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ANDREBIO

05/02/2016 15:46

Avoir de la chance, c’est du bol ?

Face à quelqu'un qui s'est trouvé plus d'une fois au bon endroit au bon moment, on ne doit pas croire à la prédestination.

 

517997trefle4feuilles.jpgDéduisons au contraire qu’une personne chanceuse a probablement une intuition très sûre, doublée d'un état d'esprit positif qui lui permet de provoquer les occasions et de savoir les exploiter lorsqu'elles se présentent. La chance n'est pas un don que l'on reçoit à la naissance : cela s'apprend.

 

Le docteur Richard Wiseman en a tiré un grand nombre de conclusions (sur un panel de 700 britanniques) sur la façon dont n'importe qui peut améliorer son «capital chance», à la seule condition d'admettre qu'il en possède un. Comme tout un chacun.

Car ce chercheur en est certain : «On ne naît pas chanceux, on le devient.» Tout simplement parce que «il ne s'agit pas d'un talent magique, ni d'un don divin, mais d'un état d'esprit».


Quatre principes psychologiques que les chanceux appliquent, selon lui, «sans même s'en rendre compte».

 

Premier principe :

Savoir ce que l'on veut et se bouger un peu pour l'obtenir. Celui qui visualise son objectif repère en effet plus facilement tout ce qui pourrait lui permettre de l'atteindre. Il devient plus perspicace, plus persévérant, moins timoré lorsque survient le bon moment pour forcer les portes et son destin.


Deuxième principe
:

Ecouter son intuition. Wiseman a établi que même les malchanceux en ont - et pas moins judicieuse que celle des chanceux - mais qu'ils ne lui font en général aucune confiance.
Erreur !
On ne sait pas pourquoi (sans doute un reliquat d'instinct animal), mais les signaux intimes qui nous alertent sur un danger, ou contre quelqu'un, nous trompent souvent moins que les raisonnements les plus élaborés.

Troisième principe :

Adopter en toute circonstance une attitude positive.

A la fois détendue, attentive, confiante et constructive.

Bref, sympathique. Se montrer ouvert envers les autres, s'intéresser à ce qu'ils disent, ne pas négliger ses amis.

 

1244039623espoir.jpgQuatrième et dernier principe :

Apprendre à tirer profit de ses expériences malheureuses, sans se laisser déstabiliser par elles. Il faut bien sûr y réfléchir, afin de détecter ses éventuelles erreurs et ne plus les reproduire, mais pas trop longtemps. S'affliger ne sert à rien ; d'autant que l'on ne sait jamais si un épisode pénible ne se révélera pas finalement comme une véritable « bénédiction ». Les chanceux observés pensent qu’il ne faut jamais désespérer de l'avenir. Ce qui leur permet de garder le moral, et suffisamment de confiance en eux pour sauter sur de futures occasions.

 

Rien que du bon sens, en somme.

 

- Les chanceux et les malchanceux n'ont aucune faculté particulière, ni encore moins paranormale, qui pourrait expliquer leurs coups de chance ou leur déveine à répétition
- Les chanceux ne sont pas plus intelligents que les malchanceux.

- Les chanceux sont responsables de ce qui leur arrive, et les malchanceux aussi.
- Les malchanceux sont nettement plus superstitieux que les chanceux.


Merci--.gifMais le problème, c'est que beaucoup sont des « handicapés du recevoir ». Ils ne savent pas dire « Merci ! ». Ni prendre en charge leur destin. Ils s'engluent dans le passé et dans les épreuves qu'ils ont déjà subies, en les attribuant à une fatalité inéluctable qui leur interdit de profiter de l'instant présent et de croire en l'avenir. Une attitude qui les empêche évidemment de capter les signes positifs qui leur permettraient d'améliorer cet avenir, et d'annuler la prétendue fatalité dont ils se croient victimes ! CQFD !

 

Beaucoup, en tout cas en France, sont imbibés d'une culture judéo-chrétienne selon laquelle il existerait des puissances bienveillantes ou malveillantes, auxquelles ils attribuent volontiers leurs succès... ou leurs échecs.

malchance-1-.jpgA quoi s'ajoute une culture moderne de l'assistanat, qui pousse énormément de gens à s'en remettre à d'autres (l'Etat, la société, les jeux de hasard) pour combler leurs besoins, justifier leur passivité, et les déresponsabiliser encore davantage.

 

Croire que l'on est malchanceux est le plus sûr moyen de le rester !

 

 

tirage-du-loto-afp-joel-saget.jpgOn déprime, on devient défaitiste, indifférent aux autres, et à tout ce qui se passe autour de soi. Sourd et aveugle aux occasions qui passent, pendant qu'on se lamente de n'en voir jamais passer.

