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ANDREBIO

05/02/2016 15:46

SEULS NOS DOUTES AUGMENTENT AVEC L’AGE AVANCE ET NON CERTITUDES…

SEULS NOS DOUTES AUGMENTENT AVEC L’AGE AVANCE ET NON CERTITUDES…

La vieillesse est souvent vécue comme un ghetto.

À partir du moment où on en est "atteint", c'est comme si on n'avait plus de place dans l'univers des autres. On est neutralisé par une politesse et un respect où il est facile de déceler le refus d'entendre les aînés et de les considérer comme des adultes véritables.

Il n'est pas nécessaire de réfléchir longuement pour constater que la société s'occupe des "aînés" de la même façon que des enfants: elle les garde occupés et décide tout pour eux.
Ces raisons sociales sont déjà de bonnes raisons pour refuser la vieillesse de toutes nos forces. Mais elles ne sont pas les plus importantes. En réalité, le fait de vieillir nous confronte, nous prive et nous menace dans ce que nous avons de plus cher.

C'est surtout cette bataille intérieure qui nous pousse à refuser cette étape de notre vie.

SEULS NOS DOUTES AUGMENTENT AVEC L’AGE AVANCE ET NON CERTITUDES…

Les confrontations

Pendant une grande partie de notre vie, l'âge correspond à un accroissement de nos capacités. Nos limites physiques, intellectuelles, professionnelles et sociales sont continuellement repoussées pendant une quarantaine d'années.

Mais peu de temps après, c'est le phénomène inverse qui se manifeste. Nos forces commencent lentement à diminuer, nous n'avons plus autant d'endurance et d'énergie qu'auparavant. Insidieusement, nos limites commencent à se faire sentir plus souvent et à rétrécir nos possibilités

SEULS NOS DOUTES AUGMENTENT AVEC L’AGE AVANCE ET NON CERTITUDES…

C'est physique, mais c'est aussi mental.

Notre mémoire n'est plus aussi fiable, notre concentration n'est plus aussi facile à soutenir. Notre endurance diminue dans l'effort intellectuel comme dans l'effort physique.

  • Ces diminutions de performance peuvent facilement avoir un effet considérable sur notre confiance.
  • C'est alors notre personne qu'on considère comme diminuée.


Déjà inquiétés par nos limites plus contraignantes, nous pouvons facilement nous exclure discrètement des groupes les plus intéressants et les plus dynamiques. L'expérience accumulée ne suffit plus tout à fait à compenser pour les nouveautés que les « jeunes » apportent avec eux.

  • Et si on doit alors se chercher un nouvel emploi ou un nouveau partenaire de vie, il est très difficile de croire que quelqu'un voudra de nous.
  • Le fait de vieillir nous confronte directement à nos limites. Il n'est plus possible de les ignorer car nous les touchons presque quotidiennement. Il est de plus en plus futile de les nier, car elles se manifestent dans des secteurs de plus en plus nombreux de notre existence.
  • Si nous étions jusque là portés à refuser nos limites, le réveil est particulièrement brutal. Il faut maintenant les voir, de gré ou de force.
SEULS NOS DOUTES AUGMENTENT AVEC L’AGE AVANCE ET NON CERTITUDES…

Les privations

En plus de nous forcer à admettre nos limites, le fait de vieillir nous prive de plusieurs plaisirs qu'on prenait jusque là pour acquis. Considérée sous cet angle, la vieillesse nous lèse directement dans la qualité de notre vie.

Dans la plupart des cas, ces privations se manifestent d'abord physiquement. Pour certains, c'est la fréquence plus grande des malaises et maladies physiques qui constitue la première forme de cette privation.

Alors qu'on considérait notre santé et notre bien-être physique comme un état normal auquel les exceptions étaient rares, on découvre peu à peu que les moments où nous en sommes privés sont de plus en plus nombreux.

SEULS NOS DOUTES AUGMENTENT AVEC L’AGE AVANCE ET NON CERTITUDES…

On ne peut se lancer dans des activités nouvelles sans en payer le prix en courbatures et autres pathologies pendant plusieurs jours et même beaucoup plus.

On ne peut commettre d'imprudences sans se faire mal. Et même lorsqu'on ne fait rien d'inhabituel, on se retrouve souvent avec des douleurs ou des maladies. Le malaise devient presque l'état le plus normal.

