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ANDREBIO

05/02/2016 15:46

“Si la vérité blesse, c'est la faute de la vérité.” Nicolas Sarkozy

“Si la vérité blesse, c'est la faute de la vérité.” Nicolas Sarkozy

Sarkozy : Bureau quartier chic à Paris, dizaine de collaborateurs, voiture…

Depuis que Nicolas Sarkozy n’est plus président de la République, tous ces frais sont à la charge de l’Etat. Au total cet entretien revient à 1,5 à 2 millions d’euros à l’année, une somme comparable à ce que débourse l’Etat pour les « ex » Jacques Chirac et Valéry Giscard d’Estaing.

Le site Mediapart vient de publier les détails de ces frais, dont plus de 56.000 euros de meubles, un appartement loué à 200.000 euros par an… !!!

“Si la vérité blesse, c'est la faute de la vérité.” Nicolas Sarkozy

Parce que ça ne va pas. Parce qu'il ne peut pas rester enfermé dans son bureau de la rue de Vaugirard.

Maintenant qu'il a remanié son équipe et il ne peut pas rester là à s'agacer des propositions, des prises de paroles des uns et des autres. 

Il faut qu'il prenne l'air. C'est l'heure : les sondages le disent. Un sondage Ifop, qui donne Alain Juppé largement en tête des intentions (pour la primaire), est un signal d'alarme.

L'institut Ipsos le donne en recul de neuf points. Il y a aussi ce sondage d'avant Noël qui le donnait derrière François Hollande au premier tour de la présidentielle.

Comme le dit l'un de ses proches : "C'est vrai qu'au bout d'un an à la tête du parti ce n'est pas Sarkozy qui s'est renforcé, c'est Juppé".
 

“Si la vérité blesse, c'est la faute de la vérité.” Nicolas Sarkozy

À quoi va donc ressembler ce tour de France de Nicolas Sarkozy ?

L'idée, ce sont des rencontres informelles avec les Français, une plongée dans les départements. Il n'exclut pas dormir sur place. Ce n'est pas nouveau, d'autres l'ont fait : le général de Gaulle, François Mitterrand, Jacques Chirac, François Hollande.

Et même pour lui ce n'est pas une nouveauté. Une anecdote permet de comprendre où tout a commencé. Nous sommes fin 2004. Nicolas Sarkozy vient de quitter le gouvernement. On peut dire qu'il s'embête un peu à l'UMP, et il décide de sillonner le pays.

“Si la vérité blesse, c'est la faute de la vérité.” Nicolas Sarkozy

Quête de renouvellement…

Sa première visite, c'est Dunkerque, dans une usine de filetage de poisson. Ce matin-là (il est entre 6 heures et 7 heures), il est face à plusieurs ouvriers qui lui ont offert un café.

Un jeune homme qui lui dit : "Vous savez Monsieur Sarkozy, nous on n'a pas peur de travailler. Mais on n'en a marre de voir qu'il ne nous reste rien, alors que mon oncle, il est chez lui avec les allocs, et il gagne autant que moi. Mais vous savez, Monsieur Sarkozy, nous on n'a pas peur nous de se lever tôt".

Cette phrase a eu l'effet d'un flash. C'est devenu "la France qui se lève tôt", le slogan de la campagne de 2007.

C'est cela que Nicolas Sarkozy recherche. Il cherche à retrouver le fil de la campagne victorieuse de 2007. Il cherche à se renouveler, à recréer la surprise.
 

“Si la vérité blesse, c'est la faute de la vérité.” Nicolas Sarkozy

Cela peut-il marcher ?

Nicolas Sarkozy y croit en tout cas. Selon son entourage, il n'est pas du tout sensible au rejet dont parlent les médias ou les sondages. Il explique d'ailleurs à ses visiteurs qu'il toujours été sous-estimé.

"En 2005/2006, dit-il, on me disait que j'étais un formidable candidat de premier tour, pas de second tour".

Alors c'est vrai qu'il ne faut jamais oublier que Nicolas Sarkozy, on le donne toujours perdant avant que la campagne n'ait commencée.

C'était le cas face à Ségolène Royal en 2007 et face à François Fillon à l'UMP. Mais en campagne, il reste un animal politique exceptionnel. 

Est-ce que ça suffira cette fois, alors qu'il a été président pendant cinq ans et que sa côte de d'adhésion est faible ? C'est tout le défi.

“Si la vérité blesse, c'est la faute de la vérité.” Nicolas Sarkozy

Le carnet du jour.

On reste avec Nicolas Sarkozy qui, outre son périple dans les départements, va s'échapper hors de France. Il va poursuivre ses conférences.

Mais il a aussi prévu plusieurs visites à l'étranger dans le cadre de sa campagne. D'ici le mois de juin, il se rendra en Inde, en Chine, aux États-Unis et en Côte d'Ivoire.

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David 14/01/2016 19:24

En tant que éventuel futur candidat, moi je n'en veux plus , et il n'est pas en odeur de sainteté auprès des français non plus .... !!!
Quant à la conservation des avantages pour les anciens présidents, je me sens une âme marxiste et j'ai envie de balayer tous ces avantages à vie ....!!! Dans ces périodes de restriction budgétaire, on n'a qu'à réduire ou supprimer tous ces avantages qu'on leur octroie ...

AD 25/03/2016 16:02

Sarkozy ne serait-il pas celui qui arrêterait formellement ou c'est calme... Attention au cancer de la guerre pour notre pays

AD 16/01/2016 10:54

A ta question des prochaines Elections, il parait en effet que Juppé serait le favori ? Pas de l'ex... Il n'y a pas d'amitié possible entre deux hommes politiques, au moins dans le même parti. En tout cas l'ex UMP