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ANDREBIO

05/02/2016 15:46

AU SECOURS, DES CONSEILS !

Absence de désir sexuel

 

L'Anaphrodisie est l’absence de désir sexuel.

Cette absence peut exister depuis toujours, l'anaphrodisie est alors dite primaire. 

Elle peut aussi être apparue après une période de connaissance du désir, on parle alors d'une anaphrodisie secondaire.

Une femme qui se "plaint" d'anaphrodisie ne souffre pas obligatoirement de frigidité ou d’anorgasmie, c'est seulement le désir sexuel qui lui manque. Elle n'a pas, dans sa tête, le désir spontané de l'acte sexuel ni de la masturbation. Lors des rapports sexuels, ou par masturbation, cette femme peut quand même avoir du plaisir et un orgasme.

Nous verrons, ci-dessous, que réapprendre à ces femmes à  avoir plus facilement, du plaisir et des orgasmes est une des clés du traitement de l'absence de désir. L'anorgasmie est l'absence du seul orgasme,
le désir étant conservé.

Cette absence d'orgasme peut exister depuis toujours, l'anorgasmie est alors dite primaire.  Si cette anorgasmie survient après une période de connaissance de l'orgasme, elle est dite secondaire. Elle peut être également totale, c'est à dire aussi bien vaginale que clitoridienne, ou partielle, c'est à dire uniquement clitoridienne ou uniquement vaginale.

Une femme qui se "plaint" d'anorgasmie peut avoir beaucoup d'excitation durant l'acte sexuel, ou par masturbation, mais sans jamais atteindre l'orgasme.

La frigidité n'est pas une entité très bien définie et, suivant les sexologues, les définitions différent.

Pour les uns la frigidité n'est que l'absence totale de plaisir et d'excitation sexuelle, aussi bien lors d'un rapport sexuel, quelque soit le partenaire, que par masturbation. Pour les autres la frigidité est l'association d'une anaphrodisie (absence de désir) et d'une absence totale de plaisir et d'excitation sexuelle.


Pour ma part je définirais la frigidité comme étant effectivement l'association d'une absence de désir et de plaisir, aussi bien lors d'un rapport, quelque soit le partenaire, que par masturbation.

Quelque soit la définition, il est évident qu'une femme souffrant de frigidité est aussi anorgasmique (alors qu'une femme anorgasmique n'est pas jamais frigide).


Les causes :

 

Il existe de nombreuses causes  qui sont, soit organiques (endocriniennes) soit psycho-comportementales. 

La frigidité et l'anaphrodisie peuvent être en rapport avec une cause organique endocrinienne, mais en général le tableau clinique est très évocateur par d'autres signes cliniques qui apparaissent avant les problèmes sexuels.


L'anorgasmie n'a pratiquement pas de cause organique, elle est essentiellement d'origine psycho-comportemental.  

Les principales causes psycho-comportementales sont communes à l'anorgasmie, à la frigidité et à l'anaphrodisie.

Elles sont génralement les suivales suivantes :


  - Une éducation, durant l'enfance, particulièrement dévalorisante en ce qui concerne la sexualité, avec de forts  interdits (interdit de la nudité, des caresses affectives parentales, de la masturbation et de tout plaisir en général etc.).

  - Une dévalorisation de sa propre personne. La femme frigide ne s'aime pas. 

  - Une culpabilité liée à des attouchements incestueux ou pédophiles durant l'enfance et, plus généralement, toutes violences sexuelles quel que soit l'âge. 
  -Un premier rapport sexuel particulièrement douloureux ou psychologiquement traumatisant.

  - Des rapports régulièrement douloureux ou insatisfaisants (en particulier si le partenaire souffre d'une éjaculation précoce ou s'il ne sait pas comment bien caresser sa partenaire, cve qui n'est absolument pas mon cas ! Loin s'en faut !).

  - Un partenaire sexuel que la femme n'investie plus sur le plan amoureux.

  - Une certaine lassitude dans le couple.

Mais, parfois, aucune cause évidente n'est retrouvée pour expliquer ces problèmes.


Notez bien qu'une absence de plaisir à chaque rapport sexuel, lorsqu’elle est durable dans le temps, est très souvent responsable d'une anaphrodisie secondaire.
Une femme, qui n'a pas de plaisir lors des rapports sexuels, perd progressivement son désir.

La redécouverte d'un plaisir sensuel global, et encore plus d'un plaisir orgasmique, redonnera à cette femme le désir de rapports.






La redécouverte d'un plaisir sensuel global, et encore plus d'un plaisir orgasmique, redonnera à cette femme le désir de rapports
.

Que faire ?

Les deux principaux traitements sont la psychothérapie, mais beaucoup  femmes refusent d'envisager une psychothérapie pour des questions de temps et de coût,  et les thérapies comportementales et
cognitives. 


La psychothérapie est toujours d'une durée assez longue, à savoir plusieurs mois ou plusieurs années, et son coût est assez élevé.  La psychothérapie est surtout indiquée dans les cas suivants : anaphrodisie, anorgasmie ou frigidité dites primaires, c'est à dire qui existent depuis toujours.

Les thérapies comportementales
et cognitives sont des thérapies d'une durée beaucoup plus courte que la psychothérapie.  La thérapie comportementale est particulièrement indiquée dans l'anaphrodisie, l'anorgasmie, ou la frigidité, dites secondaires, c'est à dire qui  apparues après une période de sexualité
relativement satisfaisante.

Généralement, l'association d'une psychothérapie avec une thérapie comportementale est tout à fait intéressante, dans tout problème sexuel dit primaire et d'origine psychologique.
Pour traiter un problème sexuel dit secondaire, généralement, une thérapie comportementale, seule, est suffisante.

Le traitement
(non médical) idéal est de type comportemental. Il est basé sur un réinvestissement érotique de votre corps, une découverte ou redécouverte d'un plaisir sensuel, érotique, avec vous même et avec votre partenaire, et une découverte ou redécouverte de l'orgasme. Il existe surement des exercices de difficultés progressivement croissantes, et décrits avec tous les détails et précisions possibles, à mon rythme, en travaillant sur son corps, puis, si cela est possible (mais acceptera t'elle ?), avec l'aide de ma compagne.


Ainsi, étape par étape, elle peut retrouver du plaisir lors des rapports, puis un orgasme et enfin l'envie de rapports, car le plaisir engendre le désir.


En conclusion, sachez que quelque soit le problème, anaphrodisie, anorgasmie, ou frigidité primaires ou secondaires, une thérapie comportementale aidera la « patiente » concernée, j'en suis persuadé, à arranger "les choses".




 

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