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ANDREBIO

05/02/2016 15:46

TANT QUE L’HOMME SERA MORTEL, IL NE SERA JAMAIS DECONTRACTE !

TANT QUE L’HOMME SERA MORTEL, IL NE SERA JAMAIS DECONTRACTE !

Qu'est-ce qui donne du goût à la vie ?

Comment ne pas pester, récriminer, trouver les choses injustes ou absurdes ? La vie, comment l'aimer ? On la voudrait lisse, calme et tranquille, mais son chemin est cabossé, chaotique, agité.

Elle fatigue nos efforts et décourage souvent la meilleure volonté. Elle nous ballotte et on l’accuse. Mais à quoi bon ? Car personne n’est sur le banc des accusés.

TANT QUE L’HOMME SERA MORTEL, IL NE SERA JAMAIS DECONTRACTE !

On a beau protester, la sentence reste la même ; ce qui arrive est fait et nul n'est à l'abri d'une absurdité.

Alors pourquoi vouloir ce qui ne se peut pas ? Surtout, n’en voulez pas à la vie, ne l’accablez pas, ne la calomniez pas ! La vie n’est pas mauvaise : elle ne peut pas l’être, puisqu'elle n’est pas un homme, et que seul un homme peut être blâmé.

Pourquoi alors la personnifier ?

La vie, c’est nous qui la faisons : elle n’est rien d’autre que l’ensemble de nos pensées, sentiments et actions. Elle est exactement ce que nous en faisons : amère quand nous faiblissons, brillante quand nous luttons.

Ainsi ne cédons pas à la tentation mais, comme il le suggérait, inversons le lien de cause à effet : on n’est pas plus fort quand la vie est belle, mais elle le devient dès que nous sommes forts.

Nietzsche disait : aimez-la et en récompense, en vous, elle s'augmentera...

TANT QUE L’HOMME SERA MORTEL, IL NE SERA JAMAIS DECONTRACTE !

Un besoin métaphysique

Il est un désir qu’on ne peut pas ne pas avoir et qui pourtant n’est pas un besoin. Quelque chose qui est nécessaire sans être corporel, un impératif non physiologique. Une exigence qui à strictement parler n’est ni un désir substituable, ni un besoin animal. Cette exigence est peut-être la marque distinctive de l’homme.

TANT QUE L’HOMME SERA MORTEL, IL NE SERA JAMAIS DECONTRACTE !

L’homme n’est pas un vivant comme un autre, car il ne souhaite pas seulement de vivre mais de bien vivre.

Il n’y a pas seulement besoin de satisfaire ses besoins, mais besoin de bien les satisfaire. Au cœur de l’existence humaine il y a cette exigence d’un bien, l’existence d’une norme mystérieuse qui dépasse le simple appétit de vivre ou l’instinct animal de conserver sa vie.

On ne pourrait pas souhaiter de vivre, pour le seul plaisir de dormir ou de se nourrir. Notre vie est normée par l’exigence du bien, finalisée par elle, tendue vers elle.

Qu’est-ce que ce « bien » ?

Cette idée est irréductible au goût des plaisirs, car n’importe quel plaisir, rejeté ou pris, est encore soumis à cette idée, relatif à elle, estimé par rapport à elle.

C’est en son nom qu’on refuse les plaisirs ou qu’on s’y livre. Elle reste prescriptive jusque dans l’activité licencieuse, assumée ou honteuse.

Cette idée d’un bien supérieur est mystérieuse, car on ne sait d’où elle vient quoiqu’elle s’impose immanquablement comme fin ; à la fois immanente et transcendante, déterminante et indéterminée.

C’est ce que Platon appelle une Idée, Kant un impératif, Nietzsche une valeur. Pour le premier elle existe à part de l’homme; pour le second elle dérive de l’imagination ou de la raison; pour le troisième enfin elle émane de la situation pulsionnelle de chacun...

TANT QUE L’HOMME SERA MORTEL, IL NE SERA JAMAIS DECONTRACTE !

Le bonheur par surprise

Il est difficile de ne pas projeter son bonheur, de ne pas se représenter l’idéal qui rendrait heureux, de ne pas s’imaginer comment vivre mieux — et c’est peut-être là le malheur de l’homme. La prédétermination de ce qui est bon rend malheureux, l’indifférence à son sujet tranquille.

Tel est l’un des paradoxes de la philosophie sceptique. Le doute n’est pas facteur d’inquiétude mais de quiétude. L’incertitude peut conduire non à l’instabilité mais à la sérénité.

L’insécurité théorique engendre une forme de stabilité pratique. Les sceptiques remarquent à l’inverse que ce sont les certitudes qui jettent dans le trouble, les espoirs fixes et les attentes précises.

TANT QUE L’HOMME SERA MORTEL, IL NE SERA JAMAIS DECONTRACTE !

Ce n’est pas le fait d’ignorer qui rend inquiet, mais de croire en quoi le bonheur consiste.

Ce sont les jugements des hommes sur leur bien qui les rend malheureux, leur détermination figée, leur crispation entêtée. Car ils souffrent autant de l’avoir que de ne pas l’avoir.

Soit ils échouent à l’obtenir et s’empêchent, du fait de cette conception fixe, d’être heureux autrement. Soit ils y parviennent, mais s’empêchent d’y goûter en pensant à sa fragilité, à sa précarité.

La conscience du bien l’empoisonne. Il y a une manière de l’attendre qui le détruit lorsqu’il vient. L’esprit, alors, est plus occupé de la pensée de le perdre, ou qu’il passe, que de celle d’en jouir et de s’en satisfaire. La prédétermination d’un bien en rend la présence presque angoissante, préoccupante et l’occulte fréquemment.

C’est en renonçant à le comprendre que le bonheur se rencontre peut-être, fortuitement.

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M
Pourquoi se torturer les méninges à se poser des questions existentielles ... !!!
Quand on a un toit,
Quand on a de quoi manger ,
Quand on a une famille,
Quand on a la santé,
Quand on a quelqu'un qui nous aime ,

Ne cherchez pas plus loin

le bonheur est là ......
à portée de main
Cordialement
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