05/02/2016 15:46
23 Avril 2016
Le Ministre des droits de l'homme en Irak, Mohammed Mahdi al-Bayati, a affirmé que "le groupe terroriste Daech (Etat Islamique) a enlevé plus de 5000 femmes Yazidies et les a vendues au marché des esclaves", ajoutant que " son ministère a demandé à la Communauté internationale de qualifier les crimes de génocide".
Selon le site d'information irakien Al-Sumaria News, après sa rencontre avec l'ambassadeur français Marc Barney, le ministre irakien a déclaré dans un communiqué : "le travail du Ministère des droits de l'homme s'est fait en deux étapes.
La première a été de documenter les crimes de l'ancien régime notamment en dénonçant ses charniers, les tortures corporelles et la restriction des libertés qui ont touché tous les segments de la société sans discrimination. Sachant que tous ces crimes ont été dévoilés à la Communauté internationale par la mise en place de conférences nationales et internationales ".
Les combattants de l’Etat islamique (EI) qui opèrent en Irak et en Syrie ont réduit à l’esclavage sexuel des milliers de femmes qu’ils ont capturées comme butin de guerre.
On place les prisonnières dans une sorte de bordels et on les fait servir aux islamistes. Des journalistes britanniques ont appris que certains de ces bordels sont gérés par des femmes musulmanes ayant des passeports européens.
La militante irakienne des droits de l’homme Hannah Eduard raconte les détails de cette histoire à La Voix de la Russie.
Pareilles nouvelles ont commencé à paraître immédiatement après la prise de Mossoul. On enlève des jeunes filles et des adolescentes, principalement des chrétiennes et des yézidis. Nous avons bientôt appris que ces filles sont vendues comme esclaves. Nous avons tenté d’enregistrer officiellement des cas de traite des esclaves mais ce processus ne se déroule pas ouvertement en pleine rue.
Le commerce s’effectue essentiellement à l’intérieur de l’EI dont les caïds vendent les femmes capturées aux simples combattants. Mais les esclaves sont aussi parfois vendues à des personnes étrangères qui sont prêtes à payer. On sait notamment que des habitants de Mossoul ont réussi à libérer certaines filles en les rachetant tout simplement aux islamistes.
Après cela, un autre problème surgit: comment rééduquer les prisonnières libérées car la plupart d’entre elles ont subi des violences sexuelles. Ainsi, une fille a raconté que tous les 18 jours on la « mariait» à un nouveau combattant.
De nombreuses filles ont été tuées à leur retour à domicile par leurs propres parents : lorsqu’elles ont été violées, on les considère comme étant l’opprobre de la famille. Nous œuvrons pour détruire ces clichés et prévenir pareils cas.
Les islamistes l’ont enlevée il y a un certain temps et ils la retiennent toujours en captivité. Son père et sa mère tâchent de la libérer mais sans succès pour le moment.
Les combattants prennent aussi des mesures éducatives selon leur propre définition. Ils peuvent par exemple faire sortir du rang un adolescent qui a été pris avec des cigarettes et commencer à lui casser les doigts des mains sous les yeux de tous (il est interdit de fumer dans les territoires envahis par l’EI, ndlr).
On recrute des garçons depuis 14 ans pour leur apprendre à combattre et cela ne fait que déformer leurs âmes. Car les cadavres en décomposition, les corps mutilés et les blessés ne sont pas un bon spectacle pour un psychisme fragile. Les enfants sont en général le plus touchés par les évènements actuels. Il y a notamment des informations sur une petite fille nommée Christina.
Les islamistes l’ont enlevée il y a un certain temps et ils la retiennent toujours en captivité. Son père et sa mère tâchent de la libérer mais sans succès pour le moment.
Les combattants prennent aussi des mesures éducatives selon leur propre définition. Ils peuvent par exemple faire sortir du rang un adolescent qui a été pris avec des cigarettes et commencer à lui casser les doigts des mains sous les yeux de tous (il est interdit de fumer dans les territoires envahis par l’EI, ndlr).
Les enfants deviennent témoins d’un traitement cruel infligé à d’autres enfants. La cruauté brise le psychisme ou mutile l’enfant.