 

Tandis qu'à l'inverse, croire en sa chance semble suffire à la favoriser. Même lorsqu'elle relève du hasard ! Simple question de probabilité : les joueurs qui gagnent souvent sont ceux qui croient le plus en leur chance, et qui jouent donc plus souvent que les autres.

Maintenant devant ces dignes observations – et notamment de leurs sources – si vous avez les prochains salauds de numéros du Loto, on partage ! Non Je plaisante !

  

 

 

Ce que nous appelons le hasard n'est et ne peut être


que la cause ignorée d'un effet connu

 

Voltaire

 

 

COPYRIGHT-copie-1

 

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H

Petite précision, j'ai trouvé deux explications possibles quant à l'expression "avoir du bol" :        
  1) Avoir du bol vient du mot occitan "böl", il s'agit d'un filet rond pour la pêche en mer. Faire un "bol" c'est réaliser un coup de filet heureux et par extension avoir de
la chance 2) "Bol" ou "pot" sont des récipients tout à fait basiques constitués de parois et d'un fond (un "cul"), ils se sont trouvés dans notre langage liés à l'image de la base , du
fondement et par corrélation du "postérieur" ...  Inversement quand quelqu'un manque de chance ne dit-on pas : "il
n'a pas de bol." ... Bisess
Répondre
A


Voilà, encore, ! , une riche contribution à la publication de cet article. Bravo pour ta culture, et la richesse de tes ajouts étymologiques.


Bonne journée, Biz...


André



H

Le bonheur est-il qu'une question de chance ? Non pas sûr. Car si la chance favorise le bonheur, elle n 'y mène pas nécessairement. On peut gagner au loto
et rester malheureux si on ne sait pas gérer cette fortune subite. Notre bonheur dépend de nous et pas forcément des circonstances extérieures.  Oui on peut avoir la chance
d'être en bonne santé, la chance d'être aimée et aimer en retour. Une telle chance contribue au bonheur car elle favorise la réalisation de nos désirs de base . La chance contribue au
bonheur mais le bonheur dépend aussi de NOUS puisqu'il désigne un état de satisfaction et de bien-être. Oui NOTRE action est également importante...Nous sommes toujours la source de nos
désirs et de nos valeurs: en ce sens le bonheur dépend toujours exclusivement de nous. Il ne peut dépendre de la chance QUE si nous en décidons ainsi. Moi je mise sur l'action , la chance il en
faut au départ peut-être un peu bien sûr mais ca ne suffit pas. Il faut être acteur de son bonheur sans s'en remettre uniquement à la chance. D'ailleurs le nom de chance vient du
vieux français chéance" façon de tomber". En réalité chance signifie tout évènement heureux ou malheureux ....Alors qu'en pratique on raisonne toujours avec le fait que la chance
soit un évènement heureux. Bon sur ce je souhaite aux lecteurs non pas de la chance mais une BONNE CHANCE .... Bisesss
Répondre
A


Chère, très Chère Hélène,


  


Chacun à sa vision du bonheur.


  


Le bonheur se trouve dans la simplicité, dans ses petites choses quotidiennes, et dans le plaisir de vivre et qu'elles nous procurent.
Je pense en effet qu'on peut ainsi modifier et corriger son appréciation en changeant son rapport à l’autre…et à soi-même !


  


Si on allait, pas à pas, vers les « évènements » apparemment
sans causalités maximalistes, sans les catégoriser, sans tous les discours idéologiques sophistiqués qui nous handicapent, on pourrait vivre un peu à la manière d'un jeune enfant vierge de toute
préoccupation.

Pour une part, avec le quotidien basique (surtout quand on a souffert dans la vie) on est d’autant plus en appétence du bonheur. Et pour une autre part, la monotonie, subie sans réaction et
enthousiasme, s’implémente dans l’esprit.


 


Beaucoup de personnes conscientisent à tel ou tel moment de leur vie
qu'elles avaient consommé une existence « plate et sans plus-value », monotone en se rendant compte que le temps qui passe inexorablement
et sans discrimination les tirait vers le bas écourtant leur vie déflorée.

En effet, je ne pense pas que le bonheur, au fond du fond, soit une affaire de chance car tout le monde peut la trouver et à n'importe quel moment. C’est une donnée arithmétique in
extenso.


 


Le comportement négatif devient un mot d'ordre habituel : « Je suis heureux car j'ai décidé que je pouvais l'être ! » Et dès ce moment-là, (en plus d'un travail sur soi,...) on voit les choses
autrement.


 


Par contre, en un virement de conscience et d’attitude comportemental,
la chance joue son rôle et peut, sans être une loi formelle, en prenant en compte créditeur le rêve
de chacun – et ses « envies » - en polissant un théorème brutal qui devient une forme d’algorithme positif souriant indispensable à l’espoir…



Biz,



André