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ANDREBIO

05/02/2016 15:46

Un milliard de personnes dans le monde avec un dollar par jour. Et vous ?

 

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Les politiques destinées à lutter contre la pauvreté semblent souvent incapables d’améliorer leurs conditions de vie.

Cet échec pourrait-il être dû aux failles des théories qui sous-tendent ces programmes plutôt qu’au caractère écrasant de la tâche ?

C’est cette hypothèse que défend cet ouvrage. Les experts ont pris l’habitude de décider à la place des pauvres de ce qui est bon pour eux sans prendre la peine de les consulter.

Abhijit V. Banerjee et Esther Duflo ont initié la démarche inverse.

Plutôt que de s’interroger sur la cause ultime de la pauvreté, ils se sont intéressés aux choix qu’opèrent les pauvres en matière de consommation, de mode de vie et d’éducation afin de tester expérimentalement l’efficacité des méthodes préconisées pour améliorer leur sort.

  • Faut-il subventionner les denrées de base ou privilégier les transferts sociaux ?
  • Vaut-il mieux donner ou vendre les moustiquaires qui protègent du paludisme ?
  • La microfinance est-elle le remède espéré pour sortir des « pièges de pauvreté » ?

À distance des réflexes partisans, ce livre aborde ainsi le défi du combat contre la pauvreté comme une série de problèmes concrets qui, une fois correctement identifiés et compris, peuvent être résolus un à un.    

Abhijit V. Banerjee et Esther Duflo, tous deux professeurs d’économie au MIT, ont cofondé et codirigent J-PAL, laboratoire d’action contre la pauvreté, dont les bureaux sont à Boston, au Cap, à Santiago du Chili, à Chennai (Madras) et à Paris. Esther Duflo fut la première titulaire de la chaire « Savoirs contre pauvreté » au Collège de France.

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Esther Duflo (née le 25 octobre 1972) est une économiste française, actuellement professeur au MIT (Massachusetts Institute of Technology) où elle détient la « chaire Abdul Latif Jameel sur « la réduction de la pauvreté et l’économie du développement ».

Elle a reçu la médaille John Bates Clark en 2010.  

Après avoir passé son Bac au Lycée Albert Camus à Bois-Colombes, elle entre en classe préparatoire au lycée Henri-IV à Paris. Elle étudie d'abord l’histoire à l’Ecole Normale supérieure, et travaille également comme bénévole dans des ONG comme par exemple les Eclaireurs et Eclaireuses unionistes de France.

Sur les conseils de Thomas Piketty, elle se tourne vers l'économie appliquée. Elle obtient sa maîtrise d’Histoire (avec un mémoire sur le premier plan quinquennal de l’Union Soviétique et d’économie en 1994, puis un DEA d'économie en 1995, au Delta, ancêtre de l’Ecole d’économie de Paris.. Elle est aussi assistante de recherche de Jeffrey Sachs et Daniel Cohen.

En 1999, elle soutient sa thèse de Doctorat au département d'économie du MIT, sous la direction de l'économiste indien Abhijit Baneriee.

Sa thèse, intitulée Three Essays in Empirical Development Economics (Trois essais sur l'économie empirique du développement), est consacrée à l'évaluation économique des projets de développement. La même année, elle intègre le département d'économie du MIT comme assistant professeur.

Elle devient professeur associé en 2002, à l'âge de 29 ans. Après une année en détachement à l’Université de Princeton, elle se voit offrir la « tenure » (engagement à vie) au MIT et accède au titre de professeur en 2004, à l’âge de 32 ans !

Son domaine de recherche est l’économie du développement, en particulier la santé, l'éducation, l'accès au crédit, en passant par la lutte contre la corruption. Elle est une pionnière du développement des expériences en situation réelle, sur une question limitée et précise, avec comparaison entre un groupe témoin et un groupe d'expérience, comme méthode d'analyse en économie. Elle décrit sa méthode de travail comme « vraiment micro. Mes projets portent toujours sur une question simple, épurée, qui a trait à la réaction des gens dans un contexte précis ».

 

Elle obtient le Prix Elaine Bennettt pour le Recherche de l’American Economic Association en 2002. Ce prix récompense une femme de moins de quarante ans dont les contributions en recherche économique sont exceptionnelles. En 2005, Le Monde et le Cercle des Economistes lui décernent le Prix du meilleur jeune économiste de France.. En 2009, elle est parmi les lauréats du Prix Mac Arthur.

Esther Duflo est co-rédactrice des revues Review of Economics and Statistics et Journal of Development Economics ; en 2007, elle est nommée rédacteur fondateur de la revue American Economic Journal: Applied Economics.

Elle est actuellement codirecteur de J-Pal, laboratoire Abdul Latif Jameel d'action contre la pauvreté (Abdul Latif Jameel Poverty Action Lab) au MIT, dans lequel elle joue un rôle majeur du point de vue scientifique comme de celui de la gestion et de la levée de fonds. Par ailleurs, Esther Duflo détient la première chaire internationale « savoirs contre pauvreté » au Collège de France soutenue par m’Agence Française de développement. Elle a écrit une colonne mensuelle dans le quotidien Libération.

Le magazine américain Foreign Policy l'a fait figurée sur sa liste des 100 premiers intellectuels mondiaux.

Elle reçoit la Médaille John Bates Clarl pour son rôle essentiel dans l'économie du développement, en recentrant cette discipline sur les questions microéconomiques et les expériences à grande échelle sur le terrain.

Fin 2010, le magazine américain Foreign Policy, la classe 38ème dans sa liste des 100 penseurs globaux (global thinkers).

En Avril 2011, le magazine américain Time la fait figurer sur sa liste des 100 personnes les plus influentes au monde. En 2011 elle est lauréate de la Médaille de l’Innovation du CNRS.



De sources très fiables, "on" parle de cette femme

exceptionnelle comme un prochain Prix Nobel

 

 

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