Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
ANDREBIO

05/02/2016 15:46

« Elle », cette putain de maladie : Le Parkinson !

 Elena-et-le-roi-detrone-min.jpg

Une écriture adéquate au rythme d'Elena, avant et après la prise de son second cachet, « Elena transforma ses mouvements en ébauches indignes ». Deux autres cachets durant cette journée de déplacement, de recherche et de quête. Dérisoires mais utiles cachets contre un Parkinson.

Elena n'accepte pas le suicide de sa fille Rita, n'accepte pas que cela soit un suicide, surtout par jour de pluie dans le clocher d'une église.

Incapable d’enquêter, elle ira voir Isabel. Cette Isabel qu'elle et sa fille ont sauvée, qui lui doit comme un service inversé pour cet hier d'il y a vingt ans.

Durant ce terrible voyage, au gré de la maîtrise de ses organes ou de leur non contrôle, « son temps qui n'a rien à voir avec les aiguilles », des bribes de passé, Rita, Elena, Isabel, des réflexions sur soi, sur les relations avec sa fille, sur les chats, sur cette salope de maladie...

Derrière les histoires remémorées, la relation à l'autre, aux autres.

Un autre récit, une autre mémoire. La discordance brutale des situations, la mise à nue d'une violence, celle des bons sentiments qui dépouillent autrement mais tout aussi efficacement que la maladie.

L'écriture nous plonge dans cette obstination à avancer, malgré Elle, malgré la salope. Et sous la lenteur des déplacements, de la pensée errante, une violence multiforme...

Ne pas accepter...

 

(Claudia Pineiro : « Elena et le roi détrôné », Traduit de l'espagnol  Argentine par Claude Bleton, édité par « Actes sud »)

 

 

 

 

 

 

COPYRIGHT-copie-1

Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
S

JE suis très flatté par votre nomination comme rédacteur-adjoint. Effectivement vous n'êtes ni l'Abbé Pierre pour soigner la misère du monde ni Macha Méryl pour écouter et répondre à la détresse
psychologique palpable de certaines personnes qui s'épanchent sur votre blog ...!!! JE vous souhaite un bon ween-end. Amicalement
Répondre
A


Abbé Pierre : "Vivre, c'est apprendre à aimer"...


Bon Dimanche Samuel.



S

L'histoire que raconte votre lectrice Odile est bien triste mais elle ne devrait pas s'épancher sur un blog public § Cela ne regarde personne. Personnellement je trouve que les lecteurs et
commentateurs de votre blog doivent garder une certaine retenue et ne pas étaler leurs problèmes personnels. Qu'attendent-ils de vous ? Vous n'êtes pas Macha Méryl ... Vous n'êtes pas là pour çà
... Vos articles sont politiques, humoristiques ou nous font découvrir des sites magiques. Continuez à nous instruire et nous faire rire. Ce n'est pas un blog intimiste pour épancher ses états
d'âme....
Répondre
A


Hélas, je n'arrive pas à me "pétrir l'esprit" quand je sais des personnes pas très bien dans leur vie, même circonstanciellement... Mais il n'y a qu'un Abbé Pierre ! Toute révérence gardée bien entendu. Alors je fais comme je peux, j'essaie d'être tout simplement et croyez-moi cela n'est pas si facile ! Et de faire
plaisir à tout le monde si possible. A bientôt, je suis flatté de la qualité de vos interventions sur ce blog et je vous en remercie à nouveau. André



H

C'est un médecin anglais Parkinson qui a identifié cette maladie au début du XIXème siècle. Quoi de plus terrible d'être atteint de cette affection dégénérative du système nerveux central qui
diminue l'être humain progressivement et insidieusement... ! Les cellules nerveuses communiquent mal et cela se traduit par de nombreux troubles: douleurs, crampes, chute de tension, anxiété,
déprime... Et voir un proche atteint de cette terrible maladie qui rend de moins en moins autonome et qui handicape de plus en plus lourdement est très douloureux.


Savoir que l'état de la personne qu'on chérit ne peut QUE se dégrader inexorablement et savoir qu'on ne peut rien y faire est déroutant et angoissant
Répondre
A


Hé oui, cette maladie lâche est un drame hypocrite pour les infligés... Quand je rends visite à Lattes pour voir mon frère Alain atteint de cette pourriture je suis envahi d'angoisse...et, de
retour chez moi, je m'arrête sur une aire discrète d'autoroute pour laisser des larmes se libérer... Combien de tonnes de courage faut-il pour apaiser cette affliction ?! Au fil des ans et même
des dizaine d'années, combien d'attention faut-il laisser s'installer au quotidien, combien de thérapeutes faut-il consulter ? Combien de médicaments faut-il absorber avec vigilance ? C'est
dingue... Je compatis bien sur, mais je suis touché au coeur et ma mémoire à chaque fois s'emplit de malheurs devant l'injustice humaine. Mon frère qui déclare depuis toujours être athé il ne
peut même pas trouver, ici ou là, la "prière" devant un dieu "interdit" de pensée...


Alors que faire ? L'attente - et de quoi ? Du temps qui passe inexorablement ? - est une fracture ouverte.


Alors, on prononce des locutions stupides du genre "Courage Alain". Pffff... 


Attendre, espérer...le silence...si dure torture, si grande blessure ! J'en pleure...


MERCI TOI QUI M'ECRIT SUR CE BLOG TON COMMENTAIRE ET TON AFFECTUEUSE SOLIDARITE


André