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ANDREBIO

05/02/2016 15:46

Délire sur les idées en qualité de concept

Idées=pas seulement forgées à partir de recomposition de sensations déjà expérimentées. Ceci=valable uniquement pour les modes de représentation. Un concept peut être créé sans référent sensible (même s'il peut s'en être inspiré).
Les représentations et donc l'expérience sont indispensables à l'apprentissage des concepts, mais ceux-ci peuvent ensuite devenir indépendants.

 


Si chaque nouvelle idée est créée à partir d'idées connues ou de sensations, cela ne signifiera pas que l'enseignement de cette idée nécessite le transfert de ces sensations (ou d'autres équivalentes) : si à l'origine toutes les idées sont créées selon un référent connu, ceci ne considère que leur genèse et pas leur nature.

 


Si les idées sont "dérivées" des sensations : "dériver"= ? Apparemment : 4 modes de dérivation.

 


1) Par extension=prolongement pour une quantité pouvant être représentée par un nombre.


2) Par généralisation=attribution d'un prédicat à un objet différent de celui sur lequel on l'a vu.


3) Par abstraction=séparation d'un prédicat d'un objet ou plutôt de la classe d'objets le présentant.


4) Par juxtaposition=refonte de plusieurs idées en une si elles sont compatibles (si ces idées n'attribuent pas des valeurs différentes à un même attribut. Ceci=réunion d'attributs).

 

Tous les attributs ne sont pas relatifs à une sorte de sensations : les idées telles que la gentillesse, la vertu... sont obtenues par abstraction à partir des situations les présentant. Les idées s'exprimant comme une relation sont généralement obtenues par abstraction.

 

La pensée pourrait se développer indépendamment de l'expérience : souvent, opinion que la pensée procède par opérations sur des objets fournis exclusivement par l'expérience, dont elle manipule les attributs.


Mais justement ces opérations de manipulation sont spécifiques à la pensée (ce sont elles qui font que la pensée ne se réduit pas à l'imagination des souvenirs) et pourraient très bien constituer un objet de pensée en soi. Ainsi la pensée pourrait penser la généralisation, l'abstraction etc., sans recours à l'expérience.

Ces idées seraient évidemment abstraites et sans objet. De plus pour être initiées, elles auraient peut-être eu besoin de connaître un objet (quelconque) pour avoir pu une fois les utiliser avant d'être pensées indépendamment.

 

Si tout concept est d'origine sensible, provenance des concepts de conscience, d'idée, de vérité ? Pour la conscience : provenance d'une sensation interne et non sensible ; mais si sensation de sa pensée, les concepts existent au même titre que le monde extérieur. Pour le concept de vérité : il n'existe aucun absolu dans nos sensations ; l'idée d'absolu (vérité, totalité etc.) suppose un passage à l'infini (une affirmation d'occurrence éternelle d'un phénomène) totalement injustifiable (la totalisation semble se faire par généralisation de l'expérience : phénomène toujours observé -> toujours vrai, mais le passage du toujours expérimental au toujours absolu est lui-même une totalisation de la notion de "toujours"), suppose en fait l'existence d'un monde extérieur objectif.

 

 

 

 

 

 

L’expérience est la moelle osseuse

de la pensée et de l’esprit

 

 

 



 

 

 

 

 

 

 

 

 


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