Et plus on avance en âge, plus on perd des proches auxquels on tenait. Nos parents, nos amis et nos collègues sont de plus en plus nombreux à tomber malades ou à mourir.

C'est comme si nos liens avec les personnes qui nous entourent devenaient plus fragiles, chaque personne pouvant toujours nous être enlevée par la maladie. Le fait de renoncer à des personnes auxquelles nous étions attachés devient un défi de plus en plus fréquent.

SEULS NOS DOUTES AUGMENTENT AVEC L’AGE AVANCE ET NON CERTITUDES…

Les menaces

Et avec l'affaiblissement qui fait partie du vieillissement, on est menacé par des dangers de plus en plus nombreux. Nos forces diminuées nous permettent moins bien de nous défendre devant les multiples agressions qui font partie de la vie. Nous sommes moins forts devant la maladie, mais également devant les personnes qui veulent nous contraindre à suivre leur volonté.

SEULS NOS DOUTES AUGMENTENT AVEC L’AGE AVANCE ET NON CERTITUDES…

Que ce soit devant les abus des organismes publics, ceux des voleurs et des escrocs ou devant les défis d'une chaussée glissante, on est plus vulnérable.

C'est de plus en plus régulièrement qu'on a le sentiment d'être sans défense.
Et au fond de toutes ces vulnérabilités qui prennent une place croissante dans notre quotidien, on entrevoit à l'horizon la perte d'autonomie et la mort qui approchent irrémédiablement.

On repousse autant qu'on le peut ces questions désespérantes, mais les événements qui les rappellent à notre attention se font de plus en plus nombreux, de plus en plus fréquents.

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U
La vie est un cahier dont chaque jour tourne la feuille.
Il faut trouver comment le remplir , il y a des soucis certes mais il y a aussi des sourires et des joies.
L'amertume, le pessimisme, la grogne et la tristesse sont des poisons dont il faut se débarrasser .
Il faut profiter du temps qui nous est donné.
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A
La vie se venge bien de ceux qui veulent la vaincre. La vie est un mystère qu'il faut vivre, et non un problème à résoudre.
A bientôt et merci de votre visite
AD
J
Il faut profiter de la vie qu'il vous reste à vivre et ce d'autant plus intensément que l'on sait que l'on va mourir. Comme le dit Gide : « c'est une constante pensée de la mort qui donne du prix au plus petit instant de la vie ».
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A
Bonjour avec un vif : BRAVO LA VIE POUR EN PROFITER !!!
Rien n’est plus affligeant que la mort du coeur, la mort de l’homme est secondaire...
A bientôt,
AD
S
Il faut se réconcilier avec la vie . Il faut être serein et sourire . Vieillir n'est pas une punition c'est dans la droite ligne de notre vie. C'est une chance que seulement certains peuvent avoir. Alors pas de rancunes, pas de disputes , pas de jérémiades .. Oubliez ce que certains ont pu vous faire , ne vous inquiétez pas pour des pacotilles ou des futilités, Restez zen .

La vie est un cadeau.
Nous n'en n'avons qu'une...!
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A
Cher amie,
La maladie ne prend pas son temps. Seule une vie - de jeune à plus tard - peut donner l'impression de calmer son impatience. La finale c'est de ne jamais être à souffrir un peu vers "les" plus hélas.
Votre commentaire enrichit notre blog.
AD
J
On peut aussi éprouver des souffrances physiques considérables à 30 ans, et aussi et surtout des souffrances psychologiques et relationnelles intenses, avec ses parents, ou dans son couple, ou au travail.
Contrairement à ce que l’on pense, quand on est jeune, on peut être très malade et très malheureux.
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M
Cicéron disait : « Seuls les sots se lamentent de vieillir ».
Victor Hugo, toujours jeune et vieillard heureux, disait que l’avantage de la vieillesse, c’est d’avoir, outre son âge, tous les âges.
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U
Et bien c'est pas très positif tout ça !
Vous oubliez tous les bons côtés de la vieillesse , s'occuper de ses petits-enfants, avoir du temps pour soi pour faire ce dont on a toujours eu envie de faire et que faite de moyens et de temps nous n'avons jamais fait
Pourquoi parler uniquement de décrépitude !
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