bernard Squarcini. Tous deux proches de Sarkozy, et qui ne sont sortis des clous que pour le protéger... » dixit le Canard Enchaîné.

 


Affaire des sondages de l'Elysée

Buisson-Patrick-copie.jpgAutre affaire menaçante pour Nicolas Sarkozy, selon Lemonde.fr, celle des sondages de l'Elysée, qui porte sur la convention signée en 2007 par Emmanuelle Mignon, ex-directrice du cabinet du chef de l'Etat, avec la société Publifact de Patrick Buisson, conseiller politique de Nicolas Sarkozy. La dépense engendrée, sans appel d'offres, avait été critiquée par la Cour des comptes.

 

 

 

Sur toutes ces « affaires »,

la Justice passera.

 

 

 

 

 

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C
je me nomme corine âgée de 32 ans j'habite dans le 59139 wattignies . J'étais en relation avec mon homme il y a de cela 4 ans et tout allait bien entre nous deux puis à cause d'une autre femme il s'est séparé de moi depuis plus de 5 mois . J'avais pris par tout les moyens pour essayer de le récupéré mais hélas ! je n'ai fais que gaspiller mes sous.Mais par la grâce de dieu l'une de mes amies avait eut ce genre de problème et dont elle a eut satisfaction par le biais d'un ... nommé ishaou au premier abord lorsqu'elle m'avait parlé de ce puissant je croyais que c’était encore rien que des gaspillages et pour cela j'avais des doutes et ne savais m'engager ou pas. Mais au fur des jours vu ma situation elle insiste a ce que j'aille faire au moins la connaissance de ce puissant en question et c'est comme cela que je suis heureuse aujourd'hui en vous parlant.c'est à dire mon homme en question était revenu en une durée de 7jours tout en s'excusant et jusqu'à aujourd'hui et me suggéré a ce qu'on se marie le plus tot possible.je ne me plein même pas et nous nous aimons plus d'avantage. La bonne nouvelle est que actuellement je suis même enceinte de 2 mois. Sincèrement je n'arrive pas a y Croire a mes yeux qu'il existe encore des personnes aussi terrible , sérieux et honnête dans ce monde, et il me la ramené, c'est un miracle. Je ne sais pas de quelle magie il est doté mais tout s'est fait en moins d'une semaines.(pour tous vos petit problème de rupture amoureuses ou de divorce ,maladie ,la chance , les problèmes liés a votre personnes d'une manière, les maux de ventre, problème d'enfants, problème de blocage, attirance clientèle, problème du travail ou d'une autres) Vous pouvez le contacter sur: son adresse émail : maitreishaou@hotmail.com ou appelé le directement sur whatsapp numéro téléphone 00229 97 03 76 69 son site internet: www.grand-maitre-ishaou-13.webself.net
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H

Thiery Gaubert a déjà été condamné à 10 mois de prison avec sursis pour abus de confiance et de biens sociaux. Il a été mis en examen le 15 mai 2012 pour "blanchiement aggravé" ..! Au sujet du
dossier Karachi il a déclaré que les soupçons des juges reposaient uniquement sur les déclarations de son épouse ...Mme Gaubert avait évoqué le rôle allégué de son mari dans ce possible
financement illicite en parlant de voyages à Genève de son époux avec Takieddine et de remises d'argent à Nicolas Bazire directeur de campagne ... On ne peut effectivement que
s'interroger sur ces commissions versées sur des contrats d'armement mais laissons la justice faire son travail ...


Ceci étant dit quel magnifique "travail" de recherche et d'illustration sur le clan Sarkosy. On y apprend de "drôles" de choses  ...!!! Il est vrai qu'on s'y perd un peu dans cette famille  Bien amicalement 
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A


Merci de toutes ces mises au point et informations à date de cette instrcion. Il y a un peu plus d'un an, j'avais publié una article illustré sur les "Maitres du monde" et les rencontres
annuelles des "grands de ce monde", autour du Cercle Bildeberg... On y retrouvait Bazire, Coppé, entre autres politiques de tous pays et des milliardaires abonnés au top ten de Forbes magazine...
Cela m'a valu une menace transmise par Overblog qui transportait lourdement la perspective d'une plainteà mon endroit de la part de l'intouchable Nicolas Bazire, numéro 2 de l'emire de Bernard
Arnaud, LVMH et fortune mondiale. Hé bien, comme je m'étais souvenu de la légende du pot de terre faible devant le pot de fer, et ne possédant plus ma carte de presse (que j'eus dans ma jeunesse
avec mon adhésion professiionnelle au Press Club de France à Paris), et aussi ne me prenant pas pour Ivanöhé, j'ai simplement détruit l'article gênant ces messieurs, ce qui apaisant leur
irritation. Aujourd'hui c'est la justice qui dira les sentences à) l'égard de ces fantômes qui annihilent les valeurs, les frontières nationales, et internationales, qui francgissent les
barrières de l'argent, du pouvoir politique et de la profession de lobbyistes. Pour ma part, je vais retrouver mes sources et re-publier cet article concernant Bildeberg, conférence anonyme et
particuièrement hermétique gardée par des services de sécurité implacables, et changeant chaque année d'unité de lieu pour se réunir dans l'épaisseur glauque sans morale universelle.


Merci de ce commentaire. Bonne journée, André



D

Ouf j'ai cru que ce magnifique feuilleton sur la Famille Sarko avait disparu je n'arrivais plus à cliquer dedans ... Les mystères de l'informattique !!! Je connais ... Mais non il est bien là ce magnifique article. Dur à digérer mais super renseigné et intéressant . Cordialement 
Répondre
A


Hé bien il était temps de prendre le temps du temps. Maintenant les recherches vont se concentrer sur l'ancien Président... A sa place, je transpirerai... Cordialement, André



L

Ouh la la André quel article ... que de révélations, je suis surprise de la personnalité de la petite Carlita !!! .. Sortir avec le père puis avec le fils !!! quelle moralité ...!!! Où allez-vous
cherchez tout cela ? Mais c'est génial !!!... Quelle famille compliquée ..!!! Quel passé encombrant ils se trimballent !!! J'espère que Carlita "s'auto-trépane" sinon il y aurait tant de choses
pas très propres à raconter ...!!  Cordialement
Répondre
A


Oh la la, que de compliements ! Je suis tout "rose" d'en recevoir autant... Pour publier, il faut enquêter et passer de très nombreuses heures à lire et trouver, et aussi, dans la
circonstance calendaire, attendre d'être prêt quand une élmection présidentielle a rendu son "verdict".


Je ne suis membre d'aucun parti politique (et SURTOUT PAS LE FRONT FACHO RACISTE XENOPHOBE POPULISTE DEDAIGNEUX INHUMAIN NAZI POUR UNE PART EVAKUE DE 3 %
DE SES VOTANTS MILITANTS/MILITAIRES,) mais je crains que Monsieur Nicolaus Sarkozy hors immunité ait beeaucoup de problèmes avec la justice. Trop c'est trop...


Amitié, André