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ANDREBIO

05/02/2016 15:46

Peut-on penser la science ? Une science de la science est-elle possible ?

Peut-on penser la science ? Une science de la science est-elle possible ?

 

Durant les 40 dernières années, nous avons vu se développer la cybernétique, qui commence par le bras manipulateur des usines automobiles pour s’arrêter aux capteurs multifonctions et parfois autonomes des sondes spatiales.

Aujourd’hui on découvre même des robots à la physionomie humaine montant les escaliers chez Honda (P3) ou parcourant les couloirs du MIT (COG).

Quand on sait que ces « machines » faites de silicium et d’électronique sont autonomes, capables de voir, toucher, entendre et sentir, leurs prouesses en deviennent stupéfiantes et on se surprend même à éprouver des sentiments envers elles.

C’est une étrange émotion.

La cybernétique a atteint aujourd’hui un seuil où elle est prête à conquérir le monde ; elle sort des laboratoires de recherche sur ses deux pieds et on peut déjà acheter un chien de compagnie fait de silicium…

Finalement « Star Wars » ou « 2001: L’odyssée de l’espace » n’est plus du tout de la science-fiction !

Plusieurs acteurs ont été à l’origine de cette véritable révolution.

Tout d’abord l’armée, américaine essentiellement, a depuis toujours utilisé les plus puissants ordinateurs, tout d’abord pour élaborer les ogives de ses missiles et calculer les trajectoires balistiques (ENIAC) puis pour localiser ses troupes sur le terrain (GPS).

Ensuite des industries satellites (spin-offs) se sont greffées sur ce marché pour nous proposer des instruments et des outils pour travailler dans des environnements extrêmes et effectuer des travaux dangereux.

Enfin le secteur tertiaire, les sociétés de services et la société des loisirs ont depuis longtemps usés et abusés de robots et autre trucage pour le cinéma.

Enfin, pour réduire les coûts hospitaliers, de plus en plus de chirurgiens font appel aux robots, à la fois pour les seconder dans leur travail et pour soigner les personnes handicapées munies de prothèse.

Se pose maintenant la question de savoir si les robots vont changer notre société, occuper nos emplois et prendre les décisions à notre place à l’avenir ?

Rassurez-vous, à l’heure actuelle, c’est tout le contraire.

Dans tous les pays industrialisés la robotique a crée de l’emploi et réduit le taux de chômage. C’est une bonne nouvelle pour l’avenir.

 

Reste la question d’Internet qui nous touche de beaucoup plus près, et d’autant plus si vous lisez ce dossier sur la toile…

En l’espace d’une génération, Internet est passé d’outil académique utilisé par une poignée de programmeurs à celui de produit de consommation qui est à la fois utilisé dans le cadre professionnel et dans le privé.

L’instigateur de cette autre révolution n’est autre que l’expansion de la micro-informatique alliée à celle des réseaux.

Mais si Internet représente un changement significatif de notre rapport aux autres, il est également très important de réaliser que des changements bien plus importants sont à prévoir au cours de la prochaine génération.

Dans les années à venir on peut en effet estimer qu’Internet va se transformer en une collection de services et d’applications dans lesquels l’ordinateur et la technologie s’effaceront progressivement au profit de relations virtuelles, d’interfaces modulaires, personnalisés, bref d’un environnement plus « sociable ».

Mais à côté de cette évolution technique et culturelle se pose une question économique : actuellement personne ne paye ce service.

Dans notre monde occidental, capitaliste, il n’y a pourtant que deux solutions à long terme : soit la publicité payera intégralement Internet, soit l’utilisateur.

Car l’effet le plus négatif du « libre service » qu’offre Internet est le fait qu’il n’y a aucun contrôle.

Appliqué tout azimut, si rien ne change à l’avenir Internet sera encore plus qu’aujourd’hui une proie facile pour toutes les personnes malveillantes et autre hacker qui voient ce support comme un moyen de transport efficace pour véhiculer quantité d’informations peu recommandables (virus, spam, cookies, messages codés, et autres propos criminels).  

A terme un minimum de règles devront être imposées si les autorités souhaitent savoir qui utilise le web, dans le but par exemple de traquer la cybercriminalité et tous les actes délictuels qui passent par la toile (actes malicieux,  terrorisme, pédophilie, etc).


 

 

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