Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
ANDREBIO

05/02/2016 15:46

Les micros activités gagnent de l’argent sur Internet

La multiplication des « forces faibles de l’économie » agissent sur Internet

 

D’abord en montrant que sur la Toile, « les petits poissons sont plus nombreux que les grands » et qu’à ce titre une révolution en cachait une autre. Dès les années 90 se développait une multitude de petites activités qui devenaient fiables du fait de la modification de la chalandise (avec son site on pouvait vendre dans le monde entier) et du coût d’accès très faible à la vente à distance pour les petites unités.

Dès 2004, les produits faisant l’objet d’une faible demande mais par un grand nombre de personnes pouvait à la longue représenter une quantité bien supérieure aux quelques best-sellers en vue. Deux autres facteurs illustrent le développement de l’économie de faible intensité, caractéristique essentielle selon moi de la Netéconomie. Premier facteur, à la différence des biens matériels, avec les biens numériques ou « immatériels », il n’y a plus de limite à la notion d’abondance.


La demande, même de très faible amplitude, peut croître à l’infini, comme l’offre pourra croître à l’infini. Ce qui, on s’en doute, devait et doit encore avoir des effets économiques cumulatifs même en cas de crise en ce moment très spéculative et fondée par la psycho-économie virtuelle des échanges boursiers et la rumeur pathologique et non mangée. En d’autres termes, à la longue, les « forces faibles » du marché engendrent des chiffres d’affaires très conséquents. En second lieu, les effets de seuil sont quasi imperceptibles (traditionnellement lors d’études de marché, il faut une demande forte et au moins « suffisante » pour lancer un produit ou un service). On verra que cette observation a une troisième conséquence ; elle favorise l’autoproduction au bénéfice d’une clientèle parfois même considérée comme « confidentielle ». En d’autres termes, la Toile, médiateur « économe », a pour caractéristique de favoriser le développement de « micro-niches » pour des millions d’activités libérales, des particuliers et de très petites entreprises.


Second grand facteur à considérer, le rôle stratégique des moteurs de recherche ou des sites spécialisés sur cette « économie de basse intensité ». On peut dire par exemple de Google que c’est le plus important moteur de recherche mondial, où le plus grand espion de la planète, mais c’est surtout le plus grand médiateur de la rencontre entre « les petits poissons » ! Amazon, on l’oublie parfois, en multipliant sur ses sites les offres de « supports » techniques à des micros activités, utilise intelligemment ce potentiel. Ebay fait de même en matière d’équipements et d’objets les plus divers en devenant lui aussi un intermédiaire quasi incontournable du commerce entre particuliers, entre les « petits poissons ».


On se souvient peut-être de cette histoire d’une petite demoiselle américaine, qui, ne manquant ni de souffle ni de culot, avait lancé un appel au secours sur la Toile afin de récupérer quelques billets de un dollar pour faire face à son surendettement. Cela surprit et amusa tellement de gens qu’elle devint une vedette dans la presse et sur Internet et reçut bien plus que son besoin. Cette jeune femme a utilisé les forces faibles de l’économie pour faire de petits ruisseaux une grande rivière. L’économie de faible intensité joue un rôle primordial. Une force « de faible intensité » mais mobilisant des milliers, des millions d’internautes. Pour un investissement de quelques dizaines d’euros chacun d’entre-nous peut participer à la réalisation d’un disque pour un artiste qu’il a apprécié.


On ne s’étonnera donc pas si c’est maintenant la production cinématographique qui entre dans la danse qui propose à 20 000 internautes de verser un minimum de 50 euros pour participer à la coproduction d’un long métrage dont le scénario et les producteurs (Antoine de Caunes, Mathieu Kassovitz et Louis Becker) sont présentés sur le site. En cas de succès, 30% des bénéfices seront consacrés à fêter l’évènement. Rien que pour ça j’investis 50 euros, ils feront peut-être ou sans doute des petits… poissons !


Ainsi, grâce à la diffusion généralisée d’Internet, un nombre sans cesse plus important de gens, de peuples, de nations peuvent bénéficier des retombées de cette économie de « basse intensité » qui donne à la fois du pouvoir d’achat (on achète en direct) et du pouvoir de distribution (on produit en direct). La net économie, de ce point de vue, est en train de nous offrir un nouvel écosystème des marchés en ligne...





Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article