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ANDREBIO

05/02/2016 15:46

Donner du sens à la vie....

sens-de-la-vie.jpg

 

Il est vrai que la vie n’a pas de « sens », parce que le sens posé dans la représentation est seulement représentation de la vie.

 

Le but de la Vie est précisément de vivre !

but-de-la-vie.jpgLa vie s’accomplit dans sa propre expansion et sa propre jouissance de soi. Mais cela ne signifie pas, bien au contraire, que toute valeur donnant un sens à la vie soit arbitraire. Le service de la Vie est la tâche la plus haute et la plus noble et un système de valeurs doit savoir l’incarner. Il ne doit pas devenir un carcan, un dépotoir de préjugés, une promesse pour un ailleurs, cautionné par on ne sait quelle malédiction. Ce dont la religion la trop souvent montré l’image, elle qui n’a su que faire un Dieu à l’image de l’homme ou pour le dernier homme. Comme si l’unique fonction d’un système de valeur n’était que de tenir le chien en laisse. Ce qui justifie les critiques de Nietzsche.

Le vrai nom de la crise des valeurs qui traverse notre civilisation s’appelle la « maladie de la Vie ». La fuite de soi est le titre sous lequel on peut ranger presque tout ce qui se passe sous nos yeux ». L’hyperactivité ne concerne que le système social et sa frénésie d’un investissement pathétique.

 

Le mal humain

 

symptomer-stress.jpgNous en avons tous fait l’expérience : une période de stress, de fatigue, d’isolement un peu plus longue que d’habitude, et le doute revient. « Où cours-je ? Où vais-je ? Dans quel état j’erre ? » comme dit une parodie de Shakespeare.

Ce questionnement semble être le propre de notre condition humaine. Les oiseaux dans le ciel, les poissons dans l’eau se demandent-ils pourquoi ils volent, nagent et suivent tel courant plutôt qu’un autre ? Probablement pas, mais l’homme, « animal conscient », est taraudé par le sens, aux deux sens du terme justement : la direction à prendre autant que la raison valable sur laquelle fonder son existence.

 

Pourquoi ? Parce que lui seul est conscient de sa mortalité.

 

Michel-Houellebecq-006-copie-1.jpg« On naît, on se reproduit une ou deux fois, et puis on meurt », résumait de manière cinglante Michel Houellebecq dans une récente interview. Et même s’il est possible de trouver des sources de motivation au quotidien, cette prise de conscience du caractère absurde de notre existence – du moins dans ce que nous en percevons – est inévitable.

 

Pour certains philosophes, elle est même le prix à payer de notre plus grande qualité, notre capacité à penser : « Qui ne s’interroge pas est une bête, car le souci constitutif de toute vie humaine est celui de son sens », écrivait Arthur Schopenhauer.

 

Parfois, lorsque cette conscience de l’absurde et du vide s’installe et que l’on n’a pas trouvé les bons choix à faire pour en sortir, la vie perd ses couleurs, le quotidien devient mécanique et sans saveur. Dans son journal, le poète Fernando Pessoa a su décrire cet état : « J’ai passé ces derniers mois à passer ces derniers mois. Rien d’autre, un mur d’ennui surmonté de tessons de colère ».

 

Face à cet inéluctable, quelles portes de « sortie » ?

 

Les philosophes n’ont cessé d’explorer cette question, et chacun a proposé sa réponse. Pendant des siècles, cette question du sens de notre vie a surtout été prise en charge par les religions, et la recherche du sacré est toujours une grande pourvoyeuse de sens.

« La foi offre des outils pour tenir debout et avoir de l’espérance », rappelait Isabelle Gerber, une femme pasteur sur un plateau télé. Et pour ceux qui ne croient pas en l’au-delà ou en la vie éternelle ?

 

Les grandes idéologies peuvent aussi servir de boussole, mais pour peu qu’elles s’effondrent – tel le communisme et ses illusions perdues –, la dépression revient chez celui qui en avait fait la raison de son existence. Aujourd’hui, les sociologues constatent l’émergence d’une tout autre aventure : la fabrication personnelle du sens de la vie.

 

Arbre-3.jpg

  

Exaltante, fascinante, responsabilisante, « cette aventure est aussi… fatigante, car nous n’avons plus forcément de modèle à suivre ». Il n’y a donc plus un seul sens donné par des instances extérieures et sur lequel s’appuyer, mais des sens que chacun s’efforce de tisser de façon singulière, au quotidien, et dans cette vie présente.

 

 

 

 

Vivre sans but, c’est naviguer sans boussole

 

 

 

 

 

 

 

 